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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:33

 

 

 

rebelles-rca.jpg

ex-rebelles de l'APRD; Laurent Djim-Woie ici au centre

 

 

RFI   jeudi 24 janvier 2013

 

De notre envoyé spécial à Bangui

 

En Centrafrique, la Seleka exige la libération de tous les prisonniers politiques. La semaine dernière, le président François Bozizé a promis qu’il était prêt à libérer tous ces détenus, mais il a demandé en contrepartie aux rebelles de se conformer à l’accord de Libreville en cantonnant leurs hommes. Pendant ce temps, les prisonniers attendent.

 

En raison de ses maigres moyens et de la tension qui régnait alors dans Bangui, Clarisse Ngamba savait que cette année, Noël ne serait pas fastueux. Cependant, elle ne s’attendait pas à vivre un tel calvaire. Le mois dernier, son compagnon Laurent Djim-Woïe, un ancien cadre de l’ex-rébellion de l’Armée populaire pour la restauration de la République et de la démocratie (APRD), a été arrêté par la garde républicaine et transféré à la section recherche et investigation de la gendarmerie.

 

« Il a été arrêté le 24 décembre. Je suis partie là-bas le matin, je l'ai vu. Il avait des blessures partout. On dit qu'il est le chef rebelle de Paoua. Mais les gens de Paoua ont déjà déposé les armes », s'insurge la compagne de Laurent Djim-Woïe. D'après elle, il est détenu en dehors de toute procédure judiciaire.

 

A Bangui, d’autres familles vivent dans l’effroi, incapables d’obtenir la moindre information sur le sort de leurs proches portés disparus. Combien sont-ils ? Impossible à dire. Selon nos informations, le Comité international de la Croix-Rouge n’a toujours pas eu accès à plusieurs centres de détention, dont la prison militaire de Bossembele, que les Centrafricains ont surnommée Guantanamo.

 

 

 

NDLR : Des prisonniers politiques en Centrafrique aujourd'hui, il n'y a pas Laurent Djim-Woie et il n'y en a pas qu'à la SRI. Il y en a encore et toujours dans les geôles du camp de Roux et au "Guantanamo" de Bossembélé. Les accords de Libreville demandent pourtant clairement leur libération immédiate. Tout cela n'est pas de nature à ramener le calme et la paix dans le pays. Le jeudi dernier lors de la réunion théâtrale de Bozizé au palais, il avait été interpelé par Michel Djotodia au sujet de la libération des prisonniers politiques mais jusqu'ici, rien ne se fait. Quid du sort de Serge MAGNAN ? Le Centrafricain MACKPAYEN est toujours détenu au camp de Roux et sa santé se détériore compte tenu de ses antécédents cardiologiques. Son procès avait brutalement interrompu et puis plus rien. Son cas est précisément celui d'un prisonnier politique et entre dans la situation de ceux qui doivent être libérés au plus vite ainsi que ceux nombreux de la prison spéciale et personnelle de Bozizé à Bossembélé. C'est un scandale ! Qu'attendent les organisations de droits de l'homme et la Croix Rouge pour mettre les projecteurs sur ces cas manifestes de violation de droits de l'homme.   

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