Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 02:23

 

 

logo CNRC-FB

 

Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka (CNRC-FB)


Réf. 12-12-22/007/CNRC-FB/BE/Sortie de crise.


 

PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE

                              

 

Les Chefs d’Etat de la CEEAC réunis à N’Djaména le 21 Décembre 2012 pour trouver une issue favorable à la crise politico-militaire en Centrafrique, ont instamment souhaité l’ouverture d’un dialogue entre le pouvoir, les forces de l’Alliance SELEKA et l’Opposition démocratique.

 

Force est de constater qu’une fois de plus, le Président Bozizé s’obstine à ignorer cette exigence incontournable de dialogue pour le retour à une paix immédiate, et n’a toujours pas engagé le moindre pourparler. En conséquence, il porte toute la responsabilité de l’aggravation de cette crise. 

 

Devant ce refus, Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine Fini Bêafrîka prend acte et interpelle l’opinion publique nationale et internationale, devant ce que nous considérons comme une des crises majeures de l’histoire de notre pays.

 

Si la sagesse ne l’emporte pas dès maintenant, un véritable bain de sang est hélas à craindre.

 

L’heure étant grave, le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka (CNRC-FB), entend prendre ses responsabilités devant la Nation et l’Histoire en proposant une solution politique globale de sortie de crise.

 

Celle-ci se présente ainsi qu’il suit :

 

1)  l’Alliance SELEKA s’étant imposée comme une force nationale de résistance militaire incontournable, et ayant fait preuve de responsabilité dans le traitement humanitaire et sécuritaire des régions placées sous son contrôle, elle doit être considérée et associée comme acteur majeur dans toute recherche de solution politique pour l’instauration d’une paix durable en Centrafrique ;


  2)     La démission du Président Bozizé, principal responsable du chaos        actuel, est un préalable pour la mise en place de tout processus crédible de sortie de crise ;


3)  La désignation par consensus d'un "Président transitoire de la République" devant conduire les affaires de l'Etat après la démission du Président Bozizé. Son mandat doit être limité à dix-huit mois et il ne peut être candidat aux prochaines élections présidentielles, législatives et municipales ;


4)  La dissolution de l’Assemblée Nationale et la révocation de l’actuel Gouvernement ;


5)  La formation d’un Gouvernement consensuel de transition de taille réduite composé uniquement de personnalités qui s’engagent par serment et par écrit à ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles. Le Premier Ministre de ce Gouvernement doit être issu soit des rangs de l’opposition démocratique, de l’Alliance SELEKA ou de la Société Civile.

 

Ce Gouvernement aura essentiellement pour mission :

 

o    de procéder à la pacification du pays, de garantir la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire national ;


o    d’appliquer les différents accords de Paix ainsi que les recommandations pertinentes du Dialogue Politique Inclusif (DPI) notamment en intégrant dans les forces armées nationales (FACA) les anciens combattants rebelles sur des critères objectifs ;


o    de préparer et d’organiser les élections présidentielles, législatives et municipales dans un délai maximal de dix-huit mois ;


o de conduire des audits miniers, financiers, forestiers et fiscaux afin de réparer, éventuellement, les fraudes fiscales et autres indélicatesses notoires vis-à-vis du Trésor Public ;


d’ouvrir des enquêtes judiciaires pour faire toute la lumière sur le sort des disparus du régime Bozizé et des violations des droits humains perpétrés par ce régime.

  

Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka  lance un appel pressant à la Communauté internationale ainsi qu’aux pays amis et partenaires de la République centrafricaine, notamment l’Organisation des Nations Unies (ONU), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’Union Africaine (UA)  l’Union Européenne (UE), les États-Unis, la Chine et la France pour apporter leurs concours dans la mise en place et la réussite de cette transition, seule alternative crédible pour sortir durablement le pays de la profonde crise où il se trouve.

 

Fait à Baltimore le24 Décembre 2012

 

Pour le Bureau Exécutif Provisoire.

Le Président

 

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata.

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique