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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 22:34

 

 

Pomodimo.jpg

 

 

 

A quoi cela sert-t-il de nommer un Médiateur de la République si on se refuse à lui faire recours ?  C’est la situation dans laquelle Bozizé veut confiner Mgr Paulin Pomodimo qu’il soupçonne voire accuse sans le dire, d’être complice des opposants. Actuellement, devant la perspective imminente de vide juridique à la tête du pays n’est ce pas le moment et l’occasion indiqués pour que le Médiateur de la République puisse jouer son rôle ? Voilà la question incontournable qui se pose sur la situation de Mgr Paulin Pomodimo. La présente initiative de l’opposition regroupée au sein du Collectif des Forces du Changement est une excellente chose et place Bozizé devant ses responsabilités, lui qui a fait plutôt le choix de violer la constitution pour faire proroger son mandat par voie parlementaire, ignorant purement et simplement par la même occasion l’existence même de ce Médiateur de la République que personne ne lui imposé mais qu’il a nommé lui-même. Le consensus est préférable à tout mais Bozizé n’entend pas cela de cette oreille et aime plutôt créer inutilement des problèmes sur la scène politique nationale.

 

Rédaction C.A.P

 

-------------------------------------------------------

 

 Collectif des Forces du Changement (CFC)

 

 

A

Son Excellence,

Mgr Paulin POMODIMO

Médiateur de la République

 

BANGUI

 

 

Objet : Médiation en vue d’un règlement Politique de la crise

      de légitimité du pouvoir de l’Etat.

 

 

Monsieur le Médiateur,

 

 

Le Collectif des Forces du Changement (CFC) a l’honneur de solliciter le parrainage du Conseil National de la Médiation, en tant qu’Institution en vue de régler dans la paix et la concorde nationale, la question de la légitimité liée à l’expiration du mandat du Président de la République et de celui de l’Assemblée Nationale au regard du report des élections présidentielles et législatives.

 

En effet, faut-il le rappeler, les dispositions pertinentes de la Constitution de notre pays, imposent l’organisation des élections présidentielles et législatives 45 jours au moins et 90 jours au plus, avant les termes des mandats du Président en exercice et des députés en fonction.

 

Afin d’atteindre ces objectifs, le Dialogue Politique Inclusif (DPI) avait formulé des recommandations qui, si elles étaient appliquées auraient épargné à notre pays la grave crise institutionnelle qu’il s’apprête à connaître les 3 et 11 juin 2010.

 

L’impréparation, l’amateurisme, tant au niveau du Gouvernement qu’à celui de la Commission Electorale Indépendante (CEI), ont conduit la République Centrafricaine dans une impasse politique constatée très tardivement le jeudi 29 Avril 2010 par le Président de la République devant la classe politique et la Communauté Internationale,  malgré les nombreux appels et avertissements de l’opposition centrafricaine.   

 

Alors que le Collectif des Forces du changement a adopté une attitude responsable en prenant solennellement l’engagement devant le Peuple Centrafricain souverain et la Communauté Internationale de s’accommoder du maintien en fonction jusqu’aux élections du Président de la République  par la signature d’un Accord Politique, le Chef de l’Etat a choisi la voie de la révision de l’article 24 de la Constitution, qui aux termes de l’article 108 de la loi fondamentale est une disposition non révisable.

 

Le projet anticonstitutionnel ainsi proposé aux députés consacre une prorogation du mandat du Président de la République pour une durée indéterminée !

 

Le Président de la République ayant saisi le 24 Avril 2010 la Cour Constitutionnelle qui a rendu un avis favorable le 26 Avril, la réunion du 29 Avril 2010 au Palais de la Renaissance à défaut d’être sans objet, était une tragi- comédie.

 

Le projet de loi constitutionnelle, portant révision de la constitution est donc en discussion actuellement à l’Assemblée Nationale.

 

Le Collectif des Forces du Changement :

 

1-  Rejette la procédure de révision Constitutionnelle ;

2-  Réaffirme sa position en ce qui concerne la signature d’un accord Politique entre les différentes entités parties prenantes au Dialogue Politique Inclusif (DPI) et le Président de la République en vue de garantir la paix civile en République Centrafricaine.

 

Le Collectif des Forces du Changement demande au Médiateur de la République d’ouvrir sans délai, les discussions entre tous les acteurs politiques de la République Centrafricaine en vue de régler consensuellement le problème de la légitimité du pouvoir au sommet de l’Etat. 

 

Veuillez agréer Monsieur le Médiateur de la République, l’expression de notre haute considération.

                                 Fait à Bangui, le  05 Mai 2010

 

Copies :

-         Président de la République

-         Président de l’Assemblée Nationale

-         Premier Ministre

-         Ambassades

-         Organisations Internationales

 

 

Ont signé

       

 

A.S.D                                           LÖNDÖ                                          APRD

 

Mme Gotto-Gaziamodo          Ferdinand Dago                          J.J. Demafouth

 

  

A.D.P                                            M.L.P.C                                         C.R.P.S

 

Kezza Koyangbo                        Martin Ziguélé                         Nicolas Tiangaye

 

 

 

 F.C.                                               RDC                                            PATRIE

 

Timothée Malendoma               Louis Pierre Gamba                Lié A. Ouanikolo

 

signatures-CFC-saisine-Mediateur.jpg

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