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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 01:51

 

 

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

 

Malgré lui, l'Etat centrafricain vit au rythme des interminables affaires de maîtresses du ministre d'Etat et véritable Don Juan Ndoutingaï qui a les poches remplies de l'argent de divers détournements, dessous de table et autres prédations et dont le passe temps favori est la collection des maîtresses. Les fonctionnaires et agents du ministère des Finances et du budget ont ainsi assisté médusés dans la matinée du mardi 24 mai à une scène de ménage et règlement de compte indigne d’un membre du gouvernement. En effet, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre d’Etat aux Finances et au budget, en proie à de la jalousie pure et simple à l’égard d’une de ses innombrables ex-maîtresses, une certaine Clarisse Yapélégo ci-devant directrice commerciale (DC) du Comptoir national des minerais et gemmes (COMIGEM), l’une des sociétés d’Etat mises en place par l’ex-patron national des Mines, de l’énergie et de l’hydraulique devenu ministre des finances et du budget depuis le dernier remaniement gouvernemental. La scène de jalousie aurait pour origine un problème immobilier. Une villa que le couple avait achetée en copropriété pendant qu’il vivait encore le grand amour.

Depuis, le temps a passé et l’eau a coulé sous le pont et les relations entre Mlle Clarisse Yapélégo et le tout puissant super ministre d’Etat et argentier de Bozizé ne sont plus au beau fixe à telle enseigne que la demoiselle a décidé de faire sa vie avec un autre, ce que Ndoutingaï ne pouvait tolérer et il entend le faire payer à Clarisse. C’est ainsi que dans cette matinée du 24 mai, trois véhicules Toyota pick-up BJ 75 remplis de bérets verts de la garde présidentielle en treillis armés jusqu’aux dents, des  éléments de la gendarmerie et de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) font une descente musclée dans la villa en question occupée par la maîtresse pour évacuer manu militari cette dernière et la conduire tout droit à la direction de l’OCRB où elle fut mise en geôle. Ne s’attendant pas un tel traitement, Clarisse va faire une crise de nerf et déclencher une crise d’hypertension artérielle et sera conduite en urgence à la clinique Chouaib pour des soins médicaux.  

Comment en est-on arrivé là ?

Au départ, tout allait bien entre cette française d’origine centrafricaine qui résidait en France depuis 25 ans qui après moult tractations et promesses mielleuses du deuxième grand coureur de jupon de la République après son oncle de chef de l’Etat, a finalement accepté une vie de couple avec Sylvain Ndoutingaï.

C’est en 2008 qu’a vraiment démarré leur vie de couple après le retour définitif au pays de Mlle Yapélégo qui aménage immédiatement dans l’une des nombreuses villas de Ndoutingaï située au pk 11 sur la sortie nord de Bangui. Comme la plupart des couples constitués avec les « libérateurs » issus du fameux coup d’Etat du 15 mars 2003, au début ceux-ci voient la vie en rose mais le désenchantement ne tarde pas non plus à suivre.  C’est donc pendant la phase de vie en rose que le couple Ndoutingaï et Yapélego a décidé d’acquérir la propriété d’un certain  Katossy Simany d’Akouany (président d’un des multiples et fantomatiques partis politiques bidon de la majorité présidentielle), une villa située juste à côté de la direction générale des bourses et stages et non loin du  nouveau ministère  des finances de Ndoutingaï.

La maison acquise  devrait en principe être un bien indivis, puisque que l’acte notarié porte en premier le nom de mademoiselle Clarisse Yapélégo et en second lieu celui de Sylvain Ndoutingaï. Tout s’est passé devant le notaire Me Chrésia  Guézoua Loumandet.

Et comme les bonnes choses ne durent jamais au pays de Bozizé, un climat d’incompréhension s’est vite installé entre les deux amoureux et la paix s’est alors enfuie par la fenêtre. Du coup c’est la pagaille et de chaque côté, les intentions malveillantes se sont créées. Les jours passent et les choses vont en se dégradant.

Ndoutingaï décide de récupérer pour lui seul la villa que le couple avait pourtant acquise en copropriété, ceci dès lors que la demoiselle a elle aussi décidé de refaire sa vie avec quelqu’un d’autre.  D’où le courroux de Ndoutingaï qui lui envoie les soldats la mettre à la porte de la villa en guise les représailles.

Une fois conduite à l’OCRB, ce dernier se permet d’appeler Clarisse pour  lui dire d’un air de provocation : «Tu sais maintenant à qui tu as affaire ? Tu le sauras aujourd’hui».

Cette affaire ressemble beaucoup à celle qui a opposé le même Sylvain Ndoutingaï à une certaine Marie-Thérèse Bengba, à l’époque Inspectrice centrale des mines, et désormais simple agente et ex-maîtresse du « tout puissant » qui s’était également attirée les foudres de Sylvain Ndoutingaï. Quelques temps après leur «divorce», l’homme fort de Bangui a verrouillé son ex-jusqu’à la mettre dans le couloir au ministère des mines, ayant quasiment pouvoir de vie et de mort sur chacun des agents de son ministère. Il est allé loin jusqu’à radier de leurs fonctions les frères, sœurs et cousins de dame Bengba, même ceux qui n’étaient que des plantons, gardiens et sentinelles dans les entreprises et offices d’Etat placés sous tutelle du ministère des Mines, de l’énergie et de l’hydraulique que gérait Ndoutingaï de mains de maître. Il a même mis à la porte et jeté en prison depuis juin 2010 le propre frère de dame Thèrèse Bengba, un certain Jean-René Bengba alors que celui-ci occupait la fonction de directeur administratif et financier de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEC). L’homme croupit toujours en prison sans procès, et ses droits légaux derrière lesquels il courait depuis ne lui sont toujours pas payés. Il fait la prison simplement parce qu’il a osé demander ses droits dans ce pays de Bozizé et qu’il a le malheur d’être le frère de l’une des innombrables ex-maîtresses de Sylvain Ndoutingaï.

Sous d’autres cieux, pour moins que cela, des ministres sont contraints à la démission voire mis en examen. Mais la RCA n’étant qu’une petite province du Royaume de Benzambé où le roi, les reines, les roitelets et les princes sont capables de tout sans s’inquiéter et utilisent même les services de la justice pour régler des comptes, Ndoutingaï fait ce que bon lui semble.  

Après Mme Thérèse Bengba, c’est aujourd’hui le tour de Clarisse  Yapélégo. Qui sera la prochaine victime du tout puissant  ministre d’Etat  et argentier de Bozizé ? L’avenir nous le dira.

Rédaction CAP

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