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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 22:53

 

 

Bemba-Gombo.jpg

 

soldats-CEMAC.jpg

 

 

Le 14 juillet prochain s’ouvrira à la Cour Pénale Internationale de La Haye, le procès de Jean-Pierre Bemba qui fut chef d’une rébellion le Mouvement de Libération du Congo (MLC), à qui l’ex président centrafricain Ange Félix Patassé alors en grande difficulté avec la rébellion de son ancien chef d’état major des armées, un certain général François Bozizé,  avait fait appel, inaugurant ainsi l’interventionnisme extérieur dans le règlement  des problèmes centrafricano-centrafricains. Il fut alors énormément reproché au président Patassé d’avoir appelé à sa rescousse non pas une armée régulière mais à une rébellion.

Jean-Pierre Bemba sera appelé à la barre pour les crimes de guerre et exactions diverses, dont de nombreux viols de femmes commis par ses hordes lors de leur intervention à deux reprises sur le territoire centrafricain. C’est un secret de polichinelle que d’affirmer que le coup d’Etat du 15 mars 2003 contre le président Ange Félix Patassé par la suite, a été rendu possible à la suite d’un renversement d’alliance chèrement monnayée du même Jean-Pierre Bemba qui a lâché au dernier moment  l’ancien président Patassé pour pactiser avec le chef rebelle d’alors, François Bozizé. Aussi paradoxal que cela puisse paraître,  plus tard, c’est également un renversement d’alliance ou plutôt par la trahison du même François Bozizé qui a ordonné la saisine de la CPI par la justice centrafricaine, que Jean-Pierre Bemba a fini par être poursuivi, inculpé et mis en prison à La Haye.

C’est aussi en faisant appel à des mercenaires étrangers, essentiellement zakawa tchadiens, que François Bozizé avait commencé ses tentatives de prise de pouvoir par la force, d’abord en novembre 2001, puis en octobre 2002 et pris enfin le pouvoir le 15 mars 2003. Depuis lors, les mercenaires zakawa tchadiens ont non seulement détruit la RCA mais continuent de jouer un rôle important pour ne pas dire déterminant dans la sécurité rapprochée de Bozizé même s’il est donné à constater que ces derniers temps, celui-ci semble ne plus leur faire confiance comme au début de son arrivée au pouvoir.

A présent, candidat à sa propre succession après sept années de règne à la tête du pays, c’est encore à des troupes étrangères que Bozizé fait de nouveau appel, en l’occurrence  sud-africaines pour assurer sa protection et ougandaises pour « sécuriser » le sud–est de son pays. C’est la preuve qu’il n’a nullement confiance en l’armée nationale dont il s’est autoproclamé le chef suprême et est pourtant grandement responsable de l’état de déliquescence où elle se trouve aujourd’hui.

Après avoir recueilli 1% à l’élection présidentielle de 1993, Bozizé avait entamé une traversée du désert, obligé de faire du taxi brousse, que Patassé a interrompue en 1996 en le nommant d’abord Inspecteur général des forces armées puis quelques temps après chef d’état major chargé de restructurer l’armée nationale. Dans la réalité, Bozizé s’est plutôt employé à déstructurer et à piller l’armée nationale. A croire que c’était fait à dessein pour justifier a posteriori l’appel aux mercenaires et troupes étrangères.

 

Bozizé sous protection sud-africaine

Après la discrète visite en mars dernier de huit généraux sud-africains, dont le brigadier-général A.M. Sibango, c’est une force de plus de 1500 hommes de l’armée sud-africaine qui devrait être déployée en Centrafricaine pour protéger le régime de François Bozizé. Persuadé que l’Elysée a déjà « voté » pour son rival, Martin Ziguélé, pour la présidentielle fin 2010, Bozizé compte sur Joburg pour assurer sa survie.

Lettre du Continent n° 591 du 1er juillet 2010

 

NDLR : 1500 hommes ! Quel enjeu représente le pouvoir de Bozizé pour que des troupes régulières sud-africaines de cette importance puissent être déployées en Centrafrique. N’est ce pas plutôt des mercenaires mais avec quel argent Bozizé compte-t-il payer autant d’hommes ? Sans doute avec les milliards qu’il récolte à gauche et à droite…

 

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