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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 03:04

 

 

 

Fidele-NGouandjika.jpg

 

 

Maléyombo

 

 

 

Bangui, 13 août (C.A.P) – Selon nos informations, l’ancien ministre des Télécommunications Fidèle Ngouandjika aurait eu le mercredi 10 août un entretien d’environ deux heures d’horloge avec son successeur, le ministre d’Etat Karim Meckassoua dans le cabinet de ce dernier. Rien n’a filtré de cet entretien entre les deux personnalités mais on peut aisément deviner que cela aurait pu porter sur la faillite de la Société Centrafricaine de Télécommunications (SOCATEL) et particulièrement des responsabilités personnelles de Fidèle Ngouandjika dans cette calamiteuse situation.

On se souvient que peu après sa prise de fonction, le  ministre d’Etat Karim Meckassoua avait clairement laissé entendre à l’issue de la rencontre qu’il avait eue avec l’ensemble du personnel de son département et des syndicats de SOCATEL qu’il voulait un audit sur la gestion de ses deux prédécesseurs à la tête du département des Télécommunications, à savoir Fidèle Ngouandjika et Thierry Maléyombo.

S’agissant de ce dernier, nous avons fait état dans une de nos récentes parutions que dès son départ du gouvernement, sur instruction de Bozizé en personne, des éléments de la garde présidentielle et des gendarmes avaient effectué une descente sur le chantier de construction de sa villa à Ouango pour récupérer quatre véhicules dont un 4 x 4 tout neuf acheté pour la SOCATEL et qui a échoué directement sur le chantier privé et personnel du ministre Thierry Maléyombo. « Me récupérer tous ces véhicules qui constituent un cas de détournement » avait écrit Bozizé sur une fiche concernant Maléyombo  dont un des hommes à tout faire, Abdéramane Baron, a été repris et remis en geôle à la SRI malgré une brève mise ne liberté sur intervention de Ngouandjika.

Fidèle Ngouandjika quant à lui, est aujourd’hui un multimilliardaire avec des comptes bancaires bien garnis en France et en Roumanie notamment et gros propriétaire immobilier à Bangui. C’est un secret de polichinelle que sa fortune subite provient des opérations de prédation et grosses commissions et autres dessous de table versés par les sociétés de téléphonie mobile de la place à savoir ORANGE, TELECEL, MOOV et NATION LINK devenue AZUR.

En dépit de la petitesse du marché de la téléphonie mobile centrafricain et banguissois surtout, il n’y a pas place à disposer de quatre sociétés mais suite aux fortes pressions de deux de ses amis français Jean-Pierre Camoin et Francis Castagnède, grand ponte de la Grande loge nationale de France (GLNF), missionnés par France Télécom, ORANGE a pu obtenir une licence pour être quatrième opérateur de téléphonie mobile en Centrafrique pour un investissement de plus de 6 milliards de F CFA dont seuls Fidèle Ngouandjika, Elie Doté premier ministre d’alors et Bozizé, savent où est parti ce pactole.

Une autre source d’enrichissement sans cause de Fidèle Ngouandjika est la perception d’une taxe avec la mise en place d’un gateway pour les communications internationales. C’est un véritable fromage qui lui a été suggéré par son duo d’amis français. Une entreprise, TELSOFT, a été chargée de l’instituer concrètement. On apprend que dans le dossier TELSOFT, deux Français seraient depuis quelques jours en détention à la prison de Ngaragba à la suite des investigations effectuées par l’Inspection Générale d’Etat et la gendarmerie. Deux pré-rapports auraient déjà été remis à Bozizé qui doit décider de l’orientation judiciaire ou non de ce dossier. La justice devrait en principe demander quelques comptes à Ngouandjika et Maléyombo. Depuis plusieurs semaines, plusieurs employés de ORANGE CENTRAFRIQUE sont également dans les geôles de la SRI sans qu'on ne sache trop pourquoi. 

  

La fortune subitement acquise par ces deux anciens chefs du juteux département des télécommunications est évidemment insolite et suspecte. Selon nos informations, se sentant tellement riche, Fidèle Ngouandjika avait même poussé son sens grandguignolesque pour vouloir se porter aussi acquéreur du Chateau d'Hardricourt dans les Yvelines en France de l'ex-empereur Jean Bedel Bokassa qui avait entre temps été mis en vente à plus de 900 000 euros par le Tribunal de Versailles mais le montage financier qu'il a tenté de faire a paru tellement suspect qu'il a dû renoncer au projet, craignant de voir ses avoirs en France gelés. 

 

     

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