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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 02:25


Zobize-Yangou.jpg

Source : Le Républicain, 22/03/2010 maliweb.net

Quand l’Onu, l’Union Européenne, les Etats-Unis et la France demandent quelque chose à un Etat africain, ils peuvent, en général, le considérer comme acquis. Or le week-end, ces importants partenaires ont demandé à Bangui, et pour cause de « retards importants », le report de la présidentielle et des législatives couplées qui devraient se tenir le 25 avril prochain.

Le président Bozizé, candidat maintenant déclaré à sa propre succession, dit prendre acte mais préfère laisser la Céni décider. Sans doute, des propos tenus pour la forme. Car on voit mal comment le président centrafricain peut faire maintenir les dates initiales. Pour cause : des insuffisances criardes déjà mises à nu par ses adversaires qui ne sont pas n’importe qui puisqu’ils s’appellent Ange Patassé, Martin Ziguélé. De plus, la levée de bouclier est quasi-unanime au sein des partis et des anciens groupes rebelles qui exigent le report.

Enfin, la communauté internationale valide le constat que la Centrafrique est loin d’organiser en avril des élections acceptables. Echantillon des carences relevées : le sempiternel problème des listes électorales, cartes d’électeurs non prêtes, Ceni incomplète et absente du Nord, processus de démobilisation-réinsertion non achevé et compromettant les élections sur l’ensemble du territoire si elles devaient se tenir dans un mois ! L’opposition, naturellement, ne pouvait qu’exiger le report et Bozizé qui se présente pour la seconde fois peut donner l’impression de ne pas marcher avec cette revendication.

A y regarder de près, il n’a pas grand-chose à perdre. Pendant le temps requis pour pacifier complètement le pays et préparer de bonnes conditions, il restera sans doute président. Et légitimement espérer gagner le jour où les élections se tiendront. La jurisprudence Gbagbo fait donc des petits. Moralité : rien n’entrave autant les démocraties africaines que les rébellions pourtant souvent nées du déficit de démocratie.

Adam Thiam

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique