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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 02:05

 

 

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Des tueries de l’Ouganda à la République centrafricaine en passant par le Soudan et la RDC   

Bangassou/Kinshasa, 30 mars 2010 (Apic) La sanglante "Armée de Résistance du Seigneur" (LRA), le groupe armé ougandais fondé en 1998 par Joseph Kony et accusé récemment par l’ONG "Human Rights Watch" d’avoir commis de très graves atrocités dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, est également actif au Soudan et en République Centrafricaine.

Le 21 mars, un groupe de la LRA a frappé la ville de Rafai, dans le Sud-Est de la Centrafrique. Mgr Juan José Aguirre Munos, évêque de Bangassou depuis 12 ans, a donné des détails de ce raid sanglant à l’agence vaticane "Fides". La ville de Rafai, à 150 km de Bangassou, en République centrafricaine (RCA), a été attaquée le dimanche 21 mars par les rebelles de la LRA (Lord’s Resistance Army).

"Ce ne sont que des barbares criminels"

 

 

RDC: Le "massacre" de la LRA

JDD 29 Mars 2010  

Considérée comme l'une des milices les plus violentes du monde, l'Armée de résistance du seigneur (LRA), qui organise la rébellion contre le pouvoir ougandais, est accusée, par l'ONG Human Right Watch (HRW), d'avoir perpétré un massacre en RDC. Ce qu'elle nie fermement.

LRA, trois lettres qui font trembler en Afrique australe. Emmenée par son sanguinaire chef Joseph Kony - poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) - la milice ougandaise est considérée comme l'un des violentes au monde. Responsable de plusieurs milliers de morts depuis 1983 et le début de son soulèvement, elle est notamment accusée d'enlever des enfants pour en faire de combattants ou des esclaves sexuels. Depuis plus de vingt ans, la LRA cherche à s'emparer du pouvoir afin de soumettre l'Ouganda aux Dix commandements bibliques. Pourchassés par l'armée régulière ougandaise - aidée dans sa tâche par une force multinationale (Monuc) sous mandat de l'ONU – ses combattants sont aujourd'hui éparpillés dans plusieurs pays: au Soudan, en République centrafricaine et surtout en République du Congo, où elle a pris pied en 2005.

Or, c'est précisément dans le nord-est du pays que ces "fous de Dieu" auraient commis un véritable "massacre" entre le 14 et le 17 décembre derniers. Selon l'ONG Human Right Watch, la LRA aurait tué plus de 300 personnes et en aurait enlevé 250 lors de raids menés dans plusieurs villages. "Ces quatre jours d'atrocités démontrent que la LRA reste une menace grave pour les civils et non un groupe affaibli, comme le prétendent les gouvernements ougandais et congolais", en conclu l'organisation qui réclame, dans un rapport publié dimanche, davantage d'efforts humains et matériels pour venir à bout de la rébellion. Se tournant, notamment, vers les Etats-Unis – qui possèdent eux un commandement militaire dans la région, l'Africom - HRW réclame "une attention de tous les instants et des mesures audacieuses nécessaires au développement et à la mise en place d'une stratégie régionale globale qui dissiperait la menace de la LRA".

La LRA contre-attaque

La veille, l'ONU avait, au contraire de l'armée ougandaise, plus sceptique, confirmé elle-aussi l'existence d'exactions dans la région de Makombo, dans le district du Haut Uélé, à la mi-décembre. "Nous avons la confirmation d'au moins 290 morts et 150 enlèvements", déclarait la responsable onusienne, Liliane Egounlety. Plus largement, les Nations unies ont fait état de plus de 1.200 civils tués par la LRA depuis 2008. Dernière tuerie en date, le 22 mars dernier, une série de raids dans l'extrémité orientale de la République centrafricaine a provoqué la mort d'au moins dix personnes. Autant dire, à la lumière de ces événements, que la situation est loin d'être sous contrôle dans cette vaste région d'Afrique australe, alors que le retrait progressif des soldats de la Monuc doit débuter au plus tôt à partir de juin 2011.

Un départ évidemment souhaité par une LRA, qui, lundi, rejette en bloc les accusations portées contre elle durant le week-end. "Ces accusations de massacres qui arrivent avec quatre mois de retard sont fabriquées de toutes pièces par les ONG prônant la guerre", a déclaré Justine Labeja, porte-parole de la milice, basée à Nairobi. "Les Nations unies sont en train de se faire chasser du Congo contre leur volonté mais ils cherchent à nous utiliser comme excuse pour rester", enchéri le colonel Michael Anywar, un responsable de la LRA lui aussi basé à Nairobi, qui accuse ici l'ONU de stationner en RDC au seul motif que le pays possède de riches ressources en minerai…

 

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