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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 22:02






      des enfants centrafricains
       de l'hôpital de Berbérati


En guise d’illustration de la problématique de la faim dans le monde et du milliard de gens qui souffrent de la faim et de carences en calories, objet du présent sommet de la FAO ouvert ce jour à Rome, la chaîne de télévision française FR 3 a consacré environ cinq minutes sur le sort des enfants centrafricains qui souffrent de sévère malnutrition.

Il s’agissait d’un dossier avec des images difficilement soutenables et bouleversantes d’enfants malingres qui n’ont plus que la peau sur les os, tournées à l’hôpital de Berbérati, chef lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéi en République centrafricaine où l’Ong française Action Contre la Faim (ACF) s’emploie à tenter de soigner de nombreux enfants en danger de mort pour malnutrition sévère, reportage diffusé par la chaîne à son édition de 19 h 45.

Ainsi, sans être présents à Rome où se déroule le sommet de la FAO, grâce à ACF et à travers FR 3, l’alarme est tirée une fois de plus sur le sort des pauvres enfants centrafricains qui meurent de faim dans une grande indifférence générale à commencer par les autorités centrafricaines elles-mêmes qui, pour l’heure, n’ont comme unique préoccupation, comment faire pour que le président François Bozizé puisse conserver son fauteuil présidentiel à l’issue des élections présidentielles de 2010.

Or c’est à cause de la mauvaise politique de ce régime actuel, faite de braquage et de racket répétés des collecteurs pour s’emparer de leurs diamants, de fermeture à la pelle de bureaux d’achat de diamant dans des régions minières qui n’ont pas vocation à l’agriculture, que la famine sévit. Plusieurs milliers d’artisans miniers qui vivaient de la recherche du diamant sont brutalement mis au chômage et ne sont plus en mesure de pourvoir à l’alimentation de leur progéniture.

Les Centrafricains devraient sanctionner une telle gouvernance et leurs auteurs dans les urnes lorsque l’occasion leur en sera donnée. Avec un tel bilan, Bozizé ne devrait même pas avoir le toupet de briguer à nouveau le fauteuil présidentiel. Il se targuait il y a quelques jours seulement dans une interview au micro de Radio France Internationale d’avoir épongé tous les arriérés des régimes précédents alors que tous les Centrafricains savent que c’est un pieux mensonge.

Si son régime est parvenu ces derniers temps, au prix d’un lourd endettement auprès des banques de la place, à assurer le paiement des salaires des fonctionnaires, la bonne gestion des affaires d’un pays comme la RCA ne saurait uniquement reposer sur le paiement de 20.000 fonctionnaires. Le paiement régulier des salaires des agents de l’Etat, des bourses des étudiants et des pensions des retraités, est une condition nécessaire mais non suffisante du développement d’un pays.

Bozizé aura beaucoup de mal à trouver les aspects positifs de son bilan qui pourraient séduire les électeurs centrafricains afin de lui porter leurs suffrages lors des prochaines élections. On a beau en chercher, on n’en voit pas ! Il n’y a que du passif : insécurité, braquages, pillages, destructions, exactions diverses, violations massives de droits de l’homme, incendies de villages contraignant les gens à fuir en brousse, nombreux réfugiés dans les pays frontaliers, assassinats gratuits de fils du pays, impunité et protection assurées aux auteurs de crimes pourtant bien connus, enrichissement illicite et sans cause de certains dignitaires, misère généralisée, ravages du VIH Sida, famine…et on en passe et des meilleurs ! Voilà le bilan de Bozizé en résumé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation