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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 18:54

 

 

Ban Ki moon

 

 

3 décembre 2010 – A deux mois des élections en République Centrafricaine (RCA), le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, encourage les autorités centrafricaines et les partis politiques à « continuer d'agir de manière responsable » et à terminer « la réintégration des anciens combattants », la situation sécuritaire étant toujours précaire, notamment au nord et à l'est du pays.

« Les élections présidentielle et législatives constituent un jalon essentiel de la nouvelle ère de consolidation de la paix qui s'ouvre en République centrafricaine. J'encourage vivement la Commission électorale indépendante à poursuivre ses efforts pour tenir le calendrier établi d'un commun accord par toutes les parties concernées et régler rapidement et dans la transparence les derniers problèmes techniques et logistiques », déclare Ban Ki-moon dans un rapport sur la situation du pays publié vendredi.

Il appelle aussi « les parties prenantes nationales à continuer d'agir de manière responsable et de bonne foi au nom de l'intérêt suprême du pays » et exhorte « le gouvernement à parachever l'élaboration d'une stratégie globale et inclusive de réintégration des anciens combattants ».

Depuis que le mandat présidentiel a expiré le 11 juin 2010 comme prévu par la Constitution, le Président centrafricain, François Bozizé, gouverne le pays en vertu de l'amendement constitutionnel voté par l'Assemblée le 10 mai dernier, qui a prorogé le mandat du Président et de l'Assemblée nationale jusqu'à la tenue d'élections. Le 30 juillet, le Président Bozizé a pris un décret présidentiel qui fixe au 23 janvier 2011 la date du premier tour des élections présidentielle et législatives.

En août dernier, le Président Bozizé avait expliqué ce long report par la nécessité impérieuse de bien préparer les élections et de surmonter les problèmes logistiques liés à la saison des pluies, pendant laquelle de nombreuses régions du pays deviennent inaccessibles par la route.

Dans son rapport, le chef de l'ONU souligne la nécessité pour les candidats en lice de pouvoir circuler librement sur tout le territoire national pour les besoins de leur campagne électorale. « Je demande également aux partenaires régionaux et internationaux de maintenir leur appui politique et financier pour faire en sorte que des élections transparentes, crédibles, sans exclusives et pacifiques se déroulent le 23 janvier 2011 comme prévu. », rappelle-t-il.

Le début des préparatifs des élections s'est accompagné d'une atténuation de certaines tensions sociales à Bangui. Les travailleurs du secteur des télécommunications se sont vu verser leurs arriérés de salaires et les mouvements de grève du secteur de l'enseignement, qui coïncident généralement avec le début de l'année scolaire, en septembre, ont également été évités, rapporte le Secrétaire général.

L'inscription des électeurs a commencé « lentement ». L'Observatoire national des élections et l'Institut démocratique national ont constaté un faible degré de participation des partis politiques et des dirigeants de la société civile locale, y compris les dirigeants des communautés et les chefs traditionnels.

Les conditions de sécurité demeurent précaires dans certaines zones. Alors que la situation est restée relativement calme autour de Bangui et dans le sud-ouest du pays, des violences ont éclaté dans le nord et dans l'est « en raison du manque de moyens des forces de sécurité nationales et de la présence de mouvements rebelles qui ne participent pas au processus de paix, de groupes criminels, notamment de bandits et de contrebandiers lourdement armés », estime Ban Ki-moon. « Au cours de la période considérée, aucune attaque n'a été signalée dans le nord-ouest du pays. Toutefois, la profusion d'armes légères et de petit calibre menace la sécurité du pays dans son ensemble », ajoute-t-il.

Les groupes d'autodéfense qui se sont constitués au niveau des communautés locales ainsi que les mouvements rebelles, en particulier l'Union des forces démocratiques et républicaines (UFDR) et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), assurent dans les faits une protection contre les bandes armées criminelles et les éléments étrangers dans de vastes zones du pays, où les Forces armées centrafricaines (FACA) mal équipées ne sont pas déployées ou n'ont qu'une présence limitée. La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) ne participe toujours pas au processus de paix de Libreville, et il n'existe toujours aucune information sur son chef, Charles Massi, qui a disparu en décembre 2009.

« Il faut absolument que tous les groupes armés continuent de participer au processus de désarmement, démobilisation et réintégration, et notamment le Front démocratique du peuple centrafricain FDPC et le Mouvement des Libérateurs Centrafricains de la Justice (MLCJ), en dépit de leur effectif relativement modeste. On doit également s'efforcer d'associer à ce processus les groupes armés qui ne l'ont pas encore rejoint et de désarmer les groupes d'autodéfense et les milices ethniques », explique le chef de l'ONU.

« Sans un personnel de sécurité suffisamment entraîné et équipé pour s'attaquer à la menace des groupes armés qui circulent librement dans le pays et à travers ses frontières poreuses, la situation d'instabilité et d'insécurité relatives persistera. J'engage vivement les partenaires bilatéraux à répondre favorablement aux appels lancés par le gouvernement et à aider les FACA afin de leur permettre de mieux garantir la sécurité, notamment dans la région instable du nord-est », appelle Ban Ki-moon.

Il souligne également la nécessité de mettre « fin à la culture de l'impunité qui reste un trait primordial des violations des droits de l'homme commises en République centrafricaine ainsi que pour lutter contre la corruption, qui constitue l'un des principaux obstacles au développement socioéconomique du pays ».

Conformément à la Résolution 1923 du Conseil de Sécurité adoptée en mai dernier 2010, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a transféré le 15 novembre dernier le contrôle des camps Bahai, Guéréda et Iriba aux autorités tchadiennes et prévoit d'achever son retrait définitif le 31 décembre 2010.

 

Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=23866&Cr=centrafricaine&Cr1

 

 

Centrafrique: Vers la prolongation du mandat des Nations unies

(Pana) 04 décembre 2010 - Ban Ki-moon recommande la prolongation du mandat des Nations unies en RCA - Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a recommandé au Conseil de sécurité de prolonger d’un an le mandat du Bureau des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) dont le mandat va expirer le 31 décembre.

Dans un rapport publié vendredi à New York, au siège de l’ONU, il a souligné que cette prolongation va permettre au BINUCA de poursuivre son travail de facilitation du processus de stabilisation du pays.

«L’année prochaine, le BINUCA va continuer à exécuter son mandat dans un cadre intégré et en étroite collaboration avec les autorités nationales et les partenaires de la République centrafricaine (RCA) avec un accent particulier sur le processus de réconciliation, y compris par le biais de l’achèvement du processus électoral», a souligné M. Ban.

«Le BINUCA aide également les autorités nationales à mettre en oeuvre le  désarmement, la démobilisation et le programme de réinsertion», a-t-il ajouté.

Il a indiqué que le BINUCA apporte son soutien pour l’instauration de l’autorité de l’Etat à travers le pays, à la réforme du secteur de la sécurité et la promotion de l’Etat de droit et pour le respect des droits de l’homme.

Le secrétaire général de l’ONU a estimé que beaucoup reste à faire pour accroître la capacité de l’armée nationale centrafricaine.

«En l’absence d’un personnel suffisamment formé et équipé pour barrer la route aux groupes armés qui agissent sans être inquiétés et profitant des frontières perméables,  le pays va continuer à vivre dans l’instabilité et l’insécurité», a-t-il dit dans son rapport.

M. Ban exhorte les partenaires bilatéraux à répondre positivement à l’appel lancé par le gouvernement de la RCA pour une assistance en faveur de son armée nationale.

Il a également fait part de ses inquiétudes quant à la disparition de leaders politiques en RCA et a renouvelé son appel aux autorités pour clarifier les circonstances des incidents relatifs à la disparition et à garantir la sécurité des leaders politiques et des chefs militaires qui ont rejoint le processus de paix.

Il a aussi lancé un appel contre «la culture de l’impunité» dans le pays, qui est un aspect important dans les violations des droits de l’homme.

Le secrétaire général a souligné la nécessité de la lutte contre la corruption qui constitue un des obstacles majeurs au développement socio-économique du pays.

«Je suis satisfait du progrès réalisé dans la fusion en cours entre le BINUCA et l’équipe locale des Nations unies», a déclaré M. Ban.

«L’harmonisation stratégique des Opérations des Nations unies dans chacun des domaines humanitaire, de développement et politique permet de renforcer les activités de chaque agence et une meilleure prestation de services dans nos efforts communs de consolidation de la paix en République centrafricaine», a-t-il ajouté.

Le Bureau de consolidation de la paix en RCA (BONUCA), mis sur pied en 2000, est devenu depuis le 1er janvier 2010 le BINUCA.


 

 

NDLR : Quelle crédibilité dispose encore l'ONU avec ce qui se passe en Côte d'Ivoire ? Partout où elle intervient c'est le chaos. Les exemples de Haiti, la RDC et maintenant la Côte d'Ivoire parlent d'eux-mêmes. C'est attristant. En RCA, Bozizé contrôle totalement le processus électoral et aussi la Cour constitutionnelle, autantd'atouts pour valider son hold-up électoral en cours de préparation. C'est Bozizé qui fixe le calendrier des élections, décide du délai de clôture des dossiers de candidatures et du découpage électoral en foulant impunément aux pieds le code électoral, le tout, sans la moindre réaction de l'ONU ni de l'UE et de la France. Bien au contraire cette dernière dépêche même son nouveau ministre de la coopération pour aller encourager Bozizé à aller de l'avant dans ses turpitudes et ses violations de la loi, dans un pays dont plus de la moitié du territoire est occupée par diverses rébellions. Aller aux urnes dans un pays dont une grande partie du territoire est contrôlée par des rebelles qui refusent de déposer les armes est la pire des situations. Puisse au moins le triste exemple ivoirien nous servir de leçon ! 

 

Selon nos informations, le Hercules C 130 "d'Air Bézambé" serait parti pour Lomé pour prendre livraison des urnes togolaises que le vrai faux pasteur et nullissime Binguimalé était allé mendier dernièrement auprès du président Faure Gnassingbé. Après les urnes, où trouveront-ils les isoloirs, les bulletins de vote et autres matériels électoraux si toutes les mendicités financières de Bozizé pour la tenue des élections continuent de faire chou blanc ? Nous apprenons en effet que dépêché à la BEAC à Yaoundé après avoir adressé une lettre pour solliciter 5 milliards de F CFA afin de financer les élections, le ministre des finances de Bozizé, Albert Besse, a essuyé une fin de non recevoir, l'Etat centrafricain étant de toute façon déjà très endetté vis à vis de la BEAC.  

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