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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 02:25

 

 

 

Obama.jpg

 

 

Voici un an que le président américain, Barack Obama, a promulgué le lundi 24 mai 2010 une loi visant à combattre les bandits et criminels ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Ces derniers ont commis beaucoup d’atrocités en Afrique centrale, notamment dans la Province Orientale de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région du Sud-Est de la République centrafricaine. 

 Ce texte de loi dispose que les Etats-Unis doivent protéger les civils contre la LRA. Cette loi préconise la nécessité de mettre la main sur le leader de cette rébellion, Joseph Kony, ainsi que ses hauts commandants et les traduire en justice. En outre, le texte préconise le désarmement et la démobilisation du reste des combattants de cette rébellion. Il demande également à Barack Obama de lever une stratégie globale afin de mettre définitivement fin aux violences perpétrées par la LRA.

  

Pour cela, le Pr Gaston Nguérékata et deux autres compatriotes ont signé une lettre de remerciement en date du 28 mai 2010 qu’ils ont adressée au président américain peu après la promulgation de cette loi. Un an après, Barack Obama a répondu à ce courrier dont  Centrafrique-Presse s’est procuré la copie ainsi que la réponse de Barack Obama et qu’elle a décidé de publier in extenso ainsi que sa traduction pour l’information de ses lecteurs.

Le président américain marque clairement son accord avec l’approche et la vision des compatriotes qui lui ont écrit sur la question de Joseph Kony et sa LRA quant aux crimes et méfaits perpétrés dans notre pays dans le plus grand silence et quasiment l’indifférence des autorités de Bangui qui ont choisi plutôt de sous-traiter purement et simplement la traque de Joseph Kony et ses hordes de la LRA sur le territoire centrafricain à l’armée ougandaise.

On se souviendra que l’administration américaine, notamment le Département d’Etat n’avait pas hésité à traiter François Bozizé « d’inapte » à la fonction présidentielle. Le développement fait par Barack Obama dans sa lettre au Pr Nguérékata sur les questions de démocratie, de bonne gouvernance et de respect des droits de l’homme vient confirmer d’une certaine manière, l’idée que le président américain se fait d’un individu comme Bozizé.

 

Lors du récent sommet du G 8 et G20 de Deauville en France, certains présidents africains récemment élus démocratiquement à l’issue d’élections relativement incontestables et aux résultats jugés crédibles comme Alpha Condé de Guinée, Mamadou Issoufou du Niger, Jonathan Goodluck du Nigeria, pour ne citer que ces deux-là, ont eu droit d’être les invités des grands leaders du monde. Bozizé aurait pu figurer parmi ces heureux et privilégiés lauréats si sa réélection dès le premier tour du scrutin du 23 janvier 2011 en Centrafrique avec le score que l’on sait n’avait pas été gravement entachée de fraudes grossières et de nombreuses irrégularités que tout le monde dénonce à présent. Hélas, avec le hold-up électoral qu’il a perpétré lors de cette mascarade du 23 janvier 2011, les élections centrafricaines sont même citées comme un déni de démocratie et une véritable honte pour l’image de ce pays.

Pour finir, on est agréablement surpris de voir que même le président du plus puissant pays du monde comme Barack Obama prend la peine de répondre au courrier de simples gens , des citoyens lambda comme le Pr Nguérékata, qui lui écrivent en comparaison à un François Bozizé qui lui, se moque éperdument de ceux qui lui adressent des courriers, y compris des personnalités aussi importantes que Mme Catherine Ashton de l’Union Européenne  qui lui a adressé une lettre depuis le 7 mars 2011 sur la situation en Centrafrique et à laquelle il n’a pas daigné répondre à ce jour.

Rédaction C.A.P

 

Voici la lettre adressée à Obama, suivie de la réponse en Anglais de celui-ci puis de la traduction en Français   

  

Lettre-Nguerekata-a-Obama-1.JPG

lettre-Nguerek-a-Obama-suite.JPG

signatures-lettre-a-Obama.JPG

 

 Lettre Obama

signature-Obama.JPG

 

 

Traduction C.A.P

La Maison Blanche

Washington

 

23 Mai, 2011

 

Mr. Gaston N’Guérékata

Baltimore, Maryland

 

Cher Gaston

 

Merci de m’avoir écrit. Soutenir le progrès et la stabilité à travers le monde est un impératif stratégique, économique et moral pour notre nation, et j’apprécie vos points de vue.

 

Dans le monde actuel interdépendant, une crise financière ou une éruption épidémique sur un continent peut avoir un impact ici au plan intérieur ; les investissements et le partenariat extérieur sont critiques pour relever les défis transfrontaliers auquel nous faisons face. Mon Administration continue de travailler avec les nations à travers le monde pour améliorer la croissance économique, promouvoir les droits de l’homme et la gouvernance démocratique, répondre aux crises, et satisfaire les besoins humains. Les efforts de notre Nation en faveur du développement des autres pays sont en accord avec notre engagement à mettre les institutions multinationales à contribution et maximiser l’impact de l’assistance étrangère pour créer les conditions tendant à diminuer ou éliminer le besoin en matière d’aide.

 

Le progrès, même dans les pays les plus pauvres, peut améliorer non seulement la sécurité, mais aussi la prospérité des peuples éloignés, y compris des Etats-Unis. En ouvrant et développant des marches pour nos produits et en réduisant l’incertitude et les couts inhérents aux affaires qu’entreprennent nos compagnies à l’étranger, nos efforts de développement international bénéficient au secteur privé américain et créent des emplois. En fin de compte, nous améliorerons l’avenir de l’Amérique et la vie d’un grand nombre de femmes et d’hommes en accroissant le nombre d’états propres, capables et démocratiques qui peuvent travailler avec nous dans les décennies à venir.

 

Mon Administration continuera à utiliser les différentes capacités, y compris l’assistance étrangère, pour protéger les Américains et créer un avenir plus sécurisé et prospère. Pour comprendre davantage ma vision du rôle de l’Amérique dans le monde, visitez www.WhiteHouse.gov/issues/foreign-policy, www.State.gov, et www.USAID.gov.

 

Merci encore de m’avoir écrit.

 

Sincèrement

 

(Signé par Barak Obama)  

 

 

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