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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 01:34

 

 

 

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RFI  mardi 01 janvier 2013

 

Ce lundi 31 décembre Idriss Déby, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), a mis en garde les parties en conflit en Centrafrique. Dans un communiqué publié dans l'après-midi, le président tchadien rappelle que la CEEAC est décidée à empêcher à tout prix, toute action militaire au-delà de Damara, la ville centrafricaine située à 70 km de Bangui où sont stationnées les forces d'interposition.

 

Idriss Déby qui se tient informé de la situation heure par heure, grâce à son état-major, a décidé de lancer un avertissement aux rebelles et aux forces gouvernementales. « La CEEAC a décidé de faire respecter la cessation des hostilités. A cet effet, la ville de Damara constitue la ligne rouge à ne franchir sous nul prétexte », écrit le chef de l’Etat dans un communiqué signé par ses services.

Le groupe de mots « ligne rouge » est souligné en gras dans le texte qui ajoute que les forces de la CEEAC basés dans cette ville ont reçu l’ordre d’empêcher toute violation de ce cessez-le-feu « à tout prix ».

Selon des sources militaires, la ville de Damara, comme celle de Sibut, présentées comme des verrous, restent contournables par de petites unités non motorisés. Autrement dit, des rebelles, par petits groupes, peuvent contourner Damara pour aller attaquer Bangui. L’inverse est aussi possible. D’où la mise en garde du président en exercice de la CEEAC.

 

Guerre de communiqués

 

Sur le terrain les deux camps se livrent à une guerre d’intoxication par communiqués interposés. Selon le porte-parole des rebelles de la Seleka , Eric Neris-Massi affirme qu'une colonne de huit véhicules du gouvernement auraient quitté Damara pour attaquer leur position de Sibut à quelque 85 km de là. Les rebelles disent donc vouloir prendre Damara en réponse à cette offensive du gouvernement.


De son côté, le ministre de l'Administration du territoire centrafricain Josué Binoua nie catégoriquement avoir lancé une offensive depuis Damara.


En principe dans cette ville verrou, seule la force de maintien de la paix des Etats d'Afrique centrale est sur place. Les renforts promis par la CEEAC sont en train d'arriver pour sécuriser la zone. Selon l’envoyée spéciale de RFI, ce lundi après-midi, 150 soldats d'infanterie sont arrivés du Congo Brazzaville. 120 soldats gabonais et 120 autres venus de Cameroun sont attendus dès mardi sur place. Ce qui portera à 760, le nombre de soldats de la paix à Damara.

 

 

NDLR : Plusieurs informations concordantes font état de ce que tout le temps qui s’est écoulé depuis le mini-sommet de N’djaména, Bozizé et son fils Jean-Francis qui refusent de s’avouer vaincus, n’ont eu de cesse d’acheter encore d’avantage d’armes et de recruter des mercenaires tous azimuts, notamment sud-africains et dans certains pays voisins comme la RDC Congo et aussi en Afrique du Sud où un cargo Antonov est en train d’embarquer des armes pour Bangui. L’objectif de Jean Francis et son père est de tenter de laver absolument l’humiliation et l’affront qu’ils ont subis en reprenant coûte que coûte les villes prises par SELEKA dans la débandade générale des FACA.

 

Par ailleurs le lundi 31 décembre 2012, le président tchadien a fait évacuer sur N’djaména tout le personnel diplomatique et consulaire tchadien de RCA, sans doute histoire de les mettre à l’abri avant que les choses ne dégénèrent à Bangui.


Tout porte à croire qu’avec l’appui de la CEEAC, certains chefs d’état des pays voisins tiennent absolument à barrer l’entrée de la capitale Bangui à la rébellion de SELEKA en raison de leur connaissance insuffisante des leaders des mouvements qui composent cette alliance rebelle en qui ils ne peuvent faire totalement faire confiance pour le régime de transition devant succéder à celui de Bozizé. Les prochaines heures seront décisives et nous en diront un peu plus sur les réelles intentions et actes que poseront les uns et les autres. Passera ou passera pas Damara, on va tout savoir. 

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