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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 23:40

 

 boucherie à Bouboui

Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui 9 janv 2012 : 5 bouchers arrêtés, les autres en grève

Les  bouchers  de  la  ville  de  Bangui  se  sont  mis  en  grève  ce  lundi  pour  revendiquer  la libération de 5 des leurs, par l’office de répression du banditisme (OCRB) à Bangui. 

 «  Nous ne sommes pas des rebelles pour que  la police vienne nous  arrêter.  Nos frères qui sont depuis  samedi à  l’OCRB ne  sont pas des  rebelles, ce  sont des bouchers  centrafricains qui revendiquent leurs droits », a déclaré Frédéric Dawi-Mbioko, représentant des bouchers au sortir d’une réunion tenue ce matin au marché de Combattant.

 «Nous  ne  sommes  pas  des  hommes  politiques  pour  faire  des  réunions  politiques,  nous sommes des bouchers qui revendiquons nos droits, notre bien-être puisque nous sommes au service de la population»,a-t-il réitéré, condamnant cette arrestation.

En  dehors  de  cette  revendication,  les manifestants protestent  aussi  contre  le  transfert  du marché à bétail vers 45Km. « Le  transfert du marché à bétail vers Pk 45 ne nous  rend pas service.  Nous  craignons  l’insécurité  parce  que  nous  quittons  la maison  à minuit  avec  de l’argent pour aller acheter  les bêtes, on peut être sujet de braquage », a expliqué Frédéric Dawi-Mbioko.

Et puis,  il  y a également une question de  temps. « Entre  le  temps où  l’on doit acheter  les têtes de bétail et leur acheminement à l’abattoir frigorifique de Bangui, il y a aussi problème parce que nous arrivons souvent autour de 12 heures. A quel moment  la marchandise doit être prête pour les clients ?, et nous perdons des clients », a-t-il souligné.

La grève déclenchée ce lundi mobilise les bouchers des 24 marchés de la ville de Bangui. « La grève ira jusqu’à ce que nos frères bouchers soient libérés et que nous ayons gain de cause », a déclaré Frédéric Dawi-Mbioko.

Mais  pour  le  secrétaire  général  de  la  Fédération  nationale  des  éleveurs  en  Centrafrique (FNEC) Ousmane Shehou, «  le gouvernement a raison de transférer  le marché à bétail à 45 Km de  la ville parce que  l’ancien marché est déjà habitée et que  le convoyage des animaux pose problème ».

Il a expliqué que  le transfert du marché n’est qu’une première étape, parce que  la Banque africaine de développement (BAD) va financer des projets de construction d’infrastructures qui feront de ce marché « un marché moderne ».                                                                                                                             

 «Les innovations sont toujours difficiles à accepter par la population dans un premier temps, c’est à  la  longue que  les  intérêts se présentent», a conclu  le secrétaire général de  la FNEC, Ousmane Shehou.

Signalons  que  c’était  le  vendredi  dernier  que  la  police  a  procédé  à  l’arrestation  de  5 bouchers au siège de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC) dans le 8ème arrondissement, alors qu’ils attendaient une réunion convoquée par les bouchers.

 

Bangui : La croisade UA/ONU contre la LRA s’achève sur une note de satisfaction 

 La mission conjointe de l’Union africaine (UA) et des Nations Unies dans les pays affectés par l’Armée  de  résistance  du  Seigneur  (LRA),  débutée  à  Bangui  le  3  janvier  dernier  s’est  dite satisfaite  de l’engagement des pays impliqués dans la lutte, à la fin de son séjour le 6 janvier dans  la  capitale  congolaise,  expliqué  un  communiqué  de  l’UNOCA. 

« Nous  avons obtenu des  garanties quant  à  la  contribution  significative de  la RDC dans  la mise en œuvre de l’Initiative de coopération régionale de l’Union africaine contre la LRA », a souligné  l’Envoyé  spécial  de  l’Union  africaine  (UA)  pour  la  question  de  la  LRA,  Francisco Madeira à l’issue de la série de rencontre avec les autorités congolaises. 

  « Nous  avons  besoin  de  moyens  matériels  importants  pour  faire  face  à  la  LRA ».  Nos interlocuteurs congolais pensent que les Américains peuvent nous assister dans ce sens », a fait  savoir  Francisco  Madeira  qui  estime  le  recours  aux  technologies  modernes  des américains  pourrait aider efficacement à la localisation et la neutralisation cette rébellion.

 Le  chef de bureau des Nations Unies pour  l’Afrique Centrale, Abou Moussa  s’est  réjoui de cette mission conjointe qui se situe dans le cadre du mandat de l’UNOCA en matière de lutte contre  la  LRA.  «  Nous  avons  eu  raison  de  faire  cette  mission  conjointe  nous  saurons comment orienter nos actions futures pour une meilleure coordination de  la  lutte contre  la LRA », a-t-il dit.

 L’un des objectifs de cette mission était de susciter  l’adhésion des pays affectés par  la LRA (République  centrafricaine,  le  Sud  Soudan,  l’Ouganda  et  la  RDC)  à  l’initiative  de  l’Union africaine  et  des  Nations  Unies  pour  neutraliser  le  plus  vite  possible  cette  rébellion transfrontalière. 

 A  ce  sujet,  le gouvernement  congolais a marqué  son engagement à  s’unir aux autres pays pour  mener  le  combat.  Pour  les  autorités  congolaises,  les  modalités  des  patrouilles transfrontalières  doivent  être  « définies,  justifiées  et  ciblées ». 

Par ailleurs les noms des officiers congolais devant intégrer les structures opérationnelles et militaires seront publiés dans moins d’une semaine. 

Comme dans  les autres pays, avant de quitter Kinshasa  samedi 7 dernier,  la mission a  fait des entretiens avec les responsables de l’ambassade des USA et de l’Union européenne. 

 

Mbaïki : Des cas de vengeance  populaire perdurent dans la Lobaye

Selon un reportage de radio Songo de Mbaïki publié ce lundi, 10 cas de vengeance populaire ayant coûté la vie à des individus  ont été enregistrés dans la préfecture de la Lobaye entre janvier et décembre 2011.

Selon  les  informations  collectées au  sein de  la population, nombreux  sont  les  citoyens qui souhaitent  régler  eux-mêmes  leurs  affaires  au  lieu  de  faire  recours  à  la  justice.  « D’après trois personnes sur quatre interrogée, la justice  légale n’inspire pas confiance parce que les jugements n’aboutissent toujours pas, et puis « la procédure est longue ». 

« La  justice a beau condamner,  infliger des amendes et des peines, ces sujets n’ont  jamais  purgé totalement leurs peines. Aujourd’hui ils sont en geôle, demain ils sont dehors. Face à cette situation que  je considère comme de  l’injustice, on préfère agir soi-même», a confié un citoyen à radio Songo.

Pour  le procureur de  la République près  le  tribunal de  grande  instance de Mbaïki, Thierry Léaodémona,  si  la  population  n’a  pas  confiance  à  la  justice,  la  faute  n’appartient  pas  aux magistrats. Il faut, selon lui partir d’une grande sensibilisation pour faire savoir aux citoyens centrafricains que la RCA est un pays de droit et a signé plusieurs conventions. 

« Nous  sommes  à  l’air  de  la  mondialisation,  comment  un  Centrafricain  fautif  doit  être lapidé ?  Passé  à  la  vindicte  populaire ?  Quelle  image  de  notre  pays  on  veut montrer  au monde ? », S’est-il  interrogé.

« Depuis que  j’ai  commencé  a œuvré  comme   procureur  à Mbaïki, même pas une  fois un présumé  sorcier, ou un présumé  voleur n’a été  retrouvé au quartier  le  lendemain  comme prétend  la  population  (..).  Le    problème  de  la  justice  populaire  est  très  spécial  dans  la préfecture de la Lobaye », a déploré le procureur.

Il  a  expliqué  que  ce  que  la  population  considère  comme  une  mauvaise  justice  est  la méconnaissance des procédures judiciaires. « Si tu n’as pas raison, si les éléments de preuve ne sont pas établis, le juge applique la loi et vous perdez le procès, il y a ce qu’on appelle la forme et le fond, ce sont ces deux éléments qui font gagner ou perdre un procès »,a relevé le Procureur. 

 

Bouar : Une vie de plus en plus chère                                                                                                                                                                          

La  ville  de  Bouar  connait  en  ce  début  de  l’année  2012  une  cherté  de  la  ville  à  tous  les niveaux, en plus de « l’ajustement » du prix des produits pétroliers.  « Le  Kg de  la  viande  de  bœuf  qui  se  vendait  à  1500  FCFA,  coûte désormais  2500  FCFA », explique un reportage de radio Maïgaro.  « Cette hausse des prix est due à  la rareté des éleveurs dans  la  localité, ce qui contraint les bouchers qui parcourent entre 25 et 30 Km  dans les communes d’élevages  pour ravitailler la population de Bouar, d’où cette augmentation », a expliqué Oumarou Doko, délégué des bouchers de la ville de Bouar.

En dehors de la viande de bœuf, le prix de certains produits de premières nécessités et des  denrées    alimentaires  augmente  de  jour  en  jour,  et  cette  augmentation  affecte l’alimentation au sein des ménages, souvent déjà frappés par la pauvreté. 

Le prix de manioc connait également une hausse surprenante en dépit de la saison sèche. La cuvette est vendue ces derniers temps à 1800 FCFA au lieu de 1500 FCFA.                       

Le Kg de  sucre qui  se vendait à 800 FCFA  se vend actuellement   à 1100 FCFA. Sany Mody, vendeurs  détaillant  de  sucre  au  marché  de  Bouar  a  expliqué  à  radio  Maïgaro  cette augmentation  est  la  conséquence  de  dysfonctionnement  au  niveau  de  la  sucrerie  de Ngakobo.

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