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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 02:32

 

 

 

 

Djotodia et Nourredine


 

RFI mardi 19 mars 2013

 

La rébellion de la Seleka « retient » toujours avec elle cinq ministres du gouvernement d'union nationale qui sont également des responsables rebelles, et a lancé un ultimatum de 72 heures aux autorités leur demandant de respecter un certain nombre de revendications dont certaines déjà anciennes et d'autres neuves. La présidence centrafricaine a d'ores et déjà répondu que les points compris dans l'accord Libreville pourraient être pris en considération mais que les autres devraient faire l'objet de nouvelles discussions. Certains observateurs internationaux ne cachent pas leur irritation sur le comportement des rebelles.

 

A plusieurs reprises, déjà, les rebelles de la Seleka ont eu l'occasion de manifester leur mécontentement sur la façon dont les accords de Libreville sont appliqués, et de présenter une série de revendications : libération des prisonniers politiques, reconnaissance des grades obtenus au sein de la Seleka, départ des troupes sud-africaines du territoire national.

 

Ce sont ces revendications qu'ils ont réaffirmées dimanche 17 mars en en ajoutant d'autres, comme l'installation à Bangui de 2 000 de leurs hommes pour assurer, disent-ils, la sécurité des responsables rebelles.

 

Cette nouvelle sortie pousse un observateur international à la limite de l'exaspération : « Les rebelles manquent de sérieux. Ils ne peuvent pas présenter des revendications qui changent au gré des humeurs des uns et autres. »

 

« Il y a des radicaux des deux côtés »

  

« Sur l'application des accords de Libreville, poursuit cette source, la Seleka parle de libération des prisonniers politiques mais n'a jamais dit combien et qui. Les rebelles réclament le départ des Sud-Africains mais eux-mêmes ne sont pas revenus sur leur position initiale comme le réclamaient les accords. Ils n'ont guère fait plus que de se déplacer de Damara à Sibut. »

 

Le camp du président François Bozizé, pour autant, n'est pas non plus allé très loin dans la mise en œuvre du texte. « Il y a des faucons, des radicaux des deux côtés qui empêchent la bonne application des accords », reconnaît un homme politique de la majorité présidentielle.

 

 

 

NDLR : Seul BOZIZE et sa soldatesque savent combien et qui ils ont fait prisonniers. Cela dit, si tous les personnes fait prisonniers ont été exécutées comme beaucoup de rumeurs persistantes en font état, il est malheureusement logique que BOZIZE ne soit pas en mesure de libérer des gens qui ne sont plus de ce monde. Les revendications n’ont jamais varié. Elles ont essentiellement toujours tourné autour de la libération des prisonniers politiques, du retrait des troupes sud-africaines que BOZIZE a fait venir en catastrophe au plus fort de la crise, du versement des primes de guerre promises naguère par BOZIZE lui-même aux soi-disant « libérateurs » que ce dernier avait recrutés en 2002-2003 pour le conduire au pouvoir.

 

Ce n’est pas juste de dire que ces exigences varient au gré de l’humeur des uns et des autres. Pour le moment, la question est de se déterminer par rapport à l’ultimatum qui est déjà lancé et dont le compte à rebours a commencé. Chercher à discuter du sérieux ou non de Séléka ne fera pas avancer le schmilblick. BOZIZE ne comprend que le langage de la force, surtout celle des armes. Qu'il s'explique avec ceux-là mêmes qui savent parler ce langage qu'il peut comprendre ! Parlant le même langage, ils doivent bien se comprendre. 

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