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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 03:33
 
 
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Les Afriques 04-02-2012
Le général François Bozizé, président de la république centrafricain (RCA), a fait, mercredi 11 janvier, une sortie retentissante, sur les ondes de la radio nationale de son pays pour lutter contre le laxisme et la gabegie. Il a alors décidé de dissoudre les conseils d'administration (CA) de 9 sociétés d'Etat, 8 offices publics, 8 agences et 4 fonds. Principale raison évoquée par le chef de l’Etat, ils ont échoué dans leurs missions respectives.
Un décret présidentiel scelle le destin de ces structures, qui sont placées sous la surveillance directe du chef de l’état, à travers un Conseil spécial de surveillance et de redressement (Cssreop). Désormais, les pouvoirs et conseils d'administration de ces entités seront exercés par le Cssreop, assure le président qui prône l’orthodoxie de l’administration financière. Pour ce pays riche en matières premières, et seulement peuplé de 5 millions d’âmes, c’est peut-être un tournant qui est en train d’être entamé.
 
 
NDLR : Voici ce qu'en disait récemment Martin ZIGUELE dans son interview au quotidien L'HIRONDELLE :
 
« Le Président de la République, en  violation de l'article 23 de la Constitution qui dit qu'il ne doit assumer aucune autre fonction que la sienne ,est président du comité de trésorerie, c'est-à-dire comptable public.
 
C’est ainsi qu’en violation du Traité de l’ OHADA, le Président de la République a décidé de la dissolution de l'ensemble des conseils d'administration des sociétés publiques et parapubliques, et de la création de ce fameux conseil spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics dont il est le Président. Cela veut dire en réalité que le seul M. François Bozizé est Président de la République, unique comptable public des ressources financières de l'Etat au niveau du Trésor Public, et en tant que Président du conseil de surveillance des entreprises et offices publics, il est aussi LE DIRIGEANT de l'ensemble des entreprises publiques et semi-publiques de l'Etat centrafricain. C'est-à-dire qu'en dehors des entreprises privées, il est le seul et premier responsable de l'ensemble de l’ensemble de la circulation fiduciaire dans ce pays, puisqu’il est le seul ordonnateur des dépenses publiques et semi-publiques.
 
Même Bokassa n'a pas fait cela.. Et nous n'accepterons pas cela. Nous allons initier des actions judiciaires pour dire qu'il y a violation d'un traité, étant donné qu'un traité dans la hiérarchie des normes est supérieur aux lois nationales. C'est un acte illégal. Et nous ne devons pas accepter l'illégalité car même sur le plan de l’éthique républicaine, un Président de la République en exercice ne saurait accepter d’être, même à titre temporaire, dirigeant de fait d’entreprises du secteur marchand. »
 
L'Article 23 de la Constitution dit ceci :
 
« La fonction de président de la République est incompatible avec l'exercice de toute autre fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute activité lucrative, sous peine de destitution ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie