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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 00:52

 

 

Bozize171108275.jpg

 

Les Centrafricains doivent tous exiger la fermeture de la prison spéciale de Bozizé Bossembélé (154 km de la capitale Bangui). En effet, comprendre que dans un pays disposant d’un appareil judiciaire fait d’institutions et juridictions dignes de ce nom, tenu par d’éminents magistrats, avec un Conseil de l’ordre et un barreau composés de brillants avocats, bref, toute la panoplie idoine d’un pouvoir judiciaire moderne, un soudard et potentat sanguinaire comme  Bozizé, devenu pourtant hors la loi, puisse se soustraire de ses véritables obligations et charges pour ériger en toute illégalité une prison spéciale à Bossembélé et se moquer de toute la nation comme il le fait.

Contrairement aux mensonges de Bozizé débités dans sa récente interview à Jeune Afrique, il existe bel et bien des prisonniers politiques en Centrafrique aujourd’hui. C’est le cas de toutes les personnes dont l’épouse du bâtonnier Me Balemby qui, avec bien d’autres, ont été  arbitrairement arrêtées et transférées à cette prison spéciale de Bossembélé et détenues comme prisonniers politiques après l’incendie du supermarché Rayan en dépit des honteuses dénégations de Bozizé selon lesquelles l’affaire de cet incendie ne serait pas une affaire d’Etat mais de simple droit commun.

Voici deux mois bientôt qu’a eu lieu cet incendie et que Bozizé demeure autiste et complètement sourd aux différentes requêtes des avocats du barreau de Centrafrique qui continuent de faire la grève des audiences après avoir enchaîné sit-in de protestation, envoyé un mémorandum à Bozizé et bien d’autres initiatives. Le bâtonnier Mario Stasi de Paris a également adressé une lettre au garde des Sceaux Laurent Ngon-Baba. Rien n’y a fait. Bozizé et sa clique restent de marbre et c’est toujours le statu quo. Ils ne semblent pas mesurer à leur juste valeur les dramatiques conséquences de la grève des audiences des avocats sur le fonctionnement du pays. C’est franchement scandaleux et inadmissible.

En ordonnant publiquement et officiellement sur les antennes de la radio et télévision nationales à ses services de sécurité de retrouver et capturer pour les dépecer Me Symphorien Balemby et Jean Daniel Dengou, Bozizé a contraint ces deux compatriotes et citoyens à la clandestinité. Le second a réussi à prendre le large et se trouve depuis en France où il a demandé l’asile politique. Quant à Me Balemby, il est toujours réduit à la clandestinité puisque les menaces d’arrestation et de mort proférées par Bozizé en personne continuent de peser sur lui.

Cette grossière et inadmissible immixtion de Bozizé dans une affaire de droit commun à laquelle il a voulu donner à dessein une dimension politico-judiciaire est bien la preuve que Bozizé a une conception des  rapports et du fonctionnement des institutions républicaines aux antipodes de celle qui devrait être celle d’un démocrate véritablement républicain. C’est d’autant plus étrange que ce monsieur est candidat à sa succession à la tête du pays. Sa réélection serait la pérennisation de ses pratiques d’un autre âge et ses méthodes dictatoriales et sanguinaires et fascisantes. Les Centrafricains doivent prendre garde de ne pas accorder leur suffrage à tel individu qui mise sur son fric, la force armée dont il dispose et la fraude électorale pour se maintenir indéfiniment au pouvoir.     

Semaine après semaine, Centrafrique-Presse, fort de ses sources d’informations sûres dans l’entourage même de Bozizé, dévoile au fur et à mesure la stratégie et les préparatifs en secret ainsi que ses autres dispositifs confidentiels de fraude électorale afin d’ouvrir les yeux des Centrafricains. Tout semble s’articuler autour de la ville garnison de Bossembélé progressivement transformée en ce que Bérengo fut jadis pour Bokassa. A Bossembélé, il y a une prison spéciale comme on en a parlé plus haut, Bozizé y a aussi stocké des armes de guerre en assez grande quantité – une bonne partie avait été emportée lors de l’attaque qui avait eu lieu le 13 février 2009 – et dernièrement des urnes destinées à être bourrées le moment venu en vue du hold-up et divers matériel électoral, des véhicules 4 x 4 et autres. Tout cela est inadmissible et démontre que :

LA PRISON SPECIALE DE BOSSEMBELE DOIT FERMER !

BOZIZE N’A PLUS RIEN A FAIRE A LA TETE DU PAYS, IL DOIT PARTIR !  

 

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