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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 19:00

 

 

 

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Bangui, 10 juin (C.A.P) Afin de protester contre l’assassinat gratuit par les bandits criminels de la LRA du médecin-chef de l’hôpital d’Obo et son chauffeur parti en campagne de vaccination contre la poliomyélite et dénoncer l’attitude des autorités centrafricaines qui ne font rien pour assurer la sécurité des médecins dans l’exercice de leurs fonctions, notamment ceux de l’arrière-pays, le Conseil de l’Ordre des médecins et chirurgiens-dentistes centrafricains a lancé un appel qui a réuni ce vendredi  plusieurs membres de cette corporation.

Conduit en personne par le président du Conseil de l’Ordre des médecins centrafricains le Pr gynécologue Abdoulaye Sépou, ils ont marché depuis le Centre de Documentation et d’Information du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui jusqu’au palais de la Renaissance, siège de la Présidence de la République où ils ont remis un mémorandum pour faire comprendre leur mécontentement à François Bozizé et son gouvernement.  

Interrogé par la presse, le Pr Sépou a déclaré sur les antennes de Radio Centrafrique que tous les médecins étaient indignés et révoltés par le sort fait à leur confrère médecin-chef de l’Hôpital d’Obo. Il a jouté que lorsqu’ils ont vu le corps de leur confrère qui a été ramené à Bangui, ils ont été encore davantage écoeurés. Ce malheureux médecin et son chauffeur ont été en effet visiblement carbonisés dans la cabine de leur véhicule par vraisemblablement un tir de lance-roquette RPG 7 de ces bandits de la LRA.

On comprend d’autant plus aisément la révolte des médecins vis-à-vis de la mort dans de  telles conditions de leur confrère que Bozizé qui, au lieu de prendre ses responsabilités pour la sécurisation des citoyens dans ces zones où écument des rébellions étrangère et nationales, préfère vaquer à des choses aussi futiles que l’inauguration d’une station d’essence comme à Bangassou où il se trouvait dernièrement, presqu’au même moment où le médecin-chef d’Obo se faisait trucider par la LRA.    

 

Les médecins centrafricains demandent plus de sécurité

Radio Ndéké Luka Vendredi, 10 Juin 2011 14:46

Les Médecins centrafricains protestent ce vendredi 10 juin 2011, contre l’assassinat par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), de leur collègue lundi dernier à Obo (extrême-est). Ils ont organisé dans la matinée à cet effet une marche pacifique et ont remis un mémorandum au président de République François Bozizé.

La décision d’organiser cette marche de protestation a été prise jeudi, lors d’une assemblée générale extraordinaire. Elle intervient suite à l’arrivée la veille à Bangui de la dépouille mortelle du médecin-chef de préfecture sanitaire du Haut Mbomou (sud-est).

Plusieurs revendications sont inscrites dans le mémorandum remis aux autorités centrafricaines. Selon docteur Pascal Mbelesso, secrétaire général du Conseil de l’Ordre des Médecins de Centrafrique, « dans ce mémorandum nous demandons aux autorités de nous favoriser un minimum de sécurité sur l’ensemble du territoire dans l’accomplissement de notre mission humanitaire ».

« Nous condamnons avec dernière énergie, l’assassinat de notre collègue », a-t-il ajouté.

La marche intervient 2 jours après la publication d’un communiqué du Collectif d’Action contre l’Armée de Résistance du Seigneur rendu public mercredi. Dans ce communiqué, les membres de cette organisation demandent au gouvernement « de tout mettre en œuvre afin de bouter ces rebelles hors de son territoire ».

Le lundi 6 juin, le véhicule du médecin-chef du centre de dépistage volontaire et anonyme de Obo a été attaqué sur l’axe Zémio-Rafaï alors qu’il se rendait à Obo avec un chargement de vaccins contre la poliomyélite pour les besoins de la campagne de vaccination. Les rebelles ont tués le médecin-chef et son chauffeur. Ils ont ensuite mis le feu à sa voiture.

 

Marche en mémoire du Docteur Francis PANDJE victime de la LRA

Bangui, 10 juin (ACAP)- Le personnel soignant de la ville de Bangui et des villes environnantes a organisé une marche de protestation contre l’assassinat du Docteur Francis PANDJE, Médecin Chef de la Préfecture sanitaire du haut Mbomou et de son chauffeur Georges ZOUGABE par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), afin de remettre un mémorandum au chef de l’Etat, François Bozizé, samedi 11 juin 2001 à Bangui.

Cette marche organisée par le conseil national de l’ordre des médecins a mobilisé une centaine de professionnels de la santé, a pour but de briser la loi du silence qui a entouré jusqu’ici la mort de certains médecins enregistrée dans de cas similaire.

Sur les banderoles, on peut lire : « Le personnel de santé travaille dans des conditions difficiles. Ne lui demandez pas de miracle » ; « Non à l’assassinat du personnel de santé dans leur mission humanitaire » ; « Pouvoirs publics : prenez vos responsabilités ».

Le Professeur Abdoulaye SEPOU, Président du conseil national de l’ordre des médecins, a remis ce mémorandum au chef de l’Etat pour qu’il puisse prendre en compte leur revendication.

Le Directeur de laboratoire national, Docteur Wilfred NAMBEÏ, Secrétaire général du conseil national de l’ordre des médecins a demandé à tout le personnel de santé de venir très nombreux le mardi 14 juin 2011, prendre part à une seconde marche qui ira jusqu’au domicile du défunt, lors de ses obsèques.

Il est à noter que le convoi du Docteur Francis PANDJE a quitté Obo le lundi 6 juin 2011 pour le lancement officiel de la campagne de vaccination contre la poliomyélite dans sa zone de juridiction. C’est à 197 kilomètres d’Obo sur l’axe Zemio-Rafaï (extrême-est de la RCA), qu’il a été attaqué par les hommes de Joseph Kony. Le bilan est de deux morts et plusieurs blessés graves. Le véhicule du convoi est incendié avec tous les produits de vaccination.

 

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