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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 02:53

 

 

 

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BANGUI - 09/05/2011 (Xinhuanet) - A la demande de Bruxelles, un dialogue politique inclusif postélectoral sera organisé en République centrafricaine, a annoncé vendredi soir l'ambassadeur de l'Union Européenne en Centrafrique, Guy Samzung suite à une audience avec le chef de l'Etat François Bozizé.

Selon Guy Samzung, le président de la République a déjà donné son accord de principe pour l'organisation dudit dialogue et qu'il ne reste qu'à réfléchir sur les démarches nécessaires à sa faisabilité.

Ce dialogue politique postélectoral se situe dans le cadre de la recherche des solutions à la crise postélectorale en Centrafrique.

Les résultats des élections présidentielles et législatives du 23 janvier dernier donnent Bozizé vainqueur dès le premier tour, tandis que l'opposition conteste les résultats, l'accusant de « fraude massive » et appelle l'annulation et la reprise des élections.

Une mission d'enquête envoyée par Bruxelles a publié un rapport qui confirme l'irrégularité des élections.

L'ambassadeur de France en Centrafrique et le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) Bô Shack ont également pris part à l'audience du vendredi avec Bozizé.

© Copyright Xinhuanet

 

NDLR : Il est évident que la crise postélectorale dans laquelle Bozizé a plongé le pays avec son hold-up électoral ne doit demeurer en l’état et qu’il faut bien trouver une solution pour préserver la paix et éviter de troubles supplémentaires au pays. N’ayant aucune légitimité, il va sans dire qu’aucun parti de l’opposition, notamment le RDC et le MLPC pour ne citer que ces deux, ne peut accepter de demeurer à l’écart de la vie politique parlementaire et nationale pendant les cinq années du mandat de Bozizé qui vient seulement de commencer et se contenter d’admirer le KNK naufrager le pays.

La classe politique est donc condamnée à dialoguer afin de trouver des solutions de sortie de crise. Mais le dialogue politique ne doit pas être les fausses solutions de partage du pouvoir avec Bozizé et le KNK que certains entrevoient. Ce n'est nullement l'octroi à l'opposition ou aux fils d'anciens chefs d'Etat de quelques strapontins qui règlera la crise centrafricaine. Si dialogue doit y avoir, il ne saurait plus se tenir aux conditions de Bozizé et du KNK comme en décembre 2008. Bozizé a en effet déjà roulé tout le monde dans la farine avec le DPI de décembre 2008 dont il s’est ensuite assis sur les recommandations et a refusé d’en appliquer la feuille de route pourtant consensuellement adoptée. C’est cette roublardise qui a abouti à l’impasse actuelle où se trouve le pays.

Les conditions d’un nouveau et vrai dialogue

S’il doit y avoir dialogue, il ne doit plus se dérouler en Centrafrique mais à l’extérieur. Cela ne doit plus être une grande messe fourre-tout. Il doit exclusivement réunir la classe politique avec des participants triés sur des critères rigoureux. Il ne doit plus être question de permettre aux vrais faux pasteurs et autres confessions religieuses, les prétendus pouvoirs publics et autre majorité présidentielle qui ne sont que des clones du KNK, de venir insidieusement augmenter la représentation du KNK.

S’il doit y avoir dialogue, Bozizé ne doit plus s’imposer comme maître du jeu et placer à sa guise ses hommes de main tels les Binguimalé et autre Cyriaque Gonda et autres assoiffés d’argent  S’il y a dialogue, il ne doit plus déboucher sur un gouvernement Touadéra 4. Ce dialogue doit être piloté par des structures internationalement reconnues et à l’expertise établie, ayant mené jusqu’au bout des médiations et négociations difficiles. Il ne saurait plus être question de « pouvoir discrétionnaire » de Bozizé pour quoi que ce soit.

Des engagements doivent pris de part et d’autre qui doivent être respectés et appliqués sinon on va encore faire semblant et se moquer du monde. Le pays va mal, voire très mal et il faut vraiment remettre les pendules à l’heure. Bozizé est le problème et en même temps la solution au problème. Il doit avoir l’humilité de reconnaître qu’il a lamentablement échoué dans sa gouvernance qui malheureusement se poursuit. S’il s’est dépêché d’accepter le principe d’un nouveau dialogue, il faut espérer que ce n’est pas parce qu’il en attend seulement des subsides de la part des partenaires au développement et qu’il est sincèrement d’accord pour cesser ses roublardises et autres calculs machiavéliques sordides.

C’est uniquement donc à ces conditions qu’un autre dialogue politique présenterait de l’intérêt et serait utile pour enfin sortir la RCA de l’impasse actuelle qui ne peut réjouir personne. Il appartient aux pays et institutions partenaires de la RCA de rattraper les choses en imposant un minimum de conditions à Bozizé car il a le plus grand mépris et une totale aversion pour l’opposition. Dialogue politique ? Oui mais...! Plus de chèque à blanc à Bozizé !

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique