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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 01:00

 

 

 

touad3 

 

Mbay

 

 

Y-a-t-il encore un pilote dans l’avion Centrafrique ? A en  juger par l’atmosphère exécrable qui règne de plus en plus au plus haut sommet du pouvoir, notamment au sein du gouvernement, c’est la question que l’on doit se poser avec gravité au regard de la passe d’arme qui a eu lieu ce jeudi 15 septembre 2011 lors d’une réunion du comité de trésorerie qu’a présidée non pas le président François Bozizé mais le premier ministre Faustin Touadéra avec son ministre d’Etat aux transports Parfait Anicet Mbay.

D’après les informations émanant d’un témoin qui prenait part à la réunion à la rédaction de Centrafrique-Presse tout en requérant l’anonymat, on était à deux doigts d’un pugilat entre Faustin Touadéra et Parfait Anicet Mbay. La tension entre les deux personnalités a monté d’un cran lorsque le premier ministre a posé de façon insistante à son ministre d’Etat une  question sur le niveau atteint dans le processus de démantèlement des barrières illégales à travers le pays dont le principe a été arrêté depuis déjà un moment.

Parfait Anicet Mbay a interprété l’insistance du premier ministre à le questionner comme une façon de lui reprocher une certaine incompétence et un mauvais suivi de ce dossier. Il a donc a pris la parole pour mettre le PM en garde et lui déclarer tout de go qu’il était mal placé pour lui faire des remarques. Le ton a brusquement monté avec quelques éclats de voix de part et d’autre. Toujours selon notre source, les participants à la réunion du comité de trésorerie étaient frappés de stupeur et n’en croyaient pas leurs yeux ni leurs oreilles.  

Cette brusque détérioration d’ambiance au sein du pouvoir découle sans doute des fortes pressions dont fait actuellement l’objet le premier ministre Faustin Touadéra. Ce dernier est carrément menacé d’être renversé par une motion de censure de son propre parti le KNK. C’est en effet un secret de polichinelle que les caciques de ce parti au pouvoir comme son secrétaire général Elie Ouéfio ne cachent pas leur intention de faire déposer dans une quinzaine de jours dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire une motion de censure contre le gouvernement Faustin Touadéra.

Enseignant universitaire lui-même, il n’a pas fait montre de sa capacité à résoudre la grave crise que continue de traverser l’Université de Bangui et qui consacre l’échec de son gouvernement alors que le président Bozizé qui n’a aucune compétence dans ce domaine s’est entièrement déchargé sur lui en lui donnant carte blanche. Il a prôné un changement de Recteur alors que la solution était ailleurs.

Dans l’affaire des 100 millions de F CFA de REGICA pour la facture du cinquantenaire opposant Simplice ZINGAS à Cyriaque DUSSEY qui réclame le paiement de ses 20 millions de F CFA que se sont vraisemblablement partagés, Abdallah KADRE, Désiré KOLINGBA actuellement en cavale et le même Simplice ZINGAS, le premier ministre Faustin Touadéra est actuellement doigté par ZINGAS qui argue que celui-ci ne peut nullement se laver les mains si facilement dans ce dossier.

Que dit le PM Faustin Touadéra du cas de son ministre de l’agriculture qui vient d’être mis en examen ? Un ministre inculpé doit automatiquement quitter le gouvernement. La RCA ne peut constituer l’exception dans le monde qui confirme cette règle, d’autant plus que selon nos informations, la personnalité concernée est prête à le faire immédiatement même si des conseillers mal inspirés lui disent d’attendre plutôt qu’il soit démis.  

Avec toutes les rumeurs qui circulent actuellement à Bangui, faisant état de ce que ses jours à la tête du gouvernement seraient désormais comptés et eu égard au climat délétère des affaires à scandale mettant en cause plusieurs ministres, anciens ministres et autres dignitaires du pouvoir dont certains sont maintenant inculpés par la justice et attendent d’être jugés, Faustin Touadéra apparaît dorénavant comme un homme seul, isolé et au bord de la crise de nerfs. Par essence un PM est un disjoncteur qui permet à un président de se protéger d’un court-circuit politique. Si ce n’était pas le cas, c’est Bozizé lui-même qui allait sauter car toutes les conditions d’un court-circuit sont à présent réunies.

Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique