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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 22:45


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Source : sidwaya.bf  vendredi 26 mars 2010

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues pour le 25 avril 2010 devraient être, selon la Commission électorale indépendante (CEI), reportées au 11 juin. Les discordes autour de la CEI, la pression de la communauté internationale et le non-désarmement des ex-rebelles ont milité pour ce report au bon dam du président Bozizé.

Le président centrafricain, François Bozizé semble enfin, cédé à la pression tous azimuts sur le report des présidentielle et législatives qui étaient fixées au 25 avril 2010. Selon la Commission électorale indépendante (CEI), ces élections ont été reportées le 11 juin 2010. Acculé par la pression de la classe politique, de la communauté internationale et des bailleurs de fonds, le président François Bozizé a fini par faire des concessions, mais réfute toutefois une date postérieure au 10 juin, jour anniversaire de son investiture.

Lors d’un discours le 15 mars 2010, François Bozizé avait montré sans équivoque, sa réticence au report de ces élections. Mais ses adversaires politiques estiment que le pays n’est pas pacifié et dénoncent un recensement inachevé et bâclé. Comme pour appuyer l’opposition politique centrafricaine, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui, les ambassadeurs de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la France ont recommandé à la CEI, le report technique des élections législatives et présidentielles du 25 avril.

Cette démarche conjointe de la communauté internationale appelant au report d’un scrutin en Afrique, fait rarissime, fait réfléchir plus d’un sur la bonne foi des principaux bailleurs de fonds des élections centrafricaines. "La crédibilité des élections est plus importante à nos yeux que le respect à la lettre des délais imposés par la constitution", a relevé la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui.

Au regard de l’atmosphère politique actuelle de la République Centrafricaine, les apôtres du report semblent avoir eu raison de sonner l’alarme pour éviter des élections mal organisées. Réunis le lundi 1er février dernier, la quasi-totalité des partis politiques d’opposition, ainsi que l’ex-rebelle Jean-Jacques Demafouth ont exigé sans conditions, la démission du président de la CEI, le Révérend Pasteur Joseph Binguimale. L’opposition lui reproche de "manque de sérieux, d’incompétence, de détournement et de manipulation du fichier électoral".

Le président Bozizé, qui a demandé la réalisation d’un audit sur les finances de la CEI, a toutefois renouvelé son soutien au Pasteur Binguimalé. "C’est un homme d’Eglise, il faut le respecter comme tel", a soutenu François Bozizé. Ce couteau tiré sur la CEI, cheville ouvrière d’élections transparentes risque de contribuer à un nouveau report si les deux parties ne jouent pas la carte de l’apaisement.

En outre, le gouvernement centrafricain doit compter sur la bonne volonté de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), rébellion centrafricaine, opérant dans le Nord du pays, qui n’a pas conclu d’accord de paix avec Bangui, en refusant d’intégrer le processus de paix, pour des élections pacifiques.

 

Lassané Osée OUEDROGO

 

Source : http://www.sidwaya.bf/spip.php?article3510

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique