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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 02:33

 

 

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Bozizé et ses aveugles conseillers utilisent tous les « presseticides » pour neutraliser la presse centrafricaine de la sphère médiatique africaine et internationale à l’heure de la mondialisation. Le ton est donné au musèlement de la presse centrafricaine à la grande surprise de la communauté internationale qui ne baisse pas les bras.

Aujourd’hui, c’est le redressement fiscal des organes de presse en Centrafrique. Lesquels organes de presse qui triment pour tirer un seul numéro. Ce travail d’utilité publique qui crée un sombre climat de démocratie que profite le régime de Bozizé à la sueur des journalistes et des directeurs de publication. Où sont les subventions collées noir sur blanc dans les lois de finance successives ? Si ce ne sont que des subsides qui sont soumises à quelle incantation l’on ne saurait, que jette Bozizé à la presse comme ses billets de 500 FCFA qu’il lance aux centrafricains affamés lors des célébrations des journées mondiales de la liberté de la presse. A cela s’ajoute les quelques rares entreprises et sociétés privées basées en Centrafrique dont les organes de presse discutent les publicités et les annonces. Comment donc une presse privée peut-elle vivre ? C’est à dessein que cette décision est prise pour exiger aux médias de verser 10 millions de FCFA d’impôt à l’Etat. C’est bien Sylvain Doutingaye, ce aujourd’hui ministre des finances et du budget, qui avait annoncé que les journalistes allaient mourir comme des mouches. Ce qui avait fait l’objet d’une plainte auprès du tribunal de grande instance de Bangui par le Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC).Nous y reviendront.

Les directeurs de l’hebdomadaire « Les Collines de l’Oubangui » et du quotidien « Média + » respectivement Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy viennent d’être victimes d’une parodie de justice sauvée de justesse par le Président du tribunal de grande instance de Bangui le 11 juillet 2011. Ils ont été condamnés le procureur de la République à trois ans de prison ferme et un million d’amende appliquant le Code Pénal. Le juge a tranché en faveur des journalistes incriminés appliquant l’ordonnance 05 qui consacre la dépénalisation des délits de presse. Ils ont été accusés par le parquet pour incitation à la haine et à la révolte et atteinte à la sûreté de l’Etat. Ce que le juge a effacé d’un revers de bras comme chef d’accusation car il s’est agit de diffamation selon lui. Puisque les articles publiés par ces derniers concernaient une question de détournement d’une  partie d’un financement accordé par l’union européenne pour l’apurement des arriérés de pension des militaires et gendarmes retraités. L’auteur de ce détournement selon ces confrères, est le ministre délégué à la défense nationale monsieur Jean Francis Bozizé qui n’est autre que le fils du Président de la République Centrafricaine François Bozizé. Le verdict final, ce 11 juillet 2011, est que les deux journalistes sont purement et simplement libérés et condamnés à verser une amende de 300.000 FCFA.

Tout se passe comme si depuis l’accession de François Bozizé au pouvoir par la bénédiction de certaines puissances mondiales, tout son calcul et celui de la galaxie de politicards qui l’entoure et l’enveloppe sont de réduire au silence, à une simple marionnette le peuple centrafricain. La République Centrafricaine est comme devenue une simple boutique d’alimentation hérité par le clan BozizéFrançois Bozizé tente d’en créer une dynastie. François Bozizé, cet ancien aide de camp de l’empereur Jean Bedel Bokassa, qui a depuis toujours nourri, depuis toujours dans son silence dont on lui reconnait, au côté dans la famille impériale à l’époque de l’Empire Centrafricain, l’ambition de devenir un jour Président de la République ; et qui y est parvenu par l’horreur du vide de la nature. Plusieurs tentatives du ballotage de l’opposition allant de la confiscation de certains leaders des partis politiques de l’opposition à l’empêchement non seulement de la mobilisation des militants mais aussi leur mobilité en dépit des autorisations données par le ministère de l’intérieur pour les missions hors de Bangui. De même que les medias privés indépendants. Avant les élections groupées du 23 janvier 2011 déjà plusieurs cas de traque, de menaces, de pression et d’emprisonnement ont été constatés dans l’arrière-pays. A ce sujet monsieur l’abbé Ignace Manengou, Président du réseau des radios communautaires de Centrafrique était monté au créneau pour dénoncer ces exactions.

La liberté de presse est encore loin du bout du tunnel. Des journalistes traqués, des journalistes en cavale, des journalistes persécutés et j’en passe puisque la liste n’est pas exhaustive. « L’Association des Radios Communautaires de Centrafrique a le regret de porter à la connaissance des autorité politico administratives, des acteurs de la société civile, des partis politiques, des organismes de défense des droits de l’homme et de l’opinion nationale et internationale les menaces et pressions subies par certaines de ses radios membres.(…) Convaincue que le processus démocratique ne peut se développer sans une information correcte de l’ensemble de la population, l’ARC- Centrafrique s’indigne du comportement, de certains acteurs de la vie politique et des autorités qui s’ingèrent dans le fonctionnement des médias.

L’Association des Radio Communautaires, qui est signataire du Code de Bonne Conduite des partis politiques, des acteurs de la société civil et des médias pendant la période électorale, déplore la multiplication des actes d’intimidation, des menaces et des pressions que les radios subissent. Elle rappelle à toutes les radios communautaires ne sont pas des succursales de la radio d’état et ont leurs spécificités. Elles contribuent à l’émergence et à la consolidation de la démocratie dans notre pays en fournissant des informations de proximité de qualité à la population.

Elle s’inquiète du risque de violence que laissent présager les menaces sur les journalistes et autres acteurs de la société civile. » souligne un communiqué de presse signé de l’abbé Ignace Manéngou, président de l’Association des Radios Communautaires de Centrafrique (ARC) le 25 octobre 2010 à l’orée des élections groupées.

Le summum est l’emprisonnement et la libération de Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy sous la pression de Reporters Sans Frontières, le Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), l’opposition centrafricaine, la presse et la société civile et toute la communauté internationale. François Bozizé vient de marquer un point décisif au début de son deuxième quinquennat en ce qui concerne le respect des droits de l’Homme, d’ailleurs inaliénables. Ce qui fait de lui un fieffé démagogue allant trop tôt à l’opposé de la déclaration qu’il a faite devant la communauté nationale et internationale dans son discours lors de la cérémonie d’investiture de son deuxième mandat sur l’indépendance de la justice et la liberté de la presse.  La cybercriminalité en toile de fonds quand Prosper Ndouba, le directeur de publication de centrafrique-presse.com et centrafrique-presse.info, fait l’objet de plusieurs tentatives de musèlement et pourquoi pas d’élimination physique ? Car aujourd’hui, avec le comportement irresponsable et des époques révolues de Bozizé et ses sbires l’on ne pourra que coller tout ce qui arrivera aux journalistes centrafricains, qu’ils soient à l’étranger ou au pays, au régime de Bozizé. D’autant plus que ce pouvoir unique en son genre est caractérisé par des coups bas de toute forme surtout que le chef de file du parti tribal et des opportunistes et parvenus, le KNK de Bozizé se dit le charcutier.  « Elle a le devoir de dire le droit en toute impartialité. La décision de justice rendue dans ces conditions s’impose à tous. Une justice indépendante et équitable est la garantie pour tout citoyen quel que soit son statut.

La préservation de la liberté(…) Je n’insisterai donc jamais assez sur le rôle éducatif de la presse pour contribuer à préserver la paix et la réconciliation. Ainsi, la responsabilité des hommes et des femmes qui en ont fait leur métier est bien grande. L’exécutif continuera à aider cette presse à vivre, y favoriser les débats contradictoires car, un seul son de cloche est dangereux pour la paix, parce qu’elle empêche d’entendre d’autres qui sont parfois nécessaires, étant entendu que seule la justice sereine est le recours quand un intérêt quelconque est mis en cause par cette presse. A cette liberté de la presse qu’il faut sauvegarder, il convient de relever celle de la liberté d’association et de créer un parti politique qui prévaut en République Centrafricaine. La parole et les actes de ces associations et de ces partis aussi sont libres, sous réserve du respect de la loi…» (Cf Discours d’investiture).

Et Bozizé fait révéler son penchant de dictateur qu’il cachait en son for intérieur. L’ordonnance de la dépénalisation des délits de presse doit être revue puisque ce texte contient encore sur noir et blanc des peines telles que ce qui est ressorti du verdict de la justice dans l’affaire Bambou et Sandy qui a défrayé la chronique des médias cette année. Des pénalités existent toujours et la sécurité des journalistes n’est pas de mise. Ce qui nous amènerait à craindre le pire et l’irréparable puisque Bozizé n’est même pas à mi-chemin de son deuxième mandat et commence déjà à exhiber ses griffes contre la presse.

La presse centrafricaine serait comme entrée dans la boutique de la dynastie bozizéenne. Erreur ! Un rêve de crapaud qui veut devenir ou la grenouille veut être comme l’éléphant. C’est impossible pour le clan de Bozizé. Dans le contexte actuel, à l’allure où le social est en train de s’imposer  au politique, la synergie de la jeunesse libre et éclairée est des hommes et des femmes politiques de l’opposition  réduits au silence par la police politique, dans un monde miniaturisé par les nouvelles technologies de l’information  et de la communication (Ntic) ; il s’agit de la fantasmagorie, de l’imagination d’un enfant à l’âge de la puberté qui découvre une facette cachée de la vie. Celui-là qui est encore à la recherche de sa personnalité. C’est là une caricature appropriée pour Bozizé et ses aveugles conseillers, ses groupes d’enfants de chœur pleins de thuriféraires encore pubertaires aussi comme lui qui conduisent la destinée de la République Centrafricaine. Ils ne sauront jamais lire les signes des temps ; alors qu’il y a des signes qui ne trompent jamais comme par exemple les soulèvements populaires sporadiques. C’est ce que j’appelle «la puberté tardive » dans le cas des hommes politiques qui manquent de personnalité et de sagesse. C’est grave pour un pays de confier son avenir à des pubertaires politiques. La presse centrafricaine est en train depuis toujours d’en faire les frais…

Mais face à cette barbarie bozizienne, la presse centrafricaine doit être unie sur un seul front même s’il y une partie de la presse qui se trouve dans l’antichambre du pouvoir de Bangui puisque ce régime ne se limite qu’au territoire Bangui et incapable de défendre l’intégrité du territoire. D’ailleurs, il n’y en a pas en Centrafrique puisqu’il y a un déficit de communication au régime de Bozizé. Il veut imposer un seul son de cloche ; ce qu’il ne pourra au 21ème siècle. Alors que s’il y avait une presse propre à lui avec toutes les richesses du pays que la famille et la tribu de Bozizé se sont appropriées, elle aurait du faire face à Centrafrique-presse et la presse centrafricaine tout court dans ce débat public. D’ailleurs, il s’agit d’une ligne éditoriale que l’on ne peut en vouloir à ces confrères puisque cela enrichit le débat et donne de la matière à réfléchir. Par ce manque de culture démocratique, Bozizé et ses aveugles conseillers qui le conduisent font recours aux moyens musclés. Quelle absurdité ? La clique de Bozizé est toujours hantée par l’esprit du maquis. Elle n’a pas encore oublié la date du 15 mars 2003 puisque la violence se retrouve dans tous leurs comportements tant verbaux que physiques. Et cela se justifie chaque année par la célébration de ce putsch qui a vu la main de beaucoup de personnes à la patte. La presse centrafricaine doit cesser de se comporter comme des aveugles au front. Bozizé demeure loin de lâcher la presse qu’il veut par tous les moyens écraser de son passage. Cette presse avec qui il se regarde en chien de faïence depuis toujours.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion