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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 02:58

 

 

Bozize KNK

 

 

Bangui 12 sept (C.A.P) - Les membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) désignés par décret présidentiel le 30 août dernier ont prêté serment ce 8 septembre au cours d'une audience présidée par le Garde des Sceaux et Vice-président du CSM, Laurent Ngon Baba.

 

A un journaliste de la radio nationale qui demandait sa réaction, une des heureux élus, Mme Annette Aoudou Paco, encore sous le coup de l'émotion, a eu l'élégante honnêteté de répondre que la responsabilité était lourde pour elle qui n'avait jamais "pratiqué", bien que titulaire d'une licence en droit.

 

L'honneur de la dame est donc sauf, mais il y a lieu de s'interroger sur les motivations qui ont conduit Bozizé à choisir ce profil pour siéger parmi les personnalités appelées à gérer la carrière des magistrats et donc à garantir une bonne administration de la Justice, qui est, comme il le sait sans doute, un des principaux piliers de l'Etat... 

 

Force est de constater que contrairement au Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), les douze (12) juges à la Haute Cour de Justice (HCJ) élus depuis le mois de mars 2009 pour les députés et un peu plus tard pour les magistrats, n’ont ni prêté serment, ni été installés. Le Ministre de la Justice qui ne met pas un entrain particulier à faire rendre opérationnelle cette haute juridiction justifierait ce retard, selon certaines sources, par sa composition incomplète.

Il restait certes à désigner par décret présidentiel un juge d’instruction et des greffiers, tâche qui incombait au CSM dont rien n’était également fait pour qu’il se réunisse mais cette explication est néanmoins quelque peu courte. La prestation de serment des membres le 8 septembre courant prouve, s’il en était encore besoin, que le temps pris pour sa convocation et la désignation de ses membres, se justifie par la recherche dans le cercle familial de Bozizé, des parents à responsabiliser à ce niveau. Maintenant que c’est chose faite on attend de savoir quand le tour de la HCJ, qui pour le malheur de ses juges, a pour mission de juger le Président de la République, les membres du gouvernement et les députés.

Dans le cas de la  République Centrafricaine caractérisée par une corruption sans pareille et des délits de toutes sortes des plus hautes autorités de l’Etat, ce qui les rend passibles d’être jugées par cette Haute juridiction, on comprend pourquoi rien n’est entrepris du côté du pouvoir pour rendre la dernière institution judiciaire prévue par la Constitution opérationnelle.
Qui a dit que la RCA était un Etat de droit et les autorités qui la dirigent des démocrates ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique