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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 03:48

 

 

 

Lévy Yakité

Lévy Yakété distributeur de machettes et chef des jeunes "patriotes" de Bozizé

 

BANGUI, 3 janvier (Xinhua) — La coalition des patriotes contre la rébellion armée (COCORA), un mouvement de jeunes proches du pouvoir de Bangui, ont annoncé leur intention de lancer une pétition nationale qui aboutirait à la poursuite judiciaire internationale d’Eric Massi, porte-parole des rebelles du Séléka, pour « usurpation de la nationalité centrafricaine ».


Pour Lévy Yakété, initiateur de ce mouvement et de cette de pétition, Eric Massi qui coordonne la rébellion du Séléka qui menace le pouvoir de Bangui depuis le 10 décembre 2012, ne serait pas un Centrafricain d’origine et qu’en se jouant le rôle de porte- parole de cette rébellion, il « abuse de la nationale centrafricaine ».


Depuis qu’il fait des déclarations au nom de Séléka dans les médias internationaux, les rumeurs circulent sur la nationalité véritable d’Eric Massi. Pour les manifestants, il est le fils adoptif de l’ancien ministre d’Etat, et fondateur de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) Charles Massi, porté disparu depuis 2009, et non son fils biologique. Par conséquent il ne devrait pas se dire Centrafricain.

 

C’est cette coalition COCORA qui a manifesté devant les ambassades des Etats-Unis et de France la semaine dernière à Bangui. Ce même mouvement des jeunes multiplie des manifestations dans la ville de Bangui. Les barrières de contrôle des pièces d’identité érigée le soir dans la ville sont en grande partie leur oeuvre.

 

 

NDLR : Le procès sur la nationalité est un faux problème et une diversion faite pour ne pas aborder le fond des questions qui ont fait qu’aujourd’hui une coalition de mouvements de rébellions armées est aux portes de Bangui et menace de renverser le pouvoir de Bozizé.


Lorsqu’en 2008 Bozizé a spolié les collecteurs de diamant dans toutes les villes en zones minières, il ne se préoccupait pas de la nationalité des victimes de sa prédation et de son gangstérisme d’état.


Quand en décembre 2009, les escadrons de la mort de Bozizé torturaient Charles Massi et lui donnaient la mort, ils ne se souciaient pas de sa nationalité, ni celle de son épouse et de leurs enfants. 

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