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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 03:12


Joseph Binguimalé


 

Après avoir dressé lors d’une conférence de presse donnée ce jour à Bangui, un impitoyable catalogue de toutes les violations du code électoral commises par le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé et dénoncé « son incompétence notoire et sa  moralité douteuse », le Collectif des Forces du Changement a fermement et clairement renouvelé son exigence du départ de la tête de la CEI du personnage de Binguimalé. Pour le CFC cette démission est désormais une question non négociable du fait de sa partialité manifeste à l’égard du pouvoir de Bozizé.

Il invite donc Bozizé qui a tout fait pour l’imposer, de s’arranger pour « désigner une autre personnalité neutre qui sera élue par toutes les entités en vue de conduire dans la sérénité le processus électoral » conclut le mémorandum du CFC qui menace clairement « de se retirer du processus électoral si toutes les conditions d’une élection libre, transparente et crédibles ne sont pas réunies. »

Est-il normal et acceptable qu’à cause d’un seul personnage, tout le processus électoral soit en panne  actuellement en Centrafrique ? Comme manifestement tout le dispositif de fraude et du hold-up électoral de Bozizé repose sur sa complicité avec Binguimalé, on comprend dès lors aisément que le candidat président ait autant de difficultés à se séparer de son homme de main. Bozizé doit pourtant comprendre qu’il a fait un mauvais choix en s’attachant la confiance de ce prétendu « homme de Dieu » qui n’est en fait qu’un parvenu en mal de notoriété et d’enrichissement personnel. Sa cupidité et sa folie des grandeurs sont sans limites.

Si tôt sa prise de fonction effectuée, il va se signaler par une scandaleuse histoire de lit qui coûte 6 millions de F CFA qu’il voulait se faire acheter sur le budget de la CEI. Il fera par la suite un démenti qui n'a convaincu personne selon lequel,  le lit en question valait dix fois moins. Qu’à cela ne tienne, cela a donné déjà une idée précise de la nature sulfureuse du personnage. Très tôt aussi, il va s’illustrer également par son goût du secret avec son commanditaire Bozizé.

Celui-ci l’envoie effectuer des missions secrètes à l’étranger comme ce déplacement début février dernier à Khartoum, flanqué de son dircab et du DG adjoint de la police nationale sans que quiconque à la CEI n’en soit informé. On finira par apprendre qu’ils étaient allés, à la demande de Bozizé qui en avait préalablement parlé à son homologue soudanais en marge du sommet de l’UA à Addis-Abeba, remettre aux autorités soudanaises le budget des élections. Mystère !

Pourquoi rechercher des financements en dehors des circuits normaux alors que les partenaires habituels au développement et autres pays amis de la RCA ont pourtant accepté et déclaré leur intention de contribuer au financement des élections ? Derrière la tête de Bozizé et Binguimalé, l’idée a déjà germé qu’ils doivent tout faire pour se passer de cette contribution financière de la communauté internationale qu’ils considèrent comme étant trop tatillonne dans le décaissement de cette aide.

Alors que même le premier ministre centrafricain ne dispose pas officiellement d’un médecin personnel, Binguimalé en fait recruter un pour sa personne. Il s’attache également les services d’un dircab qui n’est pas davantage plus éclairé que lui et qu’il se permet même d’envoyer en mission le représenter alors que celui-ci n’est pas membre de la CEI. Leurs productions écrites, limitées à des communiqués de presse et quelques courriers sommaires, sont rédigés dans une pitoyable langue de Molière émaillée d’innombrables fautes de grammaire et de syntaxe qui font d’eux la risée de tout le monde.

Confondu publiquement par les leaders de l’opposition fin janvier au cours d’une réunion convoquée par Bozizé avant de s’envoler pour Addis-Abeba, ce dernier avait fait semblant de le lâcher lorsqu’il avait accepté de revenir sur certains actes posés par Binguimalé et surtout, ordonné qu’un audit soit effectué sur la gestion de celui-ci. Plusieurs mois après, l’opposition aura compris que Bozizé l’avait habilement endormie pour donner quelque répit à son homme de main.

Croyant à tort que la réalisation de l’audit signifiait la suspension de fait de ses fonctions, l’opposition a dû se rendre à l’évidence que c’est plutôt durant cette période que Binguimalé excellera dans la signature de gros marchés comme celui octroyé de gré à gré à des individus sans scrupule comme le directeur de New Tech Institute, Serge Singha membre du KNK comme par hasard, (500.000 millions de F CFA) pour réviser complètement en dehors des autres membres de la CEI, les listes électorales de 2005 et la commande à Médiaprint au Togo, toujours dans le plus secret, de cartes d’électeurs dont vingt cinq palettes sont déjà arrivées par avion cargo dimanche dernier à Bangui.

Si comme tout semble l’indiquer, les élections ont lieu non pas avec les listes électorales révisées de Binguimalé et Serge Singha ni les cartes d’électeurs de Médiaprint, que feront-ils de tout leur stock ?  

Entre temps, Binguimalé s’est arbitrairement acharné sur Me Crépin Mboli-Goumba 2ème vice-président de la CEI au domicile duquel il a fait débarquer violemment les éléments de l’OCRB pour défoncer son portail afin de récupérer son véhicule de fonction.

Trop c’est trop, Binguimalé doit partir !

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique