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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 02:46

 

 

 

cantonemt Séléka-copie-1

 

 

Par RFI vendredi 01 mars 2013

 

En Centrafrique, la coalition «Séléka» s’est divisée, vendredi 1er mars, avec la reprise des hostilités et l’attaque de la ville de Sido, frontalière avec le Tchad. Une situation qui met à mal le processus de paix enclenché dans le pays. Cette coalition de rébellions qui avait voulu renverser le président François Bozizé en décembre dernier a connu des difficultés tout au long des dernières semaines.

 

Désormais, nous pouvons parler de deux Séléka : celle de Michel Djotodia et celle du général Nouredine Adam. Ce dernier serait soutenu par Neris Massi et le colonel Florian Ndjadder. Ceux-ci affirment que le combat de la Séléka ne se résume pas aux portefeuilles ministériels mais à l’implantation de la paix dans le pays. En clair, leur objectif est de faire changer les régions en place, comme cela avait été mentionné dans le document de base de la Séléka dont RFI a eu copie.

 

Joint au téléphone par RFI, Christophe Ghazam Betty – un des porte-parole de la Séléka de Michel Djotodia et actuel ministre de la Communication, a confirmé la scission. « Ces hommes nous ont quitté et ont mis en place une autre coalition » a-t-il affirmé avant d’ajouter que « les chefs d’Etat de l’Afrique centrale ont été clairs, à Libreville, ces dissidents vont prendre l’entière responsabilité de leurs actes mais d’un autre côté, nous n’avons pas quitté le processus en cours ».

 

L’attaque menée par une faction de la coalition rebelle

 

La prise de la localité de Sido – ville située dans le nord de la Centrafrique – par cette faction dissidente de la Séléka est stratégique. Elle permet au groupe de se doter en combattants et en armes du côté du Tchad voisin.

On annonce des actes de pillage et la destruction de nombreux bâtiments administratifs. Pour l’instant, il est difficile d’établir un bilan humain mais on signale des déplacements des habitants fuyant vers le Tchad.


En décembre dernier, les rebelles de la Séléka avaient pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant de prendre la capitale, Bangui. Après avoir signé un accord de paix, le 11 janvier à Libreville, au Gabon, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.


Aujourd’hui, l’accord semble rompu par cet « acte » que Christophe Ghazam Betty qualifie de « folie », à travers lequel « Nourredine Adam vient de se mettre à dos les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et de la communauté internationale », a ajouté le ministre de la Communication et un des responsables de la Séléka.

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