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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 17:36
 
 
 
Banque-mondiale.JPG
 
Communiqué de presse Banque Mondiale

2012/011/AFR

La République centrafricaine perd 13,2 milliards Fcfa chaque année à cause d’un mauvais assainissement

BANGUI, 17 avril 2012 - Un rapport publié par le Programme eau et assainissement (PEA) de la Banque mondiale annonce que l'économie de la République centrafricaine affiche une perte de 13,2 milliards de francs CFA chaque année (USD 26 millions, soit 1,2 % du PIB) en raison des mauvaises conditions de l'assainissement.
L'étude sur documents Economic Impacts of Poor Sanitation in Africa - Central African Republic (Impacts économiques d’un mauvais assainissement en Afrique - La République centrafricaine) a constaté que la majorité (80,8 %) de ces coûts provient de la mort prématurée de 3 400 Centrafricains due à des maladies diarrhéiques, dont 2 400 enfants de moins de 5 ans, avec près de 90 % de ces décès directement imputables aux conditions médiocres relatives à l'eau, l'assainissement et l'hygiène.
 Les coûts de santé représentent environ 8,8 % du total des coûts économiques, tandis que les temps d'accès et les pertes de productivité représentent près de 10,2 %.
« Nous étions déjà conscients depuis un certain temps de l'impact de la médiocrité de l'assainissement sur la santé, mais il s'agit là d'une des premières études permettant de quantifier les coûts annuels en résultant. » a déclaré Yolande Coombes, Spécialiste principale eau et assainissement du PEA.
« La République centrafricaine ne pourra atteindre une croissance durable sans résoudre le problème de ces coûts. »
L'étude a également démontré que 2,2 millions de Centrafricains utilisent des latrines insalubres ou partagées tandis que 1 millions n'ont accès à aucune latrine et défèquent à ciel ouvert et le quintile le plus pauvre a 100 fois plus de chances de pratiquer la défection en plein air que les plus riches.
Contacts :
À Washington : Christopher Walsh, (202) 473-4594, cwalsh@worldbank.org
À Nairobi : Toni Sittoni,  tsittoni@worldbank.org , +254 722 914 967
Pour les demandes de diffusion : Natalia Cieslik, (202) 458-9369, ncieslik@worldbank.org
 
 
La défécation en plein air coûte plus qu’une toilette fixe
En coûts quantifiés par l’étude, la défécation en plein air coûte plus par personne que tout autre type d’assainissement non amélioré; les coûts supplémentaires étant principalement dus au temps passé à trouver un endroit sûr, privé pour déféquer.
Les coûts associés à l’assainissement partagé peuvent être plus élevés que ceux mentionnés si le temps passé à aller jusqu’aux latrines publiques, à y faire la queue ainsi que les frais d’utilisation étaient ajoutés. Ces coûts ne sont pas inclus comme il n’est pas possible d’estimer la proportion d’utilisateurs de latrines publiques dans la catégorie des latrines partagées.
Les coûts en termes de santé ne peuvent pas être facilement assignés par catégories de latrines. L’assainissement, ou son absence, est un problème de santé publique: les gens sont affectés par leurs voisins et l’état de l’assainissement des communautés ainsi que leur propre hygiène, et les coûts de défécation en plein air sont ressentis à travers toute la communauté.
La défécation en plein air comporte aussi des coûts sociaux importants. La perte de dignité et d’intimité ou le risque d’attaque physique et de violence sexuelle ne peuvent pas être facilement évalués en unités monétaires, mais ces questions deviennent une réalité lorsque les installations sanitaires ne sont pas disponibles.
Les coûts d’un mauvais assainissement sont inéquitablement distribués, le fardeau économique le plus lourd pesant disproportionnellement sur les plus pauvres. Le coût moyen associé à un mauvais assainissement constitue une proportion beaucoup plus grande du revenu d’une personne pauvre que celle d’une personne plus riche.
Même l’accès à l’assainissement démontre des inégalités du fait que les plus pauvres qui représentent 20% de la population sont plus de 100 fois plus susceptibles de pratiquer la défécation en plein air que les 40% des plus riches de la population.
Par conséquent, la pauvreté est pour les plus pauvres un couteau à double tranchant, car non seulement ils sont plus susceptibles d’avoir un mauvais assainissement, mais ils doivent aussi payer proportionnellement plus pour ses effets néfastes.
EQUITÉ Graphique : Coût par habitant dû à un assainissement non amélioré en fonction du % des revenus selon les quintiles
Graphique: Coût par habitant selon différents types d’assainissement non amélioré
 
 
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Le poids économique d’un mauvais assainissement pèse plus sur les pauvres
Les coûts d’un mauvais assainissement sont inéquitablement distribués, le fardeau économique le plus lourd pesant disproportionnellement sur les plus pauvres. Le coût moyen associé à un mauvais assainissement constitue une proportion beaucoup plus grande du revenu d’une personne pauvre que celle d’une personne plus riche.
Même l’accès à l’assainissement démontre des inégalités du fait que les plus pauvres qui représentent 20% de la population sont plus de 100 fois plus susceptibles de pratiquer la défécation en plein air que les 40% des plus riches de la population.
Par conséquent, la pauvreté est pour les plus pauvres un couteau à double tranchant, car non seulement ils sont plus susceptibles d’avoir un mauvais assainissement, mais ils doivent aussi payer proportionnellement plus pour ses effets néfastes.
Perte de 21 millions $EU chaque année à cause de mort prématurée:
Environ 3.400 Centrafricains, dont 2.400 enfants âgés de moins de 5 ans, meurent chaque année de diarrhée : près de 90% de ces décès sont directement imputables à la mauvaise qualité de l’eau, à un piètre assainissement et au manque d’hygiène (WASH).b En outre, le mauvais assainissement est un facteur aggravant, de par son incidence sur les taux de malnutrition, des autres causes principales de la mortalité infantile, notamment le paludisme, les infections respiratoires graves et la rougeole.
 
Perte de 2,5 millions $EU chaque année en temps d’accès:
Chaque personne pratiquant la défécation en plein air passe annuellement près de 2,5 jours à chercher un endroit sûr pour la défécation, ce qui entraîne d’énormes pertes économiques. Ce coût pèse disproportionnellement sur les femmes qui sont pourvoyeuses de soins et qui peuvent passer plus de temps à s’occuper de jeunes enfants, des parents malades ou des personnes âgées. Ce coût est probablement sous-estimé d’autant plus que ceux qui n’ont pas de toilettes, particulièrement les femmes, seront aussi obligés de trouver un endroit privé pour uriner.
 
2,3 millions $EU sont dépensés chaque année en soins de santé:
Directement, et indirectement par la malnutrition (et ses conséquences liées à d’autres maladies telles que les infections respiratoires et le paludisme), toutes les maladies diarrhéiques constituent la cause principale de morbidité. Les coûts associés à la recherche de soins de santé incluent la consultation, les médicaments, le transport et, dans certains cas, l’hospitalisation; ce qui est un fardeau sur les dépenses des ménages et du gouvernement.
 
Perte de 153.000 $EU chaque année à cause des pertes de productivité pendant la maladie ou l’accès aux soins de santé:
Il s’agit ici des absences au travail ou à l’école causées par la diarrhée, du temps passé à se faire soigner aux centres de santé ou hôpitaux, et celui passé à s’occuper des enfants de moins de 5 ans souffrant de la diarrhée ou d’autres maladies attribuables à un mauvais assainissement.
 
La RCA perd 13,2 milliards de FCFA par an faute d’assainissement
 
Radio Ndéké Luka Mardi, 17 Avril 2012 13:26
 
L'économie de la République Centrafricaine affiche une perte de 13,2 milliards de francs CFA chaque année (USD 26 millions, soit 1,2 % du Programme Intérieur Brut PIB). Les raisons évoquées sont liées aux mauvaises conditions de l'assainissement. Ce chiffre vient d’être annoncé dans un rapport rendu public par le Programme eau et assainissement (PEA) de la Banque mondiale.
 
L'étude sur les documents « Impacts économiques d’un mauvais assainissement en Afrique - La République centrafricaine » a constaté que la majorité (80,8 %) de ces coûts provient de la mort prématurée de 3 400 Centrafricains due à des maladies diarrhéiques, dont 2 400 enfants de moins de 5 ans, avec près de 90 % de ces décès directement imputables aux conditions médiocres relatives à l'eau, l'assainissement et l'hygiène.
 
Les coûts de santé représentent environ 8,8 % du total des coûts économiques, tandis que les temps d'accès et les pertes de productivité représentent près de 10,2 %.
 
La spécialiste principale eau et assainissement du PEA déclare que « le programme était déjà conscient depuis un certain temps de l’impact de la médiocrité de l’assainissement sur la santé ; mais il s’agit là d’une des premières études permettant de quantifier les coûts annuels en résultant. EIle ajoute que la RCA ne pourra atteindre une croissance durable sans résoudre le problème de ces coûts ».
 
L'étude a également démontré que « 2,2 millions de Centrafricains utilisent des latrines insalubres ou partagées tandis qu’1 million n'ont accès à aucune latrine et défèquent à ciel ouvert et le quintile le plus pauvre a 100 fois plus de chances de pratiquer la défection en plein air que les plus riches ».
 
 

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