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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 00:37

 

 

 

 

 

 

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AFP 16/08/2012

L'association Convergence pour l'Emergence du Congo (CEC) a saisi la justice française pour tenter d'empêcher la tenue à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), du prochain sommet de la francophonie en octobre, ont annoncé jeudi ses représentants.

Il serait "immoral" de tenir le sommet de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) dans "un pays en détresse", a déclaré lors d'un point de presse Jean-Louis Tshimbalanga, président de cette association composée de Français d'origine congolaise.

Il a dénoncé les violences dans le pays dirigé depuis 2001 par Joseph Kabila, avec des "millions de morts", "des femmes violées tous les jours" et "des voix électorales volées".

L'association reproche au secrétaire général de l'OIF, Abdou Diouf, de ne pas avoir condamné la situation. "Il y a deux poids, deux mesures" de sa part, a regretté l'un des avocats de l'association, Me Norbert Tricaud.

M. Diouf, ancien président du Sénégal, a selon lui à juste titre pris des mesures de condamnation ou de sanction de pays "en situation soit de rupture de démocratie soit de violations massives des droits humains" et a relocalisé en Suisse il y a deux ans le sommet initialement prévu à Madagascar.

Le sommet est organisé à Kinshasa du 12 au 14 octobre alors que Kabila "n'a pas tenu ses promesses" d'organiser des élections "transparentes et démocratiques", a-t-il ajouté.

L'association a engagé une action en référé (procédure d'urgence) au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris. Elle demande à la justice une relocalisation hors de RDC du sommet, ainsi que "la nomination d'un administrateur judiciaire qui se substituerait à M. Abdou Diouf, visiblement défaillant", a précisé Me Tricaud.

Une audience de procédure a eu lieu jeudi, au cours de laquelle "la présidente a souhaité que l'acte d'assignation soit produit à nouveau à l'OIF", dont le siège est à Paris, qui avait refusé d'en recevoir copie, a détaillé Me Olivier de Boissieu.

Une nouvelle audience a été fixée au 6 septembre. "Ce sera très certainement une audience de plaidoirie, compte tenu de l'urgence de la situation", a ajouté cet avocat, prévoyant que l'OIF tente "de se réfugier derrière l'immunité".

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales