Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 02:30

 

 

 

12022011malonga

                Le président de la Cour constitutionnelle Marcel Malonga

 

Exclusivité C.A.P  !

Centrafrique : Le dilemme de la Cour Constitutionnelle

Par Fleury Koursany - 03/05/2011

Elle a été saisie par plusieurs candidats, sur des requêtes en annulation des scrutins pour «fraudes multiples»

 

Le 27 mars 2011, se tenait le second tour des élections législatives en République Centrafricaine. Plus d’un mois après, la décision de la Cour constitutionnelle en ce qui concerne le deuxième tour de ce volet électoral se fait attendre. Cette Cour a été saisie par plusieurs candidats, des requêtes en annulation des scrutins pour «fraudes multiples». Selon les dispositions de l’article 209 du Code électoral de la RCA, la Cour constitutionnelle dispose d’un délai de deux mois pour rendre sa décision motivée qui sera notifiée à chaque partie. Alors qu’elle n’a pas encore fini d’apurer les requêtes en annulation dont elle est saisie, la rentrée parlementaire est convoquée par décret présidentiel du 3 au 18 mai 2011. Certainement, sur la base des dispositions de l’article 108 du Code électoral qui dispose que «les candidats proclamés élus restent en fonction jusqu’à ce qu’il soit définitivement statué sur les requêtes en annulation».

Au cours de cette session parlementaire, les nouveaux élus devront mettre en place le bureau de l’Assemblée nationale ainsi que les groupes parlementaires. Avec la certitude que 13 députés de cette nouvelle Assemblée ont déjà vu leurs élections être annulées par la Cour constitutionnelle dès le premier tour. Cette même Cour devra encore se pencher sur les contentieux nés du second tour des législatives du 27 mars 2011. Qu’adviendra-t-il si la Cour constitutionnelle invalide encore plus d’une dizaine de circonscriptions électorales? Ce sera alors le quart de cette nouvelle Assemblée qui devra alors être renouvelée quand bien même les élus déchus de leurs sièges auront déjà contribué illégitimement à mettre en place le bureau et les groupes parlementaires avec la bénédiction des dispositions de l’article 108 du Code électoral.

On gagnerait plus à crédibiliser nos institutions en donnant la possibilité à la Cour de valider toutes les élections avant l’entrée en fonction des nouveaux élus. Pourquoi en est-il le cas pour le Président de la République qui ne prête serment qu’après la proclamation officielle de son élection par la Cour Constitutionnelle et le contraire pour l’Assemblée Nationale?

 

NDLR : Un vrai sac de nœuds. Toutes ces aberrations et incohérences sont les conséquences de la forfaiture de cette Cour constitutionnelle centrafricaine qui est hélas résolument aux ordres du pouvoir en place et dont le président, un autre aussi vrai faux pasteur de la secte Bethel, Marcel Malonga, est un proche parent de Bozizé en service commandé. Selon nos informations émanant d’une source crédible et digne de foi ayant requis l’anonymat, Marcel Malonga a prétexté être en danger de mort à Bangui pour avoir reçu plusieurs menaces, a quitté Bangui peu après l’investiture de Bozizé pour la France où il se trouverait encore prétextant des ennuis de santé. Nul ne connaît les véritables raisons de sa venue en France, même pas son parent Bozizé qui s’est étonné tout en se défendant de lui avoir pourtant affecté des soldats de la garde présidentielle pour sa sécurité.

En vérité, c’est dans le but de déposer sur son compte bancaire la bagatelle d’un demi-milliard de F CFA, exactement  500 millions de F CFA, soit 762.2450.86 d’euros (excusez du peu) que Marcel Malonga est venu entre temps à Paris sans même se préoccuper de la suite de l’important travail que devrait effectuer son institution au sujet des nombreux recours en annulation des élections législatives. C’est sa vice-présidente Mme Damienne Nanaré qui gère les choses à sa place depuis lors.

Intrigué par l’énormité du montant et compte tenu des dispositions anti-blanchiment d’argent sale en vigueur en France, les responsables de la banque ont naturellement exigé à Malonga de justifier l’origine de cet argent. Comme toute réponse, ce dernier s’est contenté de déclarer qu’il est Président de la Cour constitutionnelle de Centrafrique, argument dont ne se sont nullement contentés les responsables de la banque qui ont fait passer un mauvais quart d’heure au président de la Cour constitutionnelle centrafricaine. En l’état actuel de nos informations, nous ignorons ce qu’est devenu ce pactole. A-t-il été remis au propriétaire ou a-t-il été confisqué. Nos investigations se poursuivent en ce moment mais une chose est sûre, Malonga n’en serait pas à son premier coup selon nos informations.

Ce magot doit vraisemblablement provenir de la récompense que Bozizé a dû faire à l’intéressé pour avoir réussi le tour de force de le  proclamer sans même étudier ni enquêter sérieusement sur les nombreux recours en annulation déposés auprès de la Cour constitutionnelle, vainqueur dès le premier tour à la dernière présidentielle truquée du 23 janvier 2011 dont on sait maintenant que les résultats ont été obtenus suite au fonctionnement à plein tube de la machine à bourrer les urnes du KNK méthodiquement  mise en place par le vrai faux pasteur et nullissime corrompu Joseph Binguimalé. On sait aussi maintenant que longtemps avant la proclamation des résultats de la présidentielle, le président Marcel Malonga avait déjà dépêché en France des gens faire les courses destinées à la cérémonie d'investiture du président Bozizé, tant les résultats de l'élection allaient être sans grande surprise. Tout cela est scanaleux !  

A l’instar de Marcel Malonga, un ministre du gouvernement Touadéra 2 reconduit dans celui de Touadéra 3 mais dont nous taisons l’identité, possède également un pactole de plusieurs milliards de F CFA sur son compte bancaire à Paris et vit dans la hantise permanente que ledit compte ne soit éventuellement bloqué un jour, on se sait jamais. Ce ministre effectue périodiquement une montée à Paris afin de vérifier si le compte et son précieux montant, est bien en place car de temps en temps, quelques malins truands réussissent comme ils l’ont déjà fait une fois, à y siphonner pas moins d’une centaine de milliers d’euros. Les milliardaires du régime de Bozizé ne se comptent plus.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique