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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:47

 

 

 

 

Djotodia-vers-Sibut.jpg


 

RFI  mardi 19 mars 2013

 

En République centrafricaine, le délai de trois jours donné dimanche dernier par la rébellion de la Séléka aux autorités centrafricaines, pour répondre à ses revendications, expire mercredi 20 mars. Les rebelles menacent de reprendre les armes le jour même de la fin de l’ultimatum. Depuis dimanche, les deux parties n’ont toujours pas entamé de négociations. Le général Noël Léonard Essongo, Haut représentant du médiateur, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, lance un appel aux responsables de la Séléka.

 

La rébellion de la Séléka, qui retient, depuis dimanche dernier, cinq ministres issus de leurs rangs, à Sibut – à environ 160 km au nord de Bangui – estime que les accords de paix de Libreville ne sont pas respectés et demande – entre autres – la libération des prisonniers politiques, le retrait des troupes sud-africaines du pays et la levée des barrages.

 

« Ce n’est pas ce que l’on souhaite », assure le colonel Narkoyo, l’un des chefs militaires de la Séléka, « mais si nous n’avons d’autre choix, alors nous reprendrons les armes », a-t-il affirmé.

 

«  On attend, on attend, on ne nous a pas contactés  », a affirmé, de son côté, le colonel Bordas, l’un des porte-parole de la rébellion, joint par RFI, avant de poursuivre : « c’est au président, François Bozizé, de prendre l’initiative et de donner une réponse à nos revendications », a-t-il estimé.

 

Pour sa part, la présidence estime qu'il n'est pas possible d'entamer des discussions sous la menace. Selon Gaston Mackouzangba, porte-parole du président centrafricain, en lançant un ultimatum, la Séléka a choisi la logique de rupture. « On ne négocie pas dans ces conditions », a-t-il fait savoir avant d’ajouter : « on ne peut pas discuter l’arme sur la tempe », a expliqué le porte-parole du président Bozizé.

 

Joint par RFI, le général Essongo, médiateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso, indique, quant à lui, qu’il a bien tenté de joindre les ministres Séléka, retenus à Sibut, mais sans succès. Il lance un appel aux responsables de la Séléka.

 

Général Noël Léonard Essongo  Médiateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso

 

« Les médiateurs demandent que la Séléka ne puisse pas entreprendre quoi que ce soit pouvant compromettre les accords de Libreville ».

 

 

 

NDLR : Le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE a fait une déclaration ce soir à Bangui que CAP ne sera en mesure de publier que dans sa parution du mercredi  dans la journée. En résumé, il appelait tout le monde à respecter les Accords de Libreville dont seule l'application par toutes les parties prenantes permettra à notre pays de retrouver une paix durable et de sortir de la crise. 

 

Toujours selon nos informations d'une source proche de Bozizé ayant requis l'anonymat, celui-ci devrait également faire ce mercredi une déclaration à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum de Séléka.  Il faut souhaiter que ce ne soit pas encore des propos incendiaire comme Bozizé en a l'art et qu'il saura prendre l'exacte mesure de la gravité de la situation dans laquelle son entêtement inutile et son sens de la roublardise a plongé le pays.

 

Il devrait vraisemblablement et selon nos sources et  lâcher du lest sur au moins deux revendications de Séléka notamment celle sur la libération des prisonniers et à propos du réajustement de la composition du gouvernement avec quelques portefeuilles supplémentaires concédés à Séléka. Si cela se confirme, il reste à savoir si Séléka s'en contentera ou maintiendra sa position sur la satisfaction de ses autres revendications. On ne devrait plus tarder à être situé avec le compte à rebours et l'expiration de l'ultimatum.     

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