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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 22:51




 

Saifee Durbar l’homme d’affaires indo-pakistanais, ami et ancien conseiller spécial du président François Bozizé qui avait même fait de lui vice-ministre des Affaires étrangères et de la coopération de la République Centrafricaine accusé d’escroquerie et de montages financiers, qui était condamné par les tribunaux français et qui vivait à Londres, a finalement été extradé en France et écroué depuis mardi dernier à la prison de Fleury-Mérogis en région parisienne.

L’homme d’affaires a été reconnu coupable par la justice française d’avoir fait miroiter à des investisseurs des rendements mirifiques, puis d’avoir fait main basse sur ces fonds. Le dossier évoque notamment des sociétés fictives, des pierres précieuses et des banques à capitaux iraniens, pour plusieurs millions de dollars détournés.

Réclamé depuis longtemps avec insistance par le gouvernement français afin qu’il purge sa peine en France où il a été condamné en 2006 par le tribunal de grande instance de Paris à trois ans de prison ferme et 375 000 euros d’amende pour tentative d’escroquerie, il a vu cette condamnation confirmée en appel en 2007. Malgré cette condamnation, Saifee Durbar, a été nommé au gouvernement centrafricain avec résidence à Londres le 19 janvier dernier par le président Bozizé, poste qui lui a conféré l’immunité.

Le chef de l’Etat centrafricain est intervenu auprès des autorités françaises à plusieurs reprises pour obtenir l’annulation du mandat d’arrêt lancé contre Saifee Durbar qui s’était retiré à Bangui après le premier jugement, mais toutes les tentatives de Bozizé sont restées lettre morte.

Devant les énormes pressions françaises et des institutions de Bretton Woods et eu égard aux perspectives du gouvernement centrafricain d’être admis au club des pays ayant atteint le point d’achèvement à l’initiative PPTE, Bozizé a fini par revenir sur le décret de nomination de Durbar comme vice ministre des affaires étrangères pratiquement à la veille de l’examen du dossier centrafricain à Washington en juillet dernier.

A Bangui, le nom de Saifee Durbar revenait dans plusieurs affaires difficiles à cerner qui touchent au diamant, à l'or, au fer ou aux mines d'uranium de Bakouma. Durbar qui fut aussi conseiller de l’ancien président Patassé a également entravé les activités et les perspectives en RCA du groupe français Areva, obtenant même un permis d'exploration dans la même zone que la société française.

Maintenant qu’il dort en prison en France, Durbar n’a plus rien à perdre et va sans doute se mettre à table à propos de ses complices comme Sylvain Ndoutingai, Richard Ondoko et même François Bozizé quant à leurs activités mafieuses en tout genre. Cet homme exerçait sur Bozizé une espèce de fascination malsaine.  

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