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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 19:11

 

 

Bozize KNK

 

 

Par un jugement prononcé le 20 octobre dernier dans l’affaire KIOSK INDUSTRY, le Tribunal de Commerce de Nanterre a rejeté l’intégralité des exceptions soulevées par les avocats de président de la  République centrafricaine, François Bozizé.

Outre le rejet des moyens soulevés par la défense de Bozizé, le Tribunal a considéré comme valable, la commande et la créance de la société KIOSK INDUSTRY qui a été mise en liquidation judiciaire du fait du non-respect de M. Fraçois Bozizé  de ses engagements.

Il est évident que cette attitude et ce refus de régler les sommes dues et de rechercher une transaction, nuit manifestement aux intérêts mêmes de la République centrafricaine. Les conséquences de ce jugement et de la situation dans laquelle Bozizé met la République centrafricaine sont très graves et de nature à compromettre tout investissement des entreprises françaises dans ce pays.

En effet, malgré les visites purement protocolaires comme celle rendue lundi 25 octobre par Bozizé au Comité Afrique du MEDEF, on ne voit pas comment des entreprises de cette organisation patronale, pourraient traiter avec un pays dont le Président ne respecte pas sa signature et emploie tout moyen pour éviter un règlement.

Pourtant selon des sources proches du dossier, le 18 octobre 2010, soit quarante-huit heures avant le prononcé du jugement, le marabout sénégalais de Bozizé, un certain Bacar Diagne, l’avait prévenu en ces termes : « Président, vous allez perdre…Je l’ai vu. Je l’ai senti. Je vous dis ». Le marabout avait raison.

L’ensemble des arguments présentés par la défense de Bozizé au Tribunal de Nanterre, sont détruits les uns après les autres. La RCA et son président sont reconnus avoir confirmé une commande non honorée financièrement par le donneur d’ordre. Le Tribunal a reconnu l’existence et la véracité d’une lettre commande authentifiée comme étant signée de la main même du président Bozizé. La juridiction française se reconnait seule compétente pour statuer sur le fond du dossier.

Pour parfaire les choses, le Tribunal de commerce de Nanterre transfert le dossier devenu manifestement politique, au Tribunal de Grande Instance et reconnaît le bien-fondé du principe de la demande d’indemnisation de 12.800.000 euros que KIOSK a fixé à 14.800.000 euros.

Alors qu’aussi bien son marabout Bacar Diagne ainsi que l’entourage du président Jacques Chirac à l’époque à l’Elysée n’ont cessé de préconiser à Bozizé un règlement amiable de cette affaire, ce dernier est demeuré sourd jusqu’ici à toute demande allant dans le sens d’un dénouement discret et sans publicité afin de ne pas nuire à l’image de marque de son pays. Une décision est attendue pour bientôt, sans doute avant les présidentielles centrafricaines. Bozizé doit éviter que l’addition ne s’alourdisse davantage.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers