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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 01:55

 

 

 

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 l'escroc Patrice Edouard Ngaissona

 

 

 

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le ministre des sports Jean Serge Bokassa

 

 

Une enquête de la rédaction

 

 

La sortie du ministre des sports la semaine qui vient de s’écouler a achevé de convaincre ceux qui en doutaient encore que la conquête de la présidence de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF) par un certain Patrice Edouard Ngaïssona n’avait nullement pour objectif la relance du foot centrafricain mais bel et bien l’enrichissement illicite de celui-ci sur le dos du football, des footballeurs et de l’Etat centrafricains.

 

C’est de façon tout à fait incidente que les projecteurs ont été braqués sur le football centrafricain. En effet, pour avoir mis en place un comité chargé de regarder la gestion des ressources générées par le foot, le ministre des sports Jean Serge Bokassa a déclenché l’ire de la FIFA - saisie par la FCF – qui va non seulement accuser le ministère d’ingérence dans les affaires de la fédération mais aussi menacer de mettre cette dernière au banc de la communauté footballistique mondiale.

 

Saisissant cette menace au bond, M. Ngaïssona choisira le canal des micros pour stigmatiser le ministre et se répandre sur lui dans un registre qui heurte la civilisation, l’éducation et le bon sens. Poussé ainsi dans ses retranchements et excédé, Jean Serge Bokassa a choisi de lui donner le change dans les mêmes formes – mais pas dans le même registre – peu importe ce qui adviendra. On est en bozizie il ne faut pas l’oublier et Ngaïssona est un pur poil du sérail.

 

La sortie du ministre a permis de mettre en évidence des pratiques mafieuses confinant à la prédation caractérisée par les fausses factures, les surfacturations, les doubles factures et surtout les détournements de fonds et les mélanges de portefeuilles. Les montants annoncés par le ministre donnent froid dans le dos : plus de 400 millions de FCFA sollicités du gouvernement pour le match amical contre Malte alors que celui-ci est entièrement pris en charge par les organisateurs ; plus de 350 millions FCFA pour le match contre l’Egypte, etc. Pour ce dernier, le comble, c’est que le budget se trouve encore sur le bureau du ministre mais que son double est déjà soumis en conseil de ministres. Par qui a-t-il été introduit jusque là-bas ?

 

Il n’en faut pas plus pour se convaincre que la lutte engagée par Ngaïssona contre Thierry Kamach alors Président de la FCF ne visait qu’un seul objectif, s’enrichir. En se berçant ainsi de l’illusion qu’il est un proche parent de Bozizé et que sa seule présence à la tête de la fédération faciliterait les décaissements des budgets aussi fantaisistes que fictifs sans le moindre risque pour lui, M. Ngaïssona a perdu de vue la réalité financière des caisses de l’Etat, leur vacuité du fait de la prédation de ses parents.

 

C’est ainsi qu’à plusieurs reprises, ; il lui a fallu emboucher la trompette, par radio KNK interposée, pour mettre la pression sur le gouvernement afin d’obtenir tardivement le moindre décaissement, soit pour interner l’équipe nationale, soit pour payer les titres de transport et se rendre aux compétitions internationales. Bien souvent, on rapporte que c’est le Président de la République qui a donné « personnellement » x montant….ou que c’est le Président de la FCF qui mis, « personnellement » lui aussi, la main à la poche pour rendre telle ou telle action réalisable. Où tous les deux trouvent-ils cet argent ?

 

Face à la persistance de cette pratique - qui risque de les ruiner – qui tend à devenir la règle désormais, M. Ngaïssona montre des signes d’agacement et l’idée d’une démission lui frôle par moments l’esprit.

Bozizé se plaignant d’avoir mis en un an plus de 2 milliards de F CFA dans toutes les compétitions sportives confondues et que seuls le foot et le basket ont à eux deux, bénéficié de la plus grosse part de cette somme – pour des résultats décevants – M. Ngaïssona en a conclu que c’est peut-être la fin des haricots.

 

La conclusion d’un contrat avec un entraineur français (Jules Accorsi) et la gestion irresponsable et honteuse qui en a été faite – y compris au plus haut sommet de l’Etat – a mis en évidence l’incompétence de M. Ngaïssona, son manque de vision et son irréalisme, connaissant les capacités financières de l’Etat sous le gouvernement de son parent de Président de la République, François Bozizé.

 

A l’opposé, il est tout aussi surprenant qu’incompréhensible que des intellectuels de haut niveau dont un banquier tels que MM. Célestin Yanindji et Grégoire Zowaye s’acoquinent avec un tel personnage et une telle médiocrité au risque de voir leurs noms et leurs images être associés à une telle calamité. En choisissant de servir de faire-valoir dans un tel système, ces deux compatriotes ont pris un risque insensé dont il est temps qu’ils y mettent un terme.

En tout état de cause, les jours et les semaines à venir ne manqueront pas de nous fournir des éléments nouveaux sur le bras-de-fer FIFA/Ministère des Sports.

 

La Rédaction C.A.P

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