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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 00:36

 

 

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Source : Camer.be Dimanche, 04 Avril 2010 14:07

A l'issue du sommet de Bangui tenu les 16 et 17 janvier 2010 qui porta Lucas ABAGA NCHAMA à la tête de l'institut d'émission monétaire de la « CEMAC », la « Banque de France » proteste vivement contre ce choix. Par Pierre Célestin ATANGANA.

« Les responsables de la + Banque de France + étaient favorables à la nomination du gabonais Alex BARROT CHAMBRIER à la + BEAC +. Dans leurs échanges avec certains dirigeants de la Communauté, ils avaient obtenu un consensus qui laissait croire que cela passerait comme une lettre à la poste », indique une source à la « BEAC ».

Pour continuer à apporter son soutien au « Franc Cfa » et sa coopération technique à la « BEAC », la « Banque de France » pose des conditions pour la poursuite de la collaboration. Bien que respectant « le choix souverain des chefs d'Etat de la + CEMAC + », la « Banque de France » exige que le nouveau gouverneur leur présente sa feuille de route, et se sépare du personnel pléthorique et coûteux.

Pour officialiser ces entretiens informels, la « Banque de France » envoie, au cours du mois de février 2010, une correspondance dans laquelle elle pose de nouvelles conditions devant intégrer le train des réformes engagées au sein de l'institut d'émission monétaire de la sous-région, et qui, selon des sources, vont entraîner la réorganisation fondamentale de son fonctionnement.

Quelques jours après la constitution de ce groupe de travail, des sources indiquent que la « Banque de France » exige la suppression des postes de directeurs généraux, occupés par des personnalités représentant leur pays au sein de leur institution.

Pour les responsables de l'institut d'émission français, ces postes, dont la justification repose sur la politique de représentation, n'ont plus de place dans le dispositif de l'institution, le gouvernorat étant devenu tournant. Un rééquilibrage est aussi suggéré par les français au niveau des directions centrales qui sont des directions techniques de la « BEAC ». Désormais, chaque Etat ne devra plus disposer que d'une seule direction centrale.

« Les postes de directeurs généraux étaient des postes politiques alors que la + BEAC + avait besoin des techniciens pour son fonctionnement. Mais à ce niveau déjà, il y a des Etats comme la Guinée Equatoriale qui, pour des raisons de disponibilité de compétence, ont eu voix au chapitre très tard », explique un cadre de l'institution.

L'institut d'émission français demande en plus de cela, que les procès verbaux et les rapports des conseils d'administration soient soumis à son approbation avant leur signature


LA RESTRUCTURATION

 

Pour la « BEAC », ces directives ne peuvent pas être considérées comme des injonctions dans la mesure où les relations entre la Banque centrale et l'institut d'émission français n'ont pas de coloration paternaliste.

« C'est une relation entre partenaires, parce que la Banque de France participe au conseil d'administration et dans les organismes de contrôles de la + BEAC +. Il est donc normal que sur la base de ce partenariat, la Banque de France émette des avis sur le bon fonctionnement de l'institution », explique-t-on à la cellule de la communication de l'institution.

Le « Bureau extérieur de Paris (BEP) » n'échappe pas aux foudres de la « Banque de France ». Autrefois place forte des achats et des placements d'argent de la « BEAC » auprès des autres instituts d'émission, le « BEP », qui avait des missions d'opérationnalité, est désormais réduit à sa portion congrue. Tous les avantages et autres missions opérationnelles lui sont retirés : toutes les commandes d'achats passées depuis le siège, ne seront plus payées par le « BEP ». Yaoundé assurera directement le paiement des factures des fournisseurs via leurs comptes.

Dépouillées de toutes ces missions, le « BEP » va rester un bureau de représentation et de liaison, qui recevra un budget de fonctionnement sur mesure, et dont les initiatives se limiteront désormais au contact des fournisseurs, payés directement par le siège. « Même pour l'achat des petites fournitures de bureau, c'est le siège à Yaoundé qui va s'occuper du règlement des factures. Il n'engage plus rien », soutient une source à la « BEAC ».

Présidé par Issa ALLAM NDOUL, conseiller spécial du gouverneur, le groupe de travail chargé de proposer les nouveaux textes devant désormais servir de boussole à la gestion transparente de l'institut d'émission monétaire de la « CEMAC », est placé sous la supervision de MAHAMAT TOLI ABBAS le secrétaire général de la « BEAC ».

Composé de 12 membres dont un représentant de la France, le groupe de travail mis sur pied le 12 février 2010, a commencé ses travaux le 15 février 2010 et devait les achever le 28 février 2010.

Ceux-ci consistaient à la révision des textes organiques et réglementaires de la « BEAC » sur la base des décisions de la conférence des chefs d'Etat de Bangui.

Riche en ressources pétrolières, minières et forestières, la « Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) » est l’une des régions d’Afrique où la pauvreté affecte la plus grande partie de la population.

D’une superficie de 3 millions de km² - allant du Congo Brazzaville à la Guinée équatoriale en passant par le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine et le Tchad - la « CEMAC » est un petit marché de 32,1 millions d’habitants.

Selon des données du « rapport mondial sur le développement humain » publié par le « Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) », 33,4% de la population du Cameroun vivent avec moins d’un dollar par jour et ces chiffres atteignent 66,6% pour la population de Centrafrique et près de 70% au Congo Brazzaville.

Les échanges commerciaux intra-communautaires sont encore faibles en raison de l’absence d’infrastructures de base, comme les routes et dessertes ferroviaires, et des lenteurs dans le processus d’intégration régionale.

« Nous sommes en train de nous organiser pour accélérer l’intégration régionale. C’est notre première priorité », avait assuré le secrétaire exécutif de la « CEMAC », Jean NKUETE, lors d’une conférence de presse en marge du lancement des négociations entre la « CEMAC » et l’« Union européenne (UE) » pour un accord de partenariat économique en 2007.

Le commerce intra-régional est de l’ordre de 2% pour les importations et de 1% pour les exportations. D’après le M. Pascal LAMY Directeur Général de l’« OMC », le commerce entre la « CEMAC » et le seul Nigeria - géant économique de l’Afrique de l’Ouest - est « supérieur au commerce intra-régional ». Le commerce bilatéral entre l’« UE » et la « CEMAC » associée à Sao Tomé et Principe représente à peine un flux de 7 milliards d’euros/an (Chiffres 2007).

Les principales exportations vers l’« UE » sont constituées essentiellement de produits pétroliers qui représentent 48% de ces exportations, de bois (18,4%), de cacao (4%), de bananes (3,8%), de coton (2,2%), d’aluminium (1,5%), de diamants (3,8%), de café (1,1%) et de manganèse (1%).

Le pétrole est la première ressource d’exportation de la plupart des pays de la « CEMAC » et, selon la « Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) » basée à Brazzaville, « le principal déterminant de l’évolution de la + CEMAC + ».

Dans un de ses rapports, la « BDEAC » indique qu’au cours de cette année, la production pétrolière globale a été de 41,4 millions de tonnes pour quatre des six pays de la « CEMAC » : Cameroun, Congo, Gabon et Guinée équatoriale. La « CEMAC » devrait commencer par construire un marché commun pour bien asseoir l’intégration régionale.

La « Banque de France » qui est le véritable pilote du bateau de la « CEMAC » freine de toutes ses forces toutes initiatives allant vers une véritable intégration régionale car celle-ci ne cadre pas avec les intérêts français dans la région.

 

 

 

La France veille aux réformes

30/03/2010 à 14h:19 Par Jeune Afrique

La ministre française de l'Economie Christine Lagarde insiste sur la mise en oeuvre des réformes de la BEAC demandées par le FMI dans une lettre au ministre équato-guinéen de l'Intégration régionale.

Contrairement à une rumeur persistante, la France n’a pas « posé de conditions à la poursuite des réformes » à la Banque des États de l’Afrique Centrale (Beac). Ni « protesté contre la nomination, le 17 janvier, de Lucas Abaga Nchama, le nouveau gouverneur équato- guinéen ». En revanche, Christine Lagarde a, début février, répondu favorablement à Balthazar Engonga, le ministre équato-guinéen de l’Intégration régionale, qui lui demandait, conformément aux statuts de la Beac, l’agrément de la France à l’investiture de ce même Abaga Nchama. Dans sa lettre, la ministre française insistait sur la mise en œuvre du plan de réformes demandé par le FMI et avalisé, fin 2009, par la Beac: il est censé renforcer l’indépendance et les mécanismes de contrôle de l’établissement.

En réalité, la France souhaite calquer le fonctionnement de l’institution sur celui de la BCEAO, dirigée par un gouverneur et deux vice-gouverneurs. Il en résulterait la suppression des trois postes de directeurs généraux et des douze postes de directeurs centraux – et donc une limitation de l’influence des États. Ce train de réformes sera discuté le 16 avril à N’Djamena, lors d’un Conseil des ministres, puis adopté quatre jours plus tard à Malabo, lors d’un sommet des chefs d’État. Vacant depuis le limogeage du Congolais Rigobert Roger Andely, en janvier, le poste de vice-gouverneur sera pourvu à cette occasion.

 

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