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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 01:58

 

 

 

Bozizé et Monique

 

Les performances des douanes centrafricaines en matière de recouvrement des recettes ont toujours été montrées du doigt car problématiques et souvent inférieures à la moyenne générale des autres pays de la sous-région en raison du fléau de la corruption endémique qui sévit dans cet important corps de l’Etat. Il y a quelques années, conseillé on ne sait trop par qui, Bozizé a cru que la meilleure solution était de dissoudre purement et simplement cette institution et de la remplacer par un guichet unique mis en place à Douala par une société privée béninoise, UNITECH.

Cette expérience s’est révélée totalement désastreuse car les recettes douanières ont connu une chute libre mais pas pour tout le monde car certaines personnes dans la filière s’en sont mis plein les poches au passage. Sans tirer leçon de cet échec, le régime a honteusement rétabli la douane et les douaniers mais instauré une autre douane parallèle, la SODIF que dirige toujours un ancien mercenaire et ami de Bozizé, un certain Armand Iannarelli avec qui Emmanuel Bizot, ministre des finances de l’époque et non moins beau-frère de Bozizé a signé une convention secrète dont C.A.P avait réussi à se procurer le texte qu’il avait publié.    Emmanuel Bizot est celui-là même qui avait signé le fameux prêt indien de presque 30 millions de dollars US pour construire une cimenterie et qui pose problème aujourd’hui.

Selon des informations fiables recueillies d’une source douanière ayant requis l’anonymat, une exonération d’un montant de 500 millions de F CFA pour importer des friperies a été octroyée à Mme Monique Bozizé du temps du ministre des finances Albert Besse au profit de sa fondation femme-enfant- solidarité, véritable instrument de mendicité. C’est avec AAD le commerçant libanais propriétaire du Grand Café que Monique Bozizé négocie ce juteux business où il n’y a pas que des friperies qui sont en jeu. Les autres maîtresses de Bozizé, Bahti et Bafatoro, sont également détentrices d’exonération fiscale pour acheter d’importantes quantités de sucre auprès de SUCAF et les revendre TTC dans la ville en empochant la TVA qu’elles partagent au passage avec des commerçants libanais.

Deux rejetons de Bozizé, le gendarme Rodrigue Bozizé dont C.A.P avait raconté il n’y a pas longtemps les exactions au sujet de l’une de ses maîtresses qui habite au quartier Gobongo et Jean François Bozizé alias « Djodjo » expulsé officiellement de France pour délinquance, ont trouvé leur fromage. Ils se sont spécialisés dans l’activité qui consiste à intimider les douaniers et faire sortir systématiquement moyennant substantielle rétribution, les camions de marchandises sous douane venus de Douala de certains commerçants musulmans et autres libanais de Bangui.

C’est ainsi que le 6 septembre dernier, un de ces camions sous douane au terminal à conteneurs du PK 26 route de Boali a failli prendre le chemin des quartiers sans être dédouané suite à une interférence intempestive du fameux « Djodjo ». Alerté, Armand Iannarelli informe Bozizé qui ordonne le camion soit conduit à la présidence. Le lendemain, Djodjo s’est rendu à la direction générale des douanes pour menacer de tabasser le gendarme affecté à la SODIF  à l’origine de l’incident mais celui-ci est resté ferme sur ses positions et Djodjo a fini par battre en retraite. Voilà comment cette fois-ci, Djodjo a été mis en échec.

Rodrigue Bozizé quant à lui, a carrément construit un motel près du terminal douanier à conteneurs du PK 26 route de Boali afin d’être plus proche des camions de marchandises en provenance du Cameroun qu’il doit extraire sans dédouanement. On comprend dès lors que les recettes fiscalo-douanières soient en chute libre. Tout cela se passe au vu et au su de tout le monde mais le gouvernement Touadéra n’a rien à en dire alors que le pays est mis en coupe réglée par Bozizé, ses femmes et ses enfants.

Rédaction C.A.P  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique