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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:16

 

 

 

Eugène Ngaikoisset

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Juillet 2011 13:04

Le capitaine Eugène Ngaïkoisset Bari du Bataillon Amphibie a été mis aux arrêts il y a une semaine et rétrogradé au rang de sous-lieutenant par décret présidentiel. Motif  évoqué : comportement en privé susceptible de porter atteinte au renom de l’armée centrafricaine.

Le désormais sous-lieutenant Ngaikosset considéré comme un membre la garde rapprochée du Chef de l’Etat est arrêté et gardé à vue au Camp de Roux à Bangui sur ordre de François Bozizé lui-même selon des informations recueillies par Radio Ndeke Luka.

A l’origine des faits, un récent incident avec un élément de l’armée française. Le capitaine Ngaikoisset aurait administré une gifle et pointé son arme sur un militaire français après un banal accident de voiture sur l’Avenue des Martyrs à hauteur de la Primature.

Eugène Ngaikoisset est un des ex-libérateurs. Il a accompagné et aidé le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d’Etat le 15 mars 2003.

 

NDLR : Le capitaine Eugène Ngaikoisset est surtout tristement connu pour avoir conduit la mission « terre brûlée » à Paoua et sa région en 2006 que Bozizé lui a personnellement confiée. C’est cette mission d’incendie de maisons dans les villages et de massacre systématique des populations rurales et de la région accusées d’être complices de la rébellion de l’APRD, qui a valu à son commandant le surnom de « boucher de Paoua ». Plusieurs villages, à partir de Nana-Barya, Béboura, de Bémal jusqu’à la frontière avec le Tchad sur la route nationale n°1 et de Bétoko jusqu’à Paoua et Pougol sur l’axe Paoua Bocaranga, portent toujours les stigmates des différents passages de Ngaikoisset. Dans toutes les enquêtes sur les tristes événements de Paoua effectuées par les organismes de droits de l’homme (Amnesty International, Human Rights Watch, FIDH et autres ONG humanitaires), le nom de Ngaikoisset revient systématiquement et son nom figure en bonne place à la CPI à La Haye. Ce dernier bénéficiait jusqu’ici hélas, de la protection de celui-là même qui l’avait envoyé perpétrer les massacres de Paoua, à savoir François Bozizé.

 

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