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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 10:45

 

 

 

Bozizé seul

 

 

BBC Afrique  18 décembre, 2012 - 02:19 GMT

 

La ville de Bamingui, sous le contrôle des rebelles, est située à environ 600 kilomètres au nord de Bangui, la capitale.


Ils ont par ailleurs annoncé la constitution d'une coalition pour combattre le régime de Bangui. Ils ont officialisé leur alliance politico-militaire dans un communiqué.

 

Leur objectif, disent-ils, est de contraindre le président François Bozizé à respecter un accord de paix signé il y a cinq ans.

 

La nouvelle coalition est composée de trois groupes rebelles. Il s'agit de la CPSK (Convention Patriotique pour le Salut wa Kodro), de la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix) et de l'UFDR (Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement).

 

L'UFDR et la CPJP ont signé l'accord de 2008 à Libreville, ce qui n'était pas le cas pour la CPJP. L'accord était censé mettre un terme à la rébellion en Centrafrique et prévoyait la démobilisation, le désarmement et la réinsertion des combattants.

 

Cette nouvelle coalition menace de renverser François Bozizé si celui-ci ne met pas en applications les accords de paix.

 

Par ailleurs, le chef d'état-major de l'armée centrafricaine, joint par BBC Afrique, dément la disparition d'une trentaine de ses soldats à la suite d'une embuscade des rebelles.

 

Selon le Général Guillaume Lappo, tous les militaires centrafricains dont on n'était sans nouvelle après la prise de Ndélé ont regagné leurs bases.

 

 

Trois rébellions menacent de renverser François Bozizé à propos d'accords de paix

 

BANGUI, 17 déc 2012 (AFP) - Une coalition de trois rébellions centrafricaines a menacé lundi de renverser le régime du président François Bozizé si les accords de paix signés avec le gouvernement il y a cinq ans ne sont pas respectés.

 

Dans un communiqué signé de leurs chefs et dont une copie a été adressé à l'AFP, les dissidents des deux mouvements CPJP et UFDR et le CPSK reproupés sous le sigle de "Séléka" (Alliance), se disent cependant prêts "à encourager le retour de la paix dans leurs zones d'influence, si le gouvernement consent à débattre des questions ici soulevées".

 

Pour sortir de la crise, les signataires exigent notamment "le respect de l'accord" de paix signé en 2007 entre le gouvernement et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), et "la mise en oeuvre concertée des recommandations et conclusions du Dialogue politique inclusif" de 2008, qui devait mettre fin aux conflits en Centrafrique.

 

"Dans le cas contraire (...) le Séléka se fera le devoir de tout mettre en oeuvre, contre la morale démocratique, pour changer, tôt ou tard, ce régime de prédation nationale qui ne fait rien pour ramener la justice et la paix dans le foyer centrafricain", déclarent-ils.

 

Michel Djotodia, qui dirige l'aile dissidente de l'UFDR, le "général" Nouredine Adam de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), et le "général" Dhaffane Mohamed Moussa de la Convention patriotique pour le salut wa kodro (CPSK) sont les signataires de ce communiqué daté du 12 décembre et qui revendique une série d'attaques à Ndélé, Damara et Sibut dans le centre et le nord du pays depuis septembre.

 

Ils dénoncent également "l'exclusion et le mépris, le clientélisme et le tribalisme" du chef de l'Etat et de sa famille, ainsi que "la spoliation des biens des centrafricains par les autorités gouvernementales qui sont pourtant censées les protéger".

 

Le "Séléka" a été créé en août par des factions dissidentes qui remettent en cause les accords de paix signés par l'UDFR (2007) et la CPJP (2012), dernière grande rébellion active en Centrafrique.

 

L'accord global de paix, conclu en 2008 à Libreville par la plupart mouvements de rebelles (à l'exception de la CPJP), prévoyait la démobilisation, le désarmement et la réinsertion des combattants.

 

Menacé par de nombreux groupes armés, le pouvoir du président centrafricain François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, avait entrepris de 2007 à 2011 de leur faire signer des accords ouvrant la voie à une normalisation politique pour la première fois depuis des décennies. 

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