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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 01:32

 

 

 

 

RCA

 

 

 

L’évêque de Bambari enlevé puis libéré par la CPJP

Radio Ndéké Luka Samedi, 04 Juin 2011 15:59

Les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et Paix (CPJP) s’en prennent désormais aux religieux. Ils ont enlevé dans la nuit du jeudi 2 juin 2011, Edouard Mathos évêque du diocèse de Bambari (centre-est du pays). L’information est confirmée sur les ondes de Radio Ndeke Luka ce samedi par le curé de Bria (est).

Selon le curé, « le forfait serait commis au village Mouka-Ouadda (80 kilomètres nord de Bria), sur l’axe Ouadda. Il était de retour d’une mission pastorale à Sam-Ouandja et Ouadda-Djallé (nord-est du pays) et tombé dans une embuscade. Son chauffeur, véhicule, téléphone satellitaire et d’autres biens ont été emportés par ces rebelles ».

« Après l’avoir retenu un moment, les rebelles ont laissé partir le prélat. Il a bénéficié de l’hospitalité des habitants du village en question. Ces derniers l’ont récupéré sain et sauf », a-t-il indiqué.

Les rebelles de la CPJP de Charles Massi ont toujours régné en maitre dans le nord du pays. Les populations civiles, opérateurs économiques en sont leurs principales proies.

 

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LE COMMANDANT EN CHEF DE LA CONVENTION DES PATRIOTES  POUR  LA  JUSTICE  ET LA PAIX (CPJP), ABDOULAYE ISSENE COMMUNIQUE:

 

Le vendredi, 3/06/11 à 23h30, les proches de Mgr Edouard Mathos, évêque de Bambari (Rép.Centrafricaine) ont joint par téléphone, notre coordonnateur et porte-parole pour lui annoncer l'arrestation et le kidnapping du Mgr Mathos et son équipage (un chauffeur et une gouvernante) par les éléments de la CPJP, de retour d'une tournée à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute Kotto. A mon tour, je viens d'être informé.

Mais je puis dire que, je  suis grandement surpris et stupéfait!!! En ma qualité de commandant en chef de toutes les opérations de la résistance et combat contre la dictature du Général François Bozizé, je déments formellement cette allégation d'acte ignoble et infâme, propre aux bandits de grands chemins, qui ne ressemble pas à la cpjp !

 Ce qu'il faut comprendre est, que depuis que le Président Bozizé a signé un accord de paix avec la rébellion :"Union des Forces Démocratiques (UFDR)de DAMANE ZAKARIA, dans le cadre du désarmement, démobilisation et restructuration (DDR), comme le nom l'indique, ce n'est pas ça. L'UFDR qui devrait disparaître comme les autres signataires des accords, existe en tant que entité rebelle et politique sur l'échiquier national (nomination des membres à la présidence et autres) sous les ordres du Président Bozizé par Damane, son conseiller à la Présidence.

 La CPJP ,n'étant pas signataire de l'accord de paix, le Président Bozizé utilise UFDR et autres contre la CPJP en commettant des exactions et mètre sur son dos ,tel que le cas actuel du banditisme contre le Mgr Mathos à 80 km de Bria; où nous n'avons aucun élément qui opère là-bas!

Cette zone est tenue par Damane de l'UFDR et il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures. Il faut qu'il libère immédiatement le Mgr Mathos !!! On a assez de problème comme ça avec le régime de Bozizé.

 

                       Le coordonnateur de la marche et porte parle

 

 

                                                        Dr Bévarrah Lala

 

NDLR : Selon nos informations, Mgr Mathos et ses compagnons ont été kidnappés par le même groupe de rebelles appartenant à une autre fraction de la CPJP que celle de Abdoulaye Issène. Ce sont des éléments de ce groupe qui avait enlevé en janvier dernier les trois candidats du MLPC aux législatives dont Dieudonné Koudoufara, qui se rendaient dans leurs circonscriptions de la Vakaga et de la Haute-Kotto. On se souvient qu’ils avaient alors détroussé leurs victimes et emporté aussi leur véhicule, non restitué au demeurant jusqu’ici. Il ont procédé avec le même modus operandi avec Mgr Edouard Mathos. Toujours selon nos informations émanant d’une source proche de ces rebelles qui a requis l’anonymat, le chauffeur de Mgr Mathos demeure entre les mains des ravisseurs qui l’ont contraint à les conduire sur l’axe Ndélé. Il serait introuvable à présent.

Une réalité s’impose. Le territoire centrafricain échappe en grande partie au contrôle des autorités de Bangui à commencer par Bozizé qui se prend pourtant pour un général d’armée mais qui éprouve un mal fou à sécuriser un tant soit peu le sol national en dehors de la capitale. Ce rapt d’un évêque nous rappelle brutalement cette réalité que le problème de la paix en Centrafrique demeure entier et que les incessantes fuites en avant ne servent à rien. Voilà une conséquence du hold-up électoral de Bozizé. Il est rattrapé par les problèmes de fond qui n’ont en réalité connu aucun début de règlement comme celui du DDR dont Bozizé a détourné l’argent pour une utilisation à d’autres fins et que sur le terrain la question du désarmement reste entière. La preuve !

Le clergé centrafricain aussi doit prendre ses responsabilités en mettant suffisament la pression sur Bozizé  afin qu'il revienne sur le droit chemin. Ce clergé n'a jamais dénoncé clairement le déni de démocratie et la mascarade électorale grossière que Bozizé a orchestrée et qui lui a permis d'être aujourd'hui président de la République et député à la fois. Dans quel pays on a vu une chose pareille. Les activités pastorales ne sont envisageables que dans un pays pacifié et sécurisé. La Rca présentement n'est ni pacifiée ni sécurisée. Refuser de voir cette réalité, c'est faire de la fuite en avant. Le clergé centrafricain doit arrêter avec son équilibrisme et voir les réalités en face.   

 

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