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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 22:26




Joseph Binguimalet le faux pasteur, ici
 trônant déjà au DPI de décembre 2008

 

Qui est le prétendu pasteur qui vient dêtre désigné président de la commission électorale ?

« Pour se rapprocher de Dieu, il faut beaucoup pécher » avait dit Raspoutine. Ce dicton cadre parfaitement avec le parcours sulfureux du prétendu « pasteur » qui vient d’être porté à la présidence de la Commission Electorale Indépendante (CEI) à Bangui. De par la personnalité de l’intéressé, il s’agit d’une désignation qui ne peut honorer ni la RCA, ni crédibiliser le processus électoral qui est censé être enclenché dans ce pays. Selon un casting sans doute secrètement mis au point par Bozizé de concert avec l’intéressé qu’il a longuement reçu à son retour du Venezuela au Hilton de Roissy avant de  cheminer avec lui vers Bangui à bord du même vol d’Air France, la proposition de son nom devrait être faite par le potiche de premier ministre, Faustin Touadéra, histoire de sauver les apparences mais en réalité, c’est Bozizé qui l’a imposé à la tête de la CEI. Qui est en effet  Joseph Binguimalet ? Son pedigree est grosso modo à peu près ceci : chauffeur de l'Ambassade de la RCA à Paris, mécanicien ou ouvrier chez Peugeot, violeur de fille mineure, puis maison d'arrêt et enfin « pasteur autoproclamé ». Rien de bien reluisant en somme.

Débarqué à Paris venant de l’ambassade de la RCA de Moscou il y a un peu plus d’une bonne vingtaine d’années comme chauffeur mécanicien à l’ambassade de la RCA à Paris, Joseph Binguimalet n’a pas tardé à prendre conscience de la précarité de ses conditions de vie eu égard à la modicité du salaire qui n’arrivait que très irrégulièrement de Bangui. Très vite, il apprendra à faire de petites affaires, vendant ici et là des tas de choses pour tenter de joindre les deux bouts. Cet affairisme lui permettra d’interrompre définitivement ses fonctions auprès de l’ambassade pour se consacrer au business qu’il affectionne mais cet affairisme finira par le conduire brièvement en prison pour des raisons de redressement fiscal. A un moment donné, il s’est aussi retrouvé sur les chaines de montage d’automobiles chez Peugeot.

Entre temps il est accusé pour une affaire de mœurs. Il aurait en effet violé une fille mineure qu’il aurait lui-même adoptée. Ayant épousé une nièce du pasteur Paul Changé, aujourd’hui décédé, c’est celui-ci qui l’aurait intronisé pasteur au propre domicile même de Binguimalet alors que ce dernier n’a jamais mis pied dans une quelconque faculté de théologie ni le moindre institut biblique, tout comme le président pseudo pasteur Bozizé. Drôle de façon de devenir pasteur. Ils sont tous les deux adeptes de sectes et se comportent aujourd’hui comme deux larrons en foire. Binguimalet s’est progressivement transformé plutôt en agent de renseignement pour Bozizé, lui adressant souvent des fiches mensongères sur certains opposants à son régime vivant en exil en France.

C’est ainsi qu’en guise de récompense pour service rendus à Bozizé, il s’est retrouvé 1er vice président du présidium du Dialogue Politique Inclusif (DPI) en décembre 2008 à Bangui, juste après le président Pierre Buyoya. Au sortir de ce DPI, Binguimalet ambitionnait même d’être nommé premier ministre par son compère Bozizé. On ignore ce qui a fait finalement pencher la balance plutôt pour Touadéra. A certains proches, il n’est pas avare de confidences sur son ambition d’être un jour ministre de la République avant de mourir. En RCA hélas, tout est possible. Le procédé pour y parvenir consiste pour lui à tisser d’étroites relations avec certains dignitaires du régime comme Cyriaque Gonda et autres Sylvain Ndoutingai, leur offrant de temps à autres des cadeaux en costumes et autres chaussures de provenance de Paris.

Pour l’affairisme, Binguimalet s’est aussi spécialisé dans l’accompagnement à Bangui de certains « hommes d’affaires » qui voudraient acheter des diamants. Au passage, il perçoit ses commissions. C’est aussi cela la vie de pasteur selon Binguimalet. Leur complicité s’explique aussi en partie par la découverte de leurs attributs communs, à savoir se proclamer pasteurs sans avoir fait des études de théologie tout en faisant croire aux Centrafricains que la morale divine guiderait les pas des "dirigeants". Bozizé  lui, a été converti à sa secte du Christianisme céleste, où ils ont l’habitude de marcher pieds nus, lors de son exil à Cotonou dans les années 80 à 90. Dernièrement son gourou, un Béninois, s’était rendu à Bangui pour lui rendre visite et il a même dû retarder son départ pour la Libye de plusieurs heures afin de le recevoir ce jour là.

En revanche, dans la prétendue église de Binguimalet située quelque part près de Goussainville dans le Val d’Oise, on assiste en réalité à une véritable entreprise visant à racketter ceux et celles qui y vont. Ils sont régulièrement sollicités et mis à contribution pour payer les loyers de la maison du pseudo pasteur ainsi que pour lui fournir des costumes, cravates et autres chaussures à la mode, méthode de vulgaire gourou. Binguimalet se livre souvent à un vrai battage pour tenter de drainer du monde le dimanche dans son « église ».

Malgré cela, à peine une quarantaine de naïfs s’y rendent et souvent ne tardent pas à revenir de leurs illusions du début en ne revenant plus. Il s’agit essentiellement de certains compatriotes de Binguimalet de la région parisienne Il semble que la plupart de « ses fidèles » de la première heure on cessé de fréquenter cet endroit de perversion, dès l'instant qu'ils se sont aperçus qu'ils servaient de vache à lait aux disciples de Belzébuth. Il aurait même entamé la construction d'une église puis aurait laissé tomber le projet pour construire plutôt une maison pour lui-même. Certains fidèles de sa secte quelque peu mauvaise langue, vont jusqu’à supputer même qu'il s'est servi des offrandes de l'église à ses fins personnelles. Comble de fourberie, c'est maintenant son épouse qui gère ce véritable fonds de commerce, utile à l'accomplissement de leurs vils projets sur le dos d'honnêtes personnes, qui par bêtise ou naïveté, continuent de se faire duper en faisant confiance à ces "envoyés de Dieu » d’un autre genre, plutôt ces escrocs. Enfin, s’agissant toujours de Binguimalet, il serait à l’origine du limogeage par Bozizé de l’ancien premier ministre Elie Doté. Il aurait informé Bozizé de l’intention encore tenue secrète à l’époque, d’Elie Doté de s’emparer du Parti  de l’Unité Nationale (PUN) de Jean Paul Ngoupandé, perspective qui aurait sérieusement fait peur à Bozizé d’où l’éviction de Doté.

Un autre constat s’impose qu’aujourd’hui en Centrafrique, plusieurs institutions sont sous la coupe de pseudos pasteurs. Le président de la République est un pasteur autoproclamé qui s’appelle François Bozizé. La cour constitutionnelle est présidée par un proche du même Bozizé qui prétend lui aussi être un pasteur de l’église Béthel, un certain Marcel Malonga Ngrémangou dont le rôle a été décisif dans la recommandation et désignation de Binguimalet comme président de la CEI. Aujourd’hui, un « pasteur » sectaire comme lui, Joseph Binguimalet, vient d’être encore imposé par Bozizé à la présidence de la Commission Electorale indépendante (CEI) afin de mieux s’assurer son rempilage comme président. Enfin, un évêque récemment démissionné par le Vatican, Paulin Pomodimo, est nommé par Bozizé Médiateur de la République. Un autre faux pasteur est l’ancien directeur des œuvres universitaires de Bangui, Louis Ngaikoumon Oguéré que Bozizé vient de nommer ambassadeur au Cameroun. Il est pourtant accusé d’avoir détourné les fonds de campagne électorale de Mme Monique Bozizé. C’est la République de faux pasteurs et de vrais truands. Où va-t-on ainsi ? Dieu saura reconnaître les siens…

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique