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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 18:42

 

 

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Saragba F


Jamais, célébration de la proclamation de la République Centrafricaine n’a suscité autant de passions. D’un côté et comme c’est souvent le cas, les groupuscules proches du pouvoir voient en ce 1er décembre une occasion inespérée de faire la fête au frais de la princesse. Et pendant ce temps, cet anniversaire provoque un aussi grand désintérêt de la majorité des Centrafricains qui, eux,  ont du mal à assurer le minimum vital, souffrant  le martyr, victime des exactions au quotidien de la garde présidentielle, des rebelles et autres bandes armées sur l’ensemble du territoire national.

 

Les oppositions ainsi créées par ce débat qui n’a vraiment pas lieu d’être pourraient accentuer les nombreuses scissions déjà profondes qui existent  au sein de la population Centrafricaine. Dire que le régime du général Bozizé est haï par la majorité des Centrafricains est un doux euphémisme, tant tous les indicateurs sont au rouge. Ce régime aux abois n’attend qu’une brindille d’étincelle pour amorcer sa chute. Inéluctable !  Un régime qui cherche par tous les moyens à gagner du temps. Car ses responsables savent qu’il faut coûte que coûte offrir du jeu et des fêtes à la population afin de les endormir. Si la réussite de la célébration de cette cinquante troisième anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine est une nécessité pour le régime en place afin de permettre à celui-ci de distraire pendants un laps de temps nos compatriotes dans le seul but de leur faire oublier les vrais problèmes de fonds et la faillite du pays, elle offre une occasion à l’opposition démocratique de mettre ce régime en difficulté en démontrant à nos concitoyens ainsi qu’à la communauté internationale sa véritable capacité à mobiliser les Centrafricains le moment opportun pour sauver ce qui peut encore l’être.

 

Une célébration qui prend désormais une tournure politicienne.

 

L’appel au boycott des festivités des partis politiques de l’opposition démocratique qui sont réunis au sein du Front pour l’annulation et la reprise des Elections de 2011, suivi en cela par la déclaration de l’Union syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC) donne désormais une dimension politique pour ne pas dire politicienne à juste raison. Le cocktail syndicats et partis politiques de l’opposition démocratique est prometteur à condition que ces deux entités tiennent bon jusqu’au bout et qu’elles ne soient pas tentées au dernier moment par un autre objectif. Toutefois, un élément déterminant et non négligeable qui risquerait d’enrailler la stratégie mise en place par ceux-ci demeure le paiement des salaires au dernier moment par le régime pour essayer de dissuader les salariés de ne pas suivre l’appel au boycott.   

 

Le régime en place par son chef dit-on malade est devenu aphone et invisible ces derniers temps, malgré les multiples occasions qui se sont présentées à lui pour intervenir et renouer avec le peuple centrafricain, à défaut d’avoir un brun de considération à l’égard de l’opposition démocratique. Au lieu de cela, le régime affiche pour la énième fois un mépris total envers la population qui l’aurait élu avec plus de 66% du suffrage exprimé. Or, avec un tel score, la légitimité du régime ne devrait pas souffrir d’une quelconque hésitation. N’importe quel régime aurait profité de cette notoriété pour régler les problèmes de fonds qui minent notre pays. Au bénéfice d’un « pseudo légitimité » dont le régime se targue depuis les dernières élections générales, le temps est venu pour le KNK et son chef de sortir de leur tanière. Le général Bozizé et ses hommes doivent aller à la rencontre de nos compatriotes pour leur expliqué pourquoi l’insécurité totale règne sur l’ensemble du territoire. Au lieu de s’enfermer  dans un mutisme regrettable qui se trouve être une voix sans issue et confirme leur incapacité à faire face aux problèmes qui se posent au pays. Face à ce silence lourd et inquiétant, nombreux sont les Centrafricains qui veulent savoir ce qui se passe. Y’a-t-il encore un président de la République en Centrafrique ? Y’a-t-il encore un gouvernement de la République en Centrafrique ?

 

 La dimension folklorique de l’événement a fini par supplanter le sacre de la symbolique.

 

Au-delà des quiproquos et autres équivoques retenus, de l’état de faillite du pays par un régime illégitime et incompétent, se pose à nous irrémédiablement le problème de la perpétuation  et de la pertinence du folklore qui entoure année après année chaque célébration. Doit-on maintenir le côté ostentatoire, futile et couteux des festivités pour un pays pauvre et endetté comme le nôtre ? Combien coûte le défilé du 1er décembre ?   

 

A force de mettre trop l’accent sur le côté festif, décoratif, infantile, jouissif, folklorique  de la célébration que l’on oublierait presque le sérieux, le caractère sacré de l’avènement. Au lieu de perpétuer ad vitam aeternam ces pratiques néfastes et couteuses qui infantilisent les Centrafricains, l’accent ne doit-il pas être mis surtout sur le côté symbolique, patriotique et pédagogique dans les écoles, auprès des jeunes... A quoi sert d’inviter à chaque fois ces nombreuses chefs d’États et leurs délégations qui n’apportent rien de concret dont il faut assurer la sécurité et les différents frais de séjour ?  A quoi servent ses uniformes neuves que l’on impose l’achat tous les ans aux familles, aux élèves, aux étudiants, aux travailleurs juste le temps de faire un défilé et faire bon ne figure afin de camoufler la dure réalité ? A quoi sert de mettre du vernis et de saupoudrer le paysage pour une journée ? D’implanter des panneaux publicitaires qui coûtent chers ?...Et enfin, à quoi sert et quel sens donné à un défilé dont la récupération politique et les retombées politiciennes reviendront nécessairement à un régime illégitime, incompétent et ingrat ?

 

 

Franck SARAGBA

 


 

 

LE MOUVEMENT DE L'UNION DES FORCES RÉPUBLICAINES

                                                         APPEL AU PEUPLE

Nous, Mouvement  de l’Union  des Forces Républicaine (UFR-Centrafrique) allié à  l’Opposition Centrafricaine  et au Collectif des Forces pour le Changement (CFC) nous adressons solennellement à notre Peuple  et à L’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (USTC) la décision de boycotte   du défilé de la  fête 1er Décembre 2011 (fête nationale de la République Centrafricaine).


 Cette décision de boycotte fait suite à une réunion élargie des membres du bureau politique de l’UFR – Centrafrique,  cette décision se justifie par le coût assez élevé de la vie en Centrafrique avec la flambée des prix des produits de première nécessité sur le marché centrafricain, le déblocage des indices salariales et les graves violations de droits humains sur la population mais aussi et surtout la prise en otage du Président François BOZIZE par le Clan du Président Idriss DEBY et la sécurité rapprocher mise à sa disposition non pas pour le Protéger mais pour lu donner des ordres à exécuter sans discute ni murmure....Mais dans quel République sommes nous. La RCA est elle devenue une province ou sous Préfecture du Tchad contrôler directement par Idriss DEBY INTO???


Il s'agit là d’un combat important que nous entendons poursuivre avec toute la détermination qu'exige la situation contre  l’irresponsabilité du pouvoir de François BOZIZE et de son Gouvernement, à protéger le consommateur  en générale et les fonctionnaires  centrafricain en particulier.


 Ces dérives du pouvoir,  vise à la fuite des responsabilités de l’état,  l'impunité des auteurs des actes de  violences contre la population victime des viols commis par des hommes de la LRA de Joseph KONI  et les violations des droits humains sur certains dirigeants de l'opposition.


Nous constatons à ce stade que les faits visent à l'instrumentalisation de la Justice et au recours abusif de  la force comme méthode d’intimidation sur les dirigeants et   militants des Partis de l'Opposition.
Cette situation n'entraîne pas seulement la liquidation des libertés démocratiques et des droits des citoyens qui, sur ce plan, sont tous aujourd'hui en sursis. Elle témoigne de la volonté manifeste de François BOZIZE d'empêcher la dénonciation de la politique de son régime dont les conséquences catastrophiques ont atteint un seuil inégalé !


En attestent les faits suivants:


-    L’appauvrissement et l’installation de la famine dans le monde rural ;
-    La mise en détresse de L’ENERCA, de nos industries, sous le coup des privatisations affairistes et des ingérences dans leur gestion ;


-    Les graves préjudices portés à notre industrie touristique ;


-    La dégradation de l'environnement des Affaires, aggravée par les scandales qui ont éclaté dans la magistrature, ce qui éloigne encore toute perspective d'un flux d'investissements importants vers notre pays.
-    La déception des jeunes trahis dans l'espoir qu'ils avaient placé  auprès du gouvernement et faisant face à de sombres perspectives d'emploi.


-    La frustration générale des populations résultant des délestages, intempestifs de L’ENERCA  qui découle de sa gestion gabégique des ressources nationales qui, seule, explique le déploiement actuel par le KNK de moyens qui ne peuvent provenir que du détournement des ressources publiques et de l'enrichissement artificiel de principaux dirigeants du régime et de ses clients.
Enfin la démarche de François BOZIZE et de son Pouvoir consiste à tenter d'imposer à l'opposition et aux citoyens sa DICTATURE.

Seule une mobilisation populaire, puissante et soutenue peut imposer à François BOZIZE et son Gouvernement un rapport de forces susceptible de l'amener à réfléchir à deux fois sur la voie de l'aventure et de l’arbitraire dans laquelle il s'est engagé.

C'est cette mobilisation, dans laquelle elle s'est engagée depuis longtemps, que l’URF-Centrafrique entend porter à un niveau qualitativement supérieur :  

    La baisse des denrées alimentaires et  produits de premières nécessités,

     Le déblocage effectif des indices de salaires

    la fin du harcèlement contre les militants, des dirigeants, et Chefs des Partis de l'Opposition, ainsi que les leaders d'opinion parmi lesquels les responsables et les professionnelles de la Presse ;

    le rétablissement de la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes dans la zone sous contrôle de Joseph KONI et ses hommes? LRA..

De tout ce qui précède le bureau politique de L’UFR-Centrafrique face à la souffrance du peuple centrafricain opprimé, abusé et désabusé ne peut pas rester insensible à ces multiples cri de détresse lance un appel solennelle et pathétique au Peuple Centrafricain en général et en particulier  aux Forces Vives de la Nation, aux parties politiques, mouvements de l’opposition et à L’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (USTC) et leurs demandes vivement d’observer la décision de boycotte   du défilé de la  fête 1er Décembre 2011 (fête nationale de la République Centrafricaine) en guise de protestation.


Dakar, le 26 Novembre 2011

Le SG-UFR Centrafrique


BEFIO Bernard

 

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