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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 00:35

 

 

 

Dlamini Zuma

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE L'UNION AFRICAINE APPELLE À UNE ACTION UNIFIÉE ET DÉCISIVE POUR FAIRE FACE À LA REMISE EN CAUSE DE L'ORDRE CONSTITUTIONNEL EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET À LA VIOLATION DES ACCORDS DE LIBREVILLE

 

Addis Abéba, le 24 mars 2013: La Présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, est profondément préoccupée par l'évolution négative de la situation en République centrafricaine (RCA) et ses conséquences dommageables pour ce pays, la région et le reste du continent. Elle réitère la ferme condamnation par l'UA de la reprise injustifiée des hostilités par le groupe armé Seleka, qui a abouti à l'entrée en force de ses éléments armés dans la capitale, Bangui, en violation flagrante des Accords de Libreville du 11 janvier 2013, conclus sous les auspices de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et soutenus par l'UA et le reste de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies. La décision des dirigeants de la rébellion armée Seleka de recourir à nouveau à la force constitue un sérieux défi à l'autorité individuelle et collective des chefs d'État de la région, qui se sont activement investis dans la recherche d'une solution politique, aggrave l'insécurité, ainsi qu'en témoignent les pillages en cours et autres actes de violence affectant la population civile, et éloigne encore davantage les perspectives de retour à la paix en RCA et de promotion d'une véritable gouvernance démocratique.


La Présidente de la Commission souligne que cette prise du pouvoir par la force constitue une violation caractérisée de l'Acte constitutif de l'UA, de la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, ainsi que des décisions de l'UA sur le rejet absolu du recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. La Présidente de la Commission appelle instamment à une action collective africaine unifiée et décisive pour faire face à cette grave remise en cause de l'ordre constitutionnel de la RCA, qui constitue également une atteinte aux acquis  des processus de démocratisation à travers le continent africain. Cette action africaine doit tendre à l'application scrupuleuse de toutes les dispositions des Accords de Libreville, qui demeurent valides en toutes circonstances. Dans ce contexte, elle rappelle que les instruments pertinents de l'UA prévoient notamment, dans les cas de changement anticonstitutionnel de Gouvernement, la suspension de la participation du pays concerné aux activités de l'UA, l'isolement total des auteurs du changement anticonstitutionnel et l'adoption de sanctions à leur encontre, en vue de parvenir à la restauration intégrale de la légalité.

 

La Présidente de la Commission se félicite de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l'UA de se réunir dans la matinée du lundi 25 mars 2013 pour examiner la situation et prendre les mesures qui s'imposent, conformément aux textes pertinents de l'Union qui confèrent à cette dernière la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique dans le contexte de l'Architecture africaine de paix et de sécurité. Elle exhorte les partenaires internationaux de l'UA, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, à faire preuve de la fermeté requise et à prendre des mesures appropriées pour marquer leur détermination à rejeter le fait accompli et à tenir ses auteurs responsables de leurs actes, y compris les pillages, ainsi que les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire provoqués par l’entrée de la rébellion armée à Bangui.

 

 

 

Centrafrique: Hollande appelle au dialogue autour du gouvernement d'union nationale

 

Francois-Hollande-Elysee.jpg



PARIS AFP / 24 mars 2013 20h22 - Le président français François Hollande a pris acte du départ du président François Bozizé de Centrafrique et appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement d'union nationale, selon un communiqué de l'Elysée publié dimanche.


Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont pris dimanche le contrôle de Bangui au terme d'une offensive éclair lancée pour renverser le président au pouvoir depuis dix ans, François Bozizé, qui a fui la capitale.


Le président de la République a pris acte du départ du président François Bozizé. Il appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement issu de l'accord de Libreville conclu le 11 janvier dernier, indique le communiqué.


Le gouvernement d'union nationale, mis en place début février à Bangui, est dirigé par l'avocat Nicolas Tiangaye, figure de l'opposition. Il comprend à la fois des ministres de la mouvance présidentielle, de l'opposition démocratique ainsi que cinq représentants de la rébellion.

Dans son communiqué, François Hollande appelle aussi les groupes armés à respecter les populations civiles et rappelle avoir renforcé la présence militaire française à Bangui afin d'assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident.


Quelque 300 soldats français ont été envoyés en renfort à Bangui depuis Libreville au cours du week-end, selon l'état-major des armées, afin d'assurer la protection des ressortissants français et étrangers présents en Centrafrique, portant à environ 550 le nombre de militaires français présents sur place.


Le président français indique également s'être entretenu avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et son homologue tchadien, Idriss Déby, président en exercice de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), de l'évolution de la situation en Centrafrique.


Il a aussi parlé au téléphone avec le président sud-africain Jacob Zuma. Selon l'Elysée, les deux hommes ont appelé toutes les parties au calme, à l'arrêt des pillages et au respect des accords politiques de Libreville.


Le chef de l'Etat a présenté à Jacob Zuma ses condoléances pour les pertes humaines subies par les forces de défense sud-africaines en République Centrafricaine, a ajouté la présidence française.

Selon des informations non confirmées par Pretoria, des accrochages ont opposé les rebelles du Séléka à des troupes sud-africaines stationnées à l'entrée de la capitale centrafricaine, dans le cadre de la force multinationale d'Afrique centrale. Aucun bilan officiel n'a été fourni après ces heurts.



(©) 

 

 

Centrafrique: les rebelles prennent Bangui, le président en fuite

 

Yangouvonda Bozizé F


Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont pris dimanche le contrôle de Bangui. Au terme d'une offensive-éclair, ils ont renversé le président François Bozizé, qui a pris la fuite après dix années au pouvoir.

 

"Les rebelles contrôlent la ville même s'il y a encore quelques tirs à gauche et à droite", a assuré une source au sein de la Force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC).

 

Les rebelles sont "en train de (se) déployer dans l'ensemble de la capitale pour lancer les opérations de sécurisation et éviter les pillages", a affirmé un des porte-paroles du Séléka.

 

Cependant, de nombreux pillages de magasins, restaurants, maisons et voitures ont été rapportés à travers toute la ville. Ces scènes ont également été observées par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Président introuvable

 

Une source a par ailleurs affirmé que le président avait "quitté le territoire national en hélicoptère". Un conseiller présidentiel a indiqué qu'il avait franchi le fleuve Oubangui pour trouver refuge en RDC en République démocratique du Congo (RDC).

 

A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement a cependant assuré que "le président Bozizé n'a pas demandé à venir en RDC". Le ministre congolais de l'Information a de son côté précisé que ce dernier ne se trouvait pas avec les membres de sa famille, qui ont été accueillis à Zongo.

 

Dispositif français renforcé

 

Paris a annoncé avoir "renforcé" son dispositif pour assurer la sécurité des Français sur place. Des renforts de troupes françaises arrivés de Libreville (Gabon) et quelque 250 soldats français "sécurisent" l'aéroport de Bangui, selon une source diplomatique française. En début de soirée, Paris a décidé d'envoyer 300 renforts supplémentaires sur place.

 

Le président français François Hollande a aussi indiqué en soirée s'être entretenu avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et son homologue tchadien, Idriss Déby, président en exercice de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC).



(ats / 24.03.2013 20h51) 

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