Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 03:35


ZOBIZE.jpg

 

APA Bangui 03-03-2010 (Centrafrique) Le collectif des forces de changement a rejeté le décret portant convocation du corps électoral pour les élections présidentielles et législatives, le 25 avril prochain, a appris APA.

« Le Collectif des Forces du Changement considère la signature du décret convoquant le corps électoral, comme une fuite en avant et la matérialisation d’une volonté de saboter le processus d’élections apaisées », a déclaré le président du collectif, Me Nicolas Tiangaye, au cours d’une conférence de presse, mercredi à Bangui.

Me Tiangaye a exigé la publication du ‘’rapport du 23 février 2010 relatif à l’état d’avancement de la préparation des élections législatives et présidentielles de 2010’’, pour la transparence dans toutes les opérations électorales.

Selon lui, il ne s’agit pas d’un rapport du bureau, mais d’un rapport débattu et adopté en séance plénière par l’ensemble des 31 membres de la Coordination nationale de la commission électorale indépendante.

« Les mandataires révoqués n’ayant plus aucune légitimité politique et juridique pour engager les entités mandantes, les nouveaux représentants n’ayant pas encore prêté serment et n’ayant pas encore pris leurs fonctions à la CEI, tout rapport élaboré, sans débats, au niveau de toutes les entités selon la règle du consensus adoptée depuis le Dialogue politique inclusif (DPI) est nul et nul effet », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, il a rappelé que la pacification du pays et l’aboutissement du programme Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) constituent un préalable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national.

« Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l’âge de voter, huit préfecture sur les seize que compte le pays sont le théâtre de conflits armés (Ouham, Ouham -Pendé, Nana Gribizi, Bamingui Bangoran, vakaga, Haute Kotto et depuis peu le Haut Mbomou et le Mbomou », a-t-il ajouté.

« Selon les rapports des ONGs humanitaires, quelque 300. 000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs », a-t-il relevé, soulignant qu’en décembre 2009, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan).

Le collectif des Forces de changement regroupe l’Union des forces vives de la Nation (UFVN-opposition démocratique), les Autres Partis (Forum civique, Convention républicaine pour le progrès social).


Elections le 25 avril: la Centrafrique pas prête

BANGUI AFP / 03 mars 2010 22h35 - Une coalition de plusieurs partis de Centrafrique a "exigé" mercredi dans une déclaration "le retrait" du décret qui fixe les élections présidentielle et législatives au 25 avril, en expliquant que le pays n'est pas pacifié et n'a pas procédé au recensement électoral.

Le Collectif des forces du changement, regroupant l'opposition, des formations centristes et des ex-rébellions, "exige le retrait pur et simple du décret présidentiel du 25 février convoquant le corps électoral" pour le 25 avril, dans cette déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Me Nicolas Tiangaye.

Le message a été signé par l'opposition et les formations centristes, mais pas par les ex-rébellions. Jean-Jacques Demafouth, habilité à parapher en leur nom, était absent de Centrafrique. Il devrait y être de retour jeudi, selon son entourage.

Le collectif soulève plusieurs questions sur la préparation des scrutins, la sécurité, les populations de déplacés et réfugiés, et considère que tenir des scrutins dans ces conditions est "une fuite en avant et la matérialisation d'une volonté de saboter le processus d'élections apaisées".

"La pacification du pays et l'aboutissement du programme DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion des ex-rebelles) constituent un préalable à un recensement électoral fiable" sur le terrain, estime-t-il.

"Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l'âge de voter, huit préfectures sur 16 que compte le pays sont le théâtre de conflits armés. (...) Aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population", ajoute-t-il.

D'après des organisations humanitaires, "quelque 300.000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs. En décembre 2009, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins : 74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan", poursuit-il, soulignant que "le nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives" n'est pas connu.

Les élections générales doivent être organisées "selon les standards internationaux en vue d'aboutir à des résultats crédibles, transparents, incontestables, déclare le Collectif, qui formule d'autres revendications.

Il exige notamment "la mise en oeuvre immédiate du programme DDR", "la publication du texte relatif au découpage des circonscriptions électorales" et "l'organisation sur toute l'étendue du territoire national et dans les ambassades du recensement en vue de mettre à jour une liste électorale fiable".

Le 28 février, un de ses responsables avait affirmé que la coalition rejetait "en bloc" le décret du président François Bozizé. Selon ce texte, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril.

(©)



NDLR : Peu après le point de presse du Collectif des Forces du Changement, un autre décret signé de Bozizé portant découpage des circonscriptions  pour les élections législatives a été lu à la radio nationale. C'est grosso modo le même découpage qu'en 2005 avec les mêmes aberrations consistant à ne pas tenir compte de la démographie de certaines villes, régions ou arrondissements de la capitale. Exemple : le 8ème arrondissement de Bangui qui compte plus de 84.000 habitants n'a qu'un seul siège occupé d'ailleurs frauduleusement depuis 2005 par un cousin de Bozizé un certain Willibona Kocys du KNK, qui est en même temps président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle et distributeurs attitré des fréquentes enveloppes d'espèces sonnantes et trébuchantes du pouvoir pour soudoyer les députés afin qu'ils fassent passer des lois iniques et antinationales. Il va sans dire que ce décret pose encore le même problème que soulève le Collectif des Forces du Changement à savoir son illégalité. Elle est due au fait que ce n'est pas sur proposition du rapport de la CEI comme le prescrit le Code électoral qu'il a été pris mais sur proposition du singleton vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui ne représente plus que sa modeste personne et qui n'est donc plus légitime mais continue de signer illégalement des documents qui n'ont aucune valeur juridique mais s'entête à le faire. Voilà comment Bozizé et son complice et homme de main Binguimalé qu'il ne veut pas lâcher cherchent à saboter les élections et créer des troubles inutilement.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique