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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 02:39

 

 

JOseph-Nestor-Ouamba-Patas.jpg

 

 

De tout ce qui se dit de la politique en Centrafrique et notamment des hommes politiques, il est raisonnable que des interrogations se manifestent parmi ceux qui réfléchissent sur le Pouvoir de l’Etat dans ce pays. Le développement de la Centrafrique dépend des intérêts réels que ses hommes politiques lui consacrent. Penser, débattre, argumenter, gérer et traiter des questions sociales, économiques et politiques exigent de la part du politique : de la rigueur, de l’honnêteté, de l’exactitude, de la précision, de la sincérité et du sérieux.

 

Pour que l’Etat centrafricain soit fort, il doit être géré par des politiques compétents, habiles et talentueux. Ils doivent être non seulement disciplinés mais aussi imbus de la droiture. Ils doivent être vertueux. Le Pouvoir de l’Etat ne s’accommode guère avec la désinvolture. Il ne peut pas s’ajuster à l’indolence. Cela dit, l’homme politique centrafricain doit se définir selon Machiavel. Il doit être un homme de pensée et d’action, de courage et d’initiative, en un mot de vertu. Sa mission est de conduire les citoyens centrafricains, de leur assurer des conditions sociales et matérielles meilleures, d’adapter sans cesse les institutions de la République à une réalité vivante qui évolue et souvent se corrompt.


En appliquant ce principe, les politiques centrafricains donneront des moyens efficaces au pays pour enraciner les vertus de la Démocratie. Ainsi, les Démocrates et la Coalition Séléka doivent être des terreaux d’idées capables de proposer, de critiquer, d’amender ou de s’opposer. Ils doivent être des locomotives de progrès et de l’amélioration de la société. Ce qu’attend la Centrafrique d’eux, c’est la cohésion pour enterrer l’autocratie. Par des idées constructives, ils contribueront à l’éclosion du progrès dans tous les domaines d’activités.


Mais, à certains égards, tout porte à croire que le politique centrafricain ne connaît pas ce que vaut la Centrafrique. Pourquoi ? Est-ce une question de manque de culture politique ? Ou est-ce l’avidité qui annihile son libre arbitre ? Ou encore est-ce la corruption ? Est-ce une question de mauvaise formation intellectuelle ? Il n’y a pas de réponse appropriée à ces questions. Toutefois, le citoyen se résigne et exprime son désarroi en disant : « les élites, les politiques centrafricains sont maudits ». Ils ne savent pas où orienter la politique du pays. Et l’on apprécie ici l’intérêt que porte le citoyen à l’endroit du politique. Encore, le citoyen d’ajouter : « ils ne savent pas ce que vaut la Centrafrique ». C’est pourquoi ce pays est toujours dans les mains des dictateurs militaires – Jean-Bedel Bokassa, André Kolingba, et aujourd’hui Bozize – mettant en péril, la liberté, les Droits de l’Homme et la Démocratie.


Il est aléatoire de dire à l’instant, qu’avec le Gouvernement d’Union Nationale, la Centrafrique retrouvera sitôt la paix, la sécurité et la stabilité. La Centrafrique est dans l’incertitude politique. Séléka doit refuser de démobiliser et de cantonner ses troupes. Ce qu’elle doit faire, c’est d’éduquer, et entraîner ses troupes. Elle doit s’abstenir d’oppresser et de brutaliser les religieux catholiques. Et aussi éviter de saccager les lieux de culte catholique voire la sacristie. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte International relatif aux Droits civils et politiques consacrant la Liberté Religieuse condamnent ces actes.


C’est dire que Séléka devrait être disciplinée et respectueuse de la Liberté Religieuse. Séléka doit respecter les Droits de l’Homme. Il est à souligner que, seule Séléka peut empêcher Bozizé et ses mercenaires Sud-Africains de plonger le pays dans le chaos. Ainsi, pour une solution à cette crise, les politiques, les élites doivent faire des efforts pour comprendre ce que vaut la Centrafrique. C’est leur devoir. C’est la voie susceptible de faire sortir la Centrafrique des affres de ses crises politiques. La valeur de la Centrafrique réside dans la sphère des intérêts dont elle constitue. La valeur de la Centrafrique existe dans ses innombrables ressources en sous-sol. La valeur de la Centrafrique se trouve dans la Démocratie, l’Etat de Droit, la Liberté, la réduction de la pauvreté. La valeur de la Centrafrique, c’est la lutte contre la corruption, l’autocratie, le népotisme et la reproduction sociale.


La Centrafrique appartient à tous les centrafricains. Les Démocrates ne doivent pas se méprendre. Ils doivent placer leur dévolu dans la réalisation de la grandeur de ce pays. La Centrafrique vaut la Démocratie et rejette l’autocratie. Les Démocrates ont le devoir de diriger les citoyens et de leur fournir toutes les conditions du Bien-Être. Séléka et les Démocrates doivent agir dans cette direction afin de restaurer la paix, la sécurité, la stabilité et le respect des Droits de l’Homme. Ils doivent être prudents sur l’application des Accords de Libreville. Les Démocrates et Séléka doivent savoir que seuls, ces Accords ne pourront jamais asseoir une alternance politique paisible et des élections législatives libres. La Centrafrique mérite la Démocratie et la Liberté.


Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg)

 

 

 

Thinking or debating, arguing, managing and dealing with social, economic and political issues in State impose to be rigorous, honest, accurate, sincere and reliable. Revival of economy, social peace and political success depend on interests policy makers, lawmakers, politicians and elites give to its State. To be powerful or strong, State should be managed by those who are clever, competent and then skillful. They must be filled with righteousness. They should be righteous. Politician, lawmaker, policy maker and elites are so defined as those who devote their life to think and to act. As Machiavel said: “The function of politician is to conduct citizens, to ensure them better standard of living, adapting institutions to alive reality which often evolves and corrupts’’. High developed countries had understood this principle.


The output is that they are always so powerful and capable to overcome all kind of challenges which face to them. Citizens believe and trust its Democratic Institutions. Politicians are accountable. They respect Democratic Institutions. Such way to implement politics, enhances Democratic values in the mind of citizens and reinforces its capacities to reject oppression. Indeed, politicians in developed countries are locomotive of progress and improvement of society. By “constructive ideas” they put their countries in advance in all scope of activities. Why, so politicians, lawmakers, policy makers and elites in Central African Republic could not undertake these processes in order to topple its crisis? Does a matter of a lack of political culture? Does a matter of greediness? Does a matter of corruption? Does a matter of intellectual training? So, to be true, it seems that elites and politicians in Central African Republic are cursed. They don’t know where they move politically. They do not know “What is worth Central African Republic”.

 

The consequence is that this country is always in the hands of dictators – Jean-Bedel Bokassa, Andre Kolingba and now Bozize – putting in perilous situations, freedom, Human Rights and Democracy. To-day, it is unpredictable to argue that with the National Unity Government, Central African Republic will regain too soon peace, security and stability. Uncertainty is now governing this country. Seleka must refuse to demobilize its troops. What it should do is to educate and train them. Seleka must not oppress Catholic monks. They must not destroy Catholic chapels and its vestry. They should respect Human Rights. Only Seleka could impede Bozize and its South African mercenaries to plunge the country in chaos. In addition, to solve this crisis, elites should make an effort to understand “What is worth Central African Republic”? It is a duty to elites. It is a way to deliver Central African Republic from the throes of political conflicts. The worth of Central African Republic resides in the sphere of interests it constitutes.

 

The worth of Central African Republic exists in its numerous resources. The worth of Central African Republic is in faith in Democracy, Rules of law, liberty and the struggle against poverty, corruption, autocracy, nepotism and social reproduction. Central African Republic is not only for Bozize or its officials, it belongs to all citizens of this country. Democrats in Central African Republic should not undervalue themselves. They do place their engagement in the construction of this country’s splendour. Central African Republic is worth Democracy not autocracy. Democrats have to lead people and provide them conditions of well-being. Seleka and Democratic opposition should do act on this direction in order to restore peace, security, stability and Human Rights respect. They have to be prudent about the implementation of Libreville Agreements. It is to say that Democratic opposition and Seleka must consider that, alone these Agreements could never bring peaceful political alternance and free parliamentary elections. Central African Republic deserves Democracy and freedom. 

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