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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 18:40

 

 

 

Eugène Ngaikoisset

 

 

L’ex capitaine Ngaïkoisset rend visite à Ndeke Luka et s’explique

 Radio Ndéké Luka Vendredi, 08 Juillet 2011 13:55

L’ex capitaine des forces navales de l’Armée centrafricaine Eugene Ngaïkoisset brise le silence. Des informations véhiculées à Bangui et par certains médias internationaux affirment qu’il s’est évadé de la prison du Camp de Roux à Bangui et qu’il se trouverait au Tchad. Que nenni ! Le désormais Sous-lieutenant a rendu visite ce vendredi 8 juillet à Radio Ndeke Luka pour démentir toute rumeur sur sa fuite.

« Je ne suis pas évadé d’une quelconque prison » a déclaré le Sous- lieutenant Eugene Ngaïkoisset. « Je suis nationaliste et je laisse la justice de mon pays faire son travail », a-t-il ajouté.

Selon  l’ex capitaine, «  à propos de ce dont on m’accuse, je n’ai fait que mon travail et je n’avais aucune intention de créer un quelconque scandale. Je ne me suis évadé. Quand j’ai appris sur les ondes de la radio nationale que je suis rétrogradé, j’ai trouvé cela injuste. C’est une double punition. Etre arrêté et ensuite être rétrogradé. Je ne l’accepte pas et c’est pourquoi j’ai décidé de rentrer chez moi. Plus grave encore, ceux qui m’ont sanctionné, ne m’ont même pas permis de m’expliquer. Or je voulais éviter que la population excitée s’en prenne aux frères d’armes français. Je les ai fait escorter jusqu’à la gendarmerie

En guise de rappel, le capitaine Eugène  Ngaïkoisset, compagnon d’armes du chef de l’Etat centrafricain et « libérateur » a été mis aux arrêts de rigueur sur instruction du président François Bozizé. Mercredi 6 juillet, un décret présidentiel l’a rétrogradé au grade de sous-lieutenant. L’ex-capitaine aurait giflé un élément de l’armée française, suite à un banal accident de la circulation sur l’avenue des Martyrs à Bangui.

 

NDLR : La RCA de Bozizé est devenue une véritable jungle. C'est la loi du plus fort qui prévaut désormais. Qu'y-a-t-il d'étonnant que quelqu'un qui a tué plusieurs Centrafricains à Paoua et sa région sur ordre personnel de Bozizé sans jamais être inquiété ne puisse pas se révolterparce qu'on lui inflige une double peine pour une simple gifle qu'il a appliquée à un militaire français ? Voilà le paradoxe de la situation créée par Bozizé lui-même. Bozizé a fabriqué des monstres qui se retournent maintenant contre lui.

Après le turbulent colonel Issa Namboro Ketté qui avait failli l'abattre au camp de Roux avec l'arme du grand frère de Ndoutingai, voici venu le tour de Ngaikoisset alias "le boucher de Paoua" qui entre lui aussi en rébellion. Ainsi va aujourd'hui la RCA. Quand prendra fin tout ce désordre ?

Aux dernières nouvelles, Bozizé vient d'éloigner le turbulent Issa Namboro Ketté du pays en le nommant comme attaché militaire auprès de l'ambassade de la RCA au Viet-Nam. A-t-il enfin compris qu'il doit se débarrasser un à un de ses anciens compagnons de rébellion qui ont pour la plupart du sang sur les mains et qui osent surtout proclamer partout ou bon leur semble que sans eux, il ne serait jamais arrivé au pouvoir.

Les tristement célèbres Dogo et Yango Kapita  ne sont plus. Il reste les Ngaikoisset, Olivier Koudémon alias Gbangouma, le fils de Willibona alias "John Sallé", Issa Namboro Ketté, Vianney Semndiro et bien d'autres encore, prétendus "libérateurs" dont le simple prononcé du nom suscite indignation et  jette un grand discret sur le régime de Bozizé eu égard à leurs exactions et crimes divers. ne sont pas en reste les propres enfants de Bozizé  de sinistre réputation comme Rodrigue Bozizé, Papy Bozizé, Djodjo Bozizé, Franklin Bozizé et Jean Francis Bozizé pour ne citer que ceux-là, dont les exactions défrayent aussi la chronique.  

 

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