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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 01:14

 

 

 

Bozize-a-Bruxelles.jpg

 

 

BANGUI 9 janvier 2012 (AFP) - Les entreprises publiques centrafricaines ont été placées sous la direction d’un conseil spécial de surveillance et de redressement (CSSREOP) après la dissolution de leurs conseils d’administration, selon des décrets présidentiels diffusé lundi à la radio nationale.


"Il est créé un Conseil spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics (CSSREOP) en République Centrafricaine", afin "d’assurer la surveillance et le redressement de ces organismes", annonce le décret, précisant que le conseil sera dirigé par le président centrafricain François Bozizé.


Selon un autre décret présidentiel lu lundi à la radio nationale, "sont dissout tous les conseils d’administration des entreprises et offices publics (...) les pouvoirs et conseils d’administration de ceux-ci sont désormais exercés par le CSSREOP".


Sont concernées, neuf sociétés d’Etat, huit offices publics, huit agences et quatre fonds.

 
La présidence centrafricaine a annoncé à la fin du mois dernier des mesures afin de "sécuriser les recettes de l’Etat et améliorer la maîtrise des dépenses publiques", à partir du 1er janvier 2012.


Le président Bozizé avait annoncé au mois de septembre devant l’Assemblée nationale vouloir prendre "toutes les mesures" pour mettre "hors d’état de nuire" les auteurs de malversations financières.


La Centrafrique est classée 154e, sur 182 pays, dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l’organisation Transparency international.

 

 

 

NDLR : Après les dissolutions de ces entreprises, on attend maintenant l'entrée dans la danse de la justice pour engager les poursuites qui s'imposent contre les auteurs des détournements de deniers publics qui sont légion dans la bozizie et pourtant bien identifiés mais que le pouvoir de Bozizé n'a jamais daigné inquiéter. Bozizé aura-t-il le courage d'aller jusqu'au bout de la démarche?


En réalité la dissolution des Conseils d'administration des Sociétés d'Etat et des Offices publics ne sont pas des mesures prises pour sécuriser les recettes de l'Etat ni améliorer la maîtrise des dépenses publiques mais plutôt pour renflouer les caisses du trésor public qui qui comme on le sait, sont désespérément vides.


A l'heure d'aujourd'hui, les comptes bancaires de toutes ces Sociétés d'Etat et offices publics et fonds sont bloqués. Aucun mouvement n'est opéré sur ces comptes en attendant les instructions du Président du CSSREOP qui n'est autre que Bozizé. En d'autres termes le secteur para - public est pris en otage et son personnel se prépare à entrer dans une tourmente et un cycle d’arriérés de salaires, un environnement social auquel ces personnels ne sont nullement habitués.


Selon nos informations, des démarches sont en train d'être menées par les DG des offices dits à caractère social tels que l'ACFPE, la CNSS...

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie