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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 22:09

 

 

Clément Bouté Mbamba

 

 

Monsieur Le Premier Ministre : Démissionnez !


Lettre au Premier Ministre Centrafricain


 « A ce sujet, je voudrais rappeler les propos tenus par son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, lors de son investiture le 15 mars 2011, je cite : « le gouvernement qui m’accompagnera dans ce mandat s’attèlera donc avec abnégation à traduire dans les faits les piliers du projet de société sur la base duquel j’ai été élu. Il s’agira de poursuivre la relance de l’économie nationale, la transparence dans la gestion de la chose publique, de combattre la pauvreté, la corruption, de lutter contre le chômage, de promouvoir et protéger les Droits fondamentaux de l’Homme, de donner à la République Centrafricaine l’image d’un pays où il fait mieux vivre. »


 Faustin Archange TOUADERA, Premier Ministre, 3ème discours de Politique Générale, Bangui 17 Mai 2011.


Monsieur le Premier Ministre,


Quatre années. Oui, le 22 janvier 2012 cela fera quatre ans que vous êtes à la primature, établissant de fait le record de longévité post-empire à cette fonction pour ce qui nous concerne et une marque à inscrire dans les annales de l’histoire politique de l’Afrique. Ces mille quatre cents soixante jours sont largement suffisant pour une analyse à la fois rétrospective et prospective.


Le 13 décembre 2011, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) publiait un rapport dans lequel il était écrit : « Par exemple, en juillet dernier, à Carnot, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans était trois fois plus élevée que la mortalité des enfants du même âge dans le camp de réfugié de Dadaab au Kenya, où vivent dans des conditions extrêmes les populations qui ont fui la Somalie. A Carnot, cette crise est restée silencieuse. »


En interpellant votre Ministre de la Défense le 29 novembre de cette année, j’écrivais : « Aujourd’hui nous sommes proches du moment où le processus de notre [somalisation]  atteindra son paroxysme. »  Je dois vous l’avouer, Monsieur le Premier Ministre ma vision n’était pas à court terme mais à échéance intermédiaire, je m’étais donc trompé. Ce rapport de MSF me dément et confirme que nous sommes déjà en somalisation avancée puisque les conditions d’existence des populations centrafricaines dans certaines régions sont pires que celles des camps de réfugiés Somaliens. Placé devant cette succession de tragédies, il devient impérieux d’en identifier la cause, l’isoler et l’éradiquer.


Vos griots, ces vuvuzelas de la pensée unique, véritables cache-sexe de votre échec politique s’empresseront d’entonner la mélodie essoufflée du Knkisme avec comme refrain que d’énormes progrès ont été réalisés, que les salaires sont régulièrement payés, et qu’avec vous, la RCA n’a jamais été aussi dynamique qu’elle ne l’est aujourd’hui. Mais je compte sur vous, l’Enseignant, pour leur opposer la vertu de la pédagogie du concret car vous semblez vous réjouir de cette misère voulue et entretenue des masses centrafricaines et cela est à la fois dangereux et criminel.


De janvier 2008 à janvier 2012 : une tragédie permanente


Trois discours de politique générale, ils sont peu nombreux en Afrique et en RCA, les hommes et les femmes qui ont eu l’honneur d’en faire autant. Prenons les principaux axes.


Le 26 mars 2008 : 1er discours de Politique Générale


« Dans les circonstances actuelles, les objectifs prioritaires de mon Gouvernement tournent autour de quatre(4) axes que sont :

-le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix ;
-le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des Droits de l'Homme ;
-la stabilisation macroéconomique ;
-la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux. »


Le 14 mars 2009 : 2ème discours de Politique Générale

 

« A cet égard, les préoccupations majeures de mon Gouvernement, à court terme, c'est-à-dire d’ici les élections générales de 2010, seront axées sur les points suivants :

Premièrement, le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix ;

Deuxièmement, le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des Droits de l’Homme ;

Troisièmement, la stabilisation macroéconomique ;

Quatrièmement, la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux ;

Cinquièmement, la promotion du dialogue politique et social, ainsi que l’application des recommandations du DPI en vue du déroulement correct et transparent du processus électoral. »

 

17  ai 2011 : 3ème discours de Politique Générale


« Cette déclaration de politique générale est par ailleurs, structurée autour des axes stratégiques du DSPR II (2011-2015). Concrètement, les objectifs prioritaires de mon gouvernement autour de trois (3) axes :

          1. Consolidation de la Paix, Gouvernance et Etat de Droit ;

          2. Relance Economique ;

          3. Capital Humain et services Sociaux essentiels. »


Sur la base de ces engagements, peut-on affirmer si oui ou non vous avez réussi ? Notons en passant qu’en l’espace de trois discours, vos priorités à quelques variables (sémantiques) près ont toujours été les mêmes ce qui traduit un échec ou des résultats insuffisants. Analysons-les.


·        sécurité et la consolidation de la paix,


·        bonne gouvernance et la promotion des Droits de l'Homme,


·        reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux, 

·        la promotion du dialogue politique et social, ainsi que l’application des recommandations du DPI en vue du déroulement correct et transparent du processus électoral,


·        Relance Economique. 

A l’heure où vous vous apprêtez à souffler sur votre 4ème bougie à la primature, aucun doute n’est autorisé : vous avez échoué.


En effet, à l'heure de cet an 4:


- notre espérance de vie est la deuxième plus faible au monde ;


- Bangui est classée 218ème ville sur 220 au monde selon le classement Mercier 2011;

- La RCA est le pire pays au monde selon le dernier classement Forbes ;


- des milliers de nos compatriotes errent çà et là au gré des intempéries dans la brousse, dans des camps de réfugiés au Tchad, au Soudan, au Cameroun et en République Démocratique du Congo à cause de l'insécurité généralisée;


- quasiment toutes les régions de notre pays à l’exception de la « République de Bangui » échappent à votre contrôle donc à votre autorité et sont livrées à des hors la loi;


- des millions de Centrafricains souffrent de la faim, ont des problèmes d'accès à l'eau potable, à l'électricité, à des soins de qualité;


- des ponts s’effondrent, la brousse recouvre les pistes, les cours d’eau s’assèchent, la déforestation s’accélère et la désertification est déjà une réalité en territoire centrafricain ;


- des centaines de milliers de jeunes Centrafricains étudient dans des conditions effroyables et des dizaines de milliers d'autres sortent du système scolaire sans réel espoir d'embauche tandis que des milliers d'autres souffrent, abandonnés par la république c’est-à-dire votre gouvernement ;


- des millions de Centrafricains souffrent du chômage, du sous-emploi et de la pauvreté ; 

- des centaines de milliers de ménages centrafricains vivent dans des conditions difficiles d'habitat, d'alimentation et d'environnement;


- des milliers de Centrafricains  qui souffrent de paludisme, du SIDA et d’autres pathologies ne peuvent être pris en charge cliniquement ;


- l'État centrafricain est privatisé au seul bénéfice d’un clan qui prospère à l’ombre de la violation des libertés les plus élémentaires des citoyens;


- les organes institutionnels de notre pays ne représentent plus que des caricatures de ce qu'ils auraient dû être à commencer par votre gouvernement. Certaines légendes urbaines affirment que vous-même, vous êtes une caricature de Premier Ministre,


- notre pays est devenu une firme privée où le pouvoir de l'État est un prétexte entre les mains de certains pour exercer, à leur guise, la brutalité, l’impunité, la prévarication constituant le fil conducteur de l'énergie qui déstructure notre histoire et vous, vous êtes l’un des managers de cette firme;


- vous avez institutionnalisé le désordre, encouragé et fait la promotion de l’illégal ;


- au nom des intérêts de votre parti, vous avez réussi à semer le chaos, la désolation et à mettre notre pays en 1ère classe dans le train de sa Somalisation.

 

Monsieur Le Premier Ministre,


Vos quatre bougies, ce sont quatre années de tragédies économique, sociale, culturelle, sanitaire, scolaire, agricole, industrielle et identitaire. Vous avez échoué et la tragédie est devenue permanente.

 

De la Colombianisation à la Somalisation

 

Monsieur Le Premier Ministre,

 

Lorsque je débarquai de ma Roumanie natale à Bangui pour la 1ère  fois en cette fin d’année 1981,  mon premier choc fut thermique. J’arrivais de Brasov, une ville où il faisait froid pour Bangui ; une ville en début de saison sèche. Après un court temps d’adaptation, j’adoptai la ville d’où mes parents sont partis et j’ai aimé la terre de mon père, de mon grand-père et de mes aïeux.

 

Pour les gens de ma génération, les enfants de l’Empire et de la République Restaurée ; le Centrafrique de cette époque était beau. Ce n’était pas le meilleur pays d’Afrique ni du monde. Il y avait des entorses à certains droits et certains équilibres n’étaient pas respectés. Mais nous vivions innocemment avec joie et par-dessus tout, nous avions un pays à l’intérieur duquel quasiment aucune entrave à la mobilité citoyenne n’était visible. Du nord au sud, de l’Est à l’Ouest, du Centre et de l’Extérieur ; chaque fille et fils de ce pays avait la possibilité d’aller et venir sans craindre de faire une rencontre désagréable qui pouvait lui coûter la vie.


Ce Centrafrique-là, celui de mon enfance et de mon adolescence, il n’existe plus. En parler aujourd’hui à ceux des générations qui sont venus une décennie après la mienne, c’est leur raconter une légende, un conte car le niveau atteint par la déchéance de notre pays est si profond qu’ils ont le sentiment que rien n’a existé de bon ou moins bon avant eux.

 

Le 23 mai 2008 (1), j’interpellais la classe politique centrafricaine en général et vous en particulier car étant le manœuvrier en chef de l’organisation du dialogue politique Inclusif en ces termes : « Les problèmes auxquels sont confrontés les masses centrafricaines ne trouveront pas un début de solutionnement lors de ce forum, car il ne sera pas la tabernacle pour la naissance du messie, il ne sera pas créateur d'emplois manufacturiers et il ne permettra pas de faire face aux crises du SIDA, de l'Education, de l'Environnement (santé, énergie, habitat...), de l'Economie, de l'Agriculture,... L’expression politique depuis la fin de la transition consensuelle est encadrée par la constitution. Tous ceux qui pensent que le régime en place agit mal n’ont qu’à s’aligner sur cette constitution pour utiliser tous les moyens légaux afin de stopper la descente aux enfers de notre pays : démission du gouvernement, dissolution de l'assemblée nationale, motion de censure au pire, démission du président de la République avec dans la foulée, nouvelles élections présidentielles... »

 

Monsieur Le Premier Ministre, vous n’avez pas saisi la justesse de cette opinion et organisé le DPI et avant cela, signé l’accord de paix global de Libreville.


Par ces deux actes politiques, vous avez « Colombianisé » la République Centrafricaine, c’est-à-dire reconnaître à des groupes de hors la loi, le droit d’exister. Trois années plus tard, vous n’avez pas le courage de reconnaître que le DPI fut du temps perdu et comme les FARC de la Colombie et le Cartel de Medellin avec Pablo Escobar, les groupes rebelles sont aujourd’hui maîtres de grandes portions de notre territoire. Vous êtes celui qui a laissé faire.

Comme si votre démission devant les rebelles ne suffisait pas, vous avez ouvert nos frontières à des sauvages comme Baba Laddé et Joseph Kony qui aujourd’hui font la loi, leurs lois dont vous venez de subir une application. Depuis la chute du général Siad Barré en 1991, l’Etat n’existe plus en Somalie. Depuis la démission de votre gouvernement l’état n’existe plus en Centrafrique. Vous préférez discuter avec des hors la loi comme Baba Laddé et brutaliser vos contradicteurs politiques. Vous préférez regarder les brigands transformer Bria en rivière de sang et mettre la pression sur les journalistes de la presse privée.

 

Vous préférez les vitrines des rues parisiennes, les voyages en 1ère classe et les missions permanentes que de vous rendre à Obo, Zemio, Bambouti, dans les camps des déplacés internes et ceux réfugiés dans les pays limitrophes. Vous préférez organiser des garden-parties de mauvais goût que de mobiliser les finances publiques pour nos sportifs et nos opérateurs culturels. Vous préférez les grosses et belles voitures, les groupes électrogènes, les griffes parisiennes et vous remettez le sort des ponts, des routes, des écoles, de la production électrique et de l’eau potable entre les mains de la providence pour les moins raisonnés d’entre vous et celle de la communauté pour ceux qui veulent afficher de la spiritualité.


Pour masquer votre échec, vous avez ouvert notre pays à toutes les armées de la sous-région et à celles d’Afrique du Sud, de l’Ouganda et des USA.

 

Monsieur le Premier Ministre,


Vous qui êtes Mathématicien, vous savez que l’histoire de cette science est marquée par des pratiquants qui ont produit pour le présent et l’avenir des théorèmes qui constituent ses fondements. Comme Politicien, que voulez-vous que l’histoire retienne de vous ? J’imagine les encyclopédies des temps à venir : Faustin Archange Touadera, l’homme qui sortit la RCA de la salle de soins intensifs pour l’emmener à la morgue.


De l’échec au père noël :


Il y a quelques jours, j’apprenais comme tous les Centrafricains la rapine dont vous fûtes victime aux portes de Bangui. Ce déplorable incident est sans aucun doute la preuve majeure de votre échec. En cette fin d’année, la providence ne pouvait pas trouver meilleur clin d’œil que celui-ci. En effet, vous n’étiez pas sur place et vous n’avez pas eu les armes des hommes de Baba Laddé braquées sur vous avec la menace de payer les 500.000Fcfa ou de leur céder quelques têtes de bœufs, ce stress, cette pression, cette panique ; vous ne l’avez pas vécu. Non, vous étiez au frais dans cette ville sans lumière et parfois sans eau courante qu’est devenue Bangui. Ils sont venu, se sont servi et sont réparti. C’est dire qu’avec vous, le n’importe comment fait cause commune avec le n’importe quoi.


Monsieur le Premier Ministre, soyons sérieux un instant.

 

Francis Laloupo disait en avril 2003 que le pire qui pouvait arriver à notre pays était que François Bozizé Yangouvonda se prenne pour un vrai chef d’état. Je le paraphrase en disant que le pire qui puisse encore nous arriver est que vous continuez à piétiner la misère centrafricaine en vous considérant comme un Premier Ministre ou comme le canal du redressement. Au regard de ces quatre années, vous n’êtes pas cet homme-là.


En effet, votre politique de saut de puces ne permettra pas de voir le bout du tunnel. Table ronde par ci, DSRP par-là, accord de partenariat à droite, intermédiaire blacklisté ou peu crédible à gauche…tous les ingrédients nécessaires pour retarder le redressement de la RCA, étape obligatoire pour remettre d’aplomb notre pays et l’inscrire durablement dans le 21ème siècle. Vous en êtes conscient, vous l’homme des chiffres car la RCA n’atteindra jamais les objectifs du Millénaire pour le Développement et vous en êtes partiellement responsable.


Cette irritation qui vous gagne au fur et à mesure que vous me lisez, c’est la voix de votre conscience, écoutez-la !


Monsieur le Premier Ministre, avec vous notre pays est devenu un cas d’école à multiple prisme : un échec politique, administratif, économique, générationnel…dont le baromètre est cette Somalisation qui prend de l’envergure.


D’ici quelques jours ce sera noël. Ceux qui croient au père noël guetteront les signes des présents que ce dernier leur apportera. L’occasion vous est fournie de panser symboliquement les plaies des Centrafricains en démissionnant : Vous ne nous manquerez pas mais vous serez notre père noël 2011 dans ce Centrafrique du KNK où les conditions de vie deviennent au fil du temps pire que celles des camps des réfugiés Somaliens.


Conclusion


Monsieur le Premier Ministre,

 

Lors de la cérémonie de sanctification de son génocide electoral, François Bozize Yangouvonda avait juré que la récréation était terminée. Vous qui êtes Enseignant, vous savez mieux que quiconque comment  est la cour à la fin de la récréation. Aidez votre pays, votre Président et votre parti à vivre la fin de sa recréation : DEMISSIONNEZ !


Vous êtes entré dans l’histoire politique de la RCA par la petite porte, celle des combines et des messes nocturnes. Vous en sortirez aussi par une petite, celle de la honte et de l’infamie éternelle. C’est ce que l’encyclopédie de l’Homo Politicus Centrafricanus  retiendra de vous.


Pour éviter cela, aidez votre Président en prouvant que Bangui peut encore diriger ce pays et que la noblesse de la politique ne s’est pas perdue dans les méandres de la rivière KNK : DEMISSIONNEZ !


La rédemption est un principe religieux difficilement applicable à la politique. Vous avez eu votre chance mais vous avez choisi de prendre votre place en 1ère classe dans le train qui vous conduit avec certains de vos contemporains dans les poubelles de l’histoire politique de la RCA.


Il y a dans la vie deux sortes de destin disait Ahmadou Kourouma. Ceux qui ouvrent  les pistes dans la grande brousse de la vie et ceux qui suivent ces pistes ouvertes. Comme Premier Ministre, vous n’avez eu aucun de ces deux destins mais vous en avez créé un 3ème : celui de ceux qui ont eu la chance d’exister.


Nous ne vous regretterons pas mais nous regretterons le temps perdu et les sacrifices inutilement consenti : DEMISSIONNEZ !(2)

 

Clément DE BOUTET-MBAMBA

 

Post-Scriptum : Bonnes fêtes de fin d’année


2011 s’en va et 2012 arrive. Cette année, le monde a connu d’énormes bouleversements dont les ondes se sont reparties sur toutes les latitudes. L’Afrique n’a pas été épargnée et notre pays la République Centrafricaine fut aussi secoué. Nonobstant la panne d’avenir qui y sévit depuis plus d’une décennie maintenant et l’état de grande pauvreté, nos populations tiennent à la vie et entretiennent la flamme de l’espérance que les jours prochains seront meilleurs que ceux d’aujourd’hui et d’hier.


C’est pourquoi je formule d’abord les vœux que lors du bilan de 2012, nous ayons un Centrafrique pacifié et en marche vers le progrès avec plus de justice et d’excellence dans un pays où les libertés matérielles et immatérielles deviendront sacrées. Un Pays où tous ceux de ma génération et des générations périphériques, qui l’ambitionnent, pourront en toute liberté prendre part à l’animation de la cité, de leur cité en agissant afin d’être clairs sur les actions et les réalités aux fins d’imaginer un avenir pour le Centrafrique et les Centrafricains afin de juguler les crises sociale ,politique, intellectuelle, économique et culturelle que nous vivons.


Ensuite que 2012 soit l’année pendant laquelle nous mettrons la maîtrise de la nature et de l’espace au profit du Centrafricain pour améliorer ses conditions d’existence, de travail et d’instruction.

Enfin que l’année 2012 soit celle durant laquelle nous ferons la guerre et mettrons un terme aux hors la loi qui ont pris le contrôle de plus de 80% de notre territoire national.

Bonnes fêtes de fin d’année.

 

N B : La démission du 1er Ministre ne signifiera pas la fin de la descente aux enfers de la RCA. Mais elle est une étape cruciale sur le chemin du redressement.

 

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