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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 22:14

 

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 

Jean-Francis-Bozize.jpg

 

Ndoutingai

 

 

Mbay.jpg

 

Jean Barkes Ngombé Ketté

 

Zama Javan Papa

 

Eugène Ngaikoisset

 

 

 

Si la  « recréation »  est terminée pourquoi Francis Bozizé et Ndoutigaï ne sont ils pas inquiétés ?

 

Une certaine catégorie de Centrafricains adeptes du «  à la queue leu leu » idéologique ne cesse de scander de façon frénétique le refrain à la mode  ces temps derniers a Bangui : « La recréation est terminée ». Faisant ainsi référence, a la désormais  fameuse phrase du président Bozize prononcée lors de son investiture.

 

« La recréation est terminée » n’est en fait un euphémisme simplificateur et trompeur pour designer et à la fois  implicitement reconnaître, la fin supposée des pillages, vols, emprisonnements, exactions, impunités qui ont  jalonné  et caractérisé  les 9 ans  de la famille Bozize au pouvoir.

 

Pour mettre fin, ou du moins faire semblant de mettre un terme  a cela,  le président Bozize  surpris la main dans le sac par une mission du FMI a donc tout naturellement décidé de nettoyer « les écuries d’Augias » qu’est devenue l’administration Centrafricaine. Rien ni personne ne semble avoir de la grâce aux yeux de Bozize.

 

Personne en effet, ne semble être à l’abri de la fureur présidentielle. L’écartement de  partisans de la première heure comme  que le Maire de Bangui Jean Barkes N’gombe Kette, ou le commandant N’gaikoisse en a étonné plus d’un. L’humiliation du « chansonnier » du Bozizisme ; Javon papa Zama (est-ce son réel patronyme ?) contraint de rembourser la rondelette somme qu’il aurait frauduleusement soustraite,  finit d’ajouter un brin de cynisme et de ridicule a cette liste qui ne serait complète sans les  7 magistrats rétrogradés et bien sur la citation du cas d’Abderrahmane Baron qui aurait distribué a tout va des panneaux solaires aux ministres M’baye et Zingas.

 

En réalité, tout ceci n’est que poudre aux yeux, ce n’est pas l’évincement et le congédiement de piètres et interchangeables ministres qui  marquerait la fin de l’impunité en Centrafrique. Pour exemple, l’ancien ministre Zingas n’est vraisemblablement  plus d’aucune utilité politique pour François Bozize. Il a été remplacé par une horde de ministres débauchés çà et là des partis de l’opposition, il pourra donc aller en prison et servir de trompe l’œil sans que cela n’empêche quiconque au KNK  de sommeiller.

 

La vérité, elle, se trouve ailleurs. Mr Bozize, préoccupé par un éventuel et énième hold-up constitutionnel, lequel lui permettrait de se présenter en 2016,  aurait décidé de se faire une  peau neuve politique en immolant en pagaille quelques seconds couteaux politiques. Cette opération, bien entendu, permettrait à notre General président national d’entamer cette délicate et dangereuse procédure politique en portant le halo de l’honnête et sincère  dirigeant victime de son entourage. Classique.

 

Et si le président est sincère ? rétorqueront certains.

 

A dire vrai,  la sincérité du président ne pourra en réalité n’être démontrée que d’une manière et une seule : L’arrestation et l’inculpation des véritables fossoyeurs de la république, de ceux qui détiennent les vrais leviers du pouvoir, ceux dont les indélicatesses ne se chiffreraient point  en millions de CFA mais en millions d’Euro : Mr Francis Bozize et Sylvain N’doutigaï (ce dernier adorerait traiter son entourage de pauvre), principaux verrous du violent et corrompu  système en place en Centrafrique.

 

Le premier est depuis 2003 chargé d’expédier les  affaires sécuritaires du régime. Il s’y adonne avec la ferveur et  l’efficacité toute relative que l’on sait. Le second est l’argentier  attitré sur la même période. Alors comment pointer du doigt la gestion de l’ex Maire de Bangui sans regarder dans la direction du Ministre des finances ?

 

Tant que ces deux ne seront pas inquiétés, toutes autres gesticulations ne  seraient que de la pure « Politique spectacle » pour distraire et amuser la galerie. Car, Il serait difficile  de  concevoir qu’un individu soit arrêté pour distribution de panneaux solaires, ou que des « enquêtes » aient été menées pour suspendre le maire de Bégoua alors que ceux soupçonnés de la disparition de 5,5 millions d’Euro, jubilent et se pavanent en toute quiétude  se permettant, comble de l’ironie   d’intenter des actions en justice .

 

Jusqu'à quand va-t-on encore nous faire passer la quinine pour du sucre ?

 

D’ailleurs, le fantasque « troubadour » de Bozize Javon papa Zama aurait déjà repris ses fonctions auprès de ce dernier …L’ex Capitaine Ngaikoisse, lui, serait sorti de sa geôle  pour rentrer chez lui en toute quiétude, sifflotant comme si de rien n’était. La preuve que  la fin de « la recréation »  n’est certainement pas pour demain…

 

 

Fioboro Anatole (USA)

 

 

NDLR : Le problème sur lequel met le doigt ce compatriote est bien celui de l'impunité dont jouissent certains gros bonnets autour de Bozizé, quelle que soit la gravité de leur forfait. Pourquoi devrait-on admettre les crimes économiques des uns et condamner ceux des autres ? Cela ne doit pas être à la tête du client. Un crime est un crime et quel que soit le rang ou l'importance de celui qui le commet, il doit en rendre compte.

 

Pourquoi Parfait Mbay et Simplice Zingas doivent-il jouir impunément des panneaux solaires de SOCATEL qu'ils savent être volés mais qu'ils recèlent en toute tranquillité ? Ils doivent aussi endurer les délestages de l'ENERCA comme tous les banguissois. 

 

Pourquoi Francis Bozizé doit-il continuer à narguer impunément les militaires et gendarmes dont il a détourné les pensions de retraite et par dessus le marché, il a fait mettre en prison les responsables de journaux qui ont osé  parler de sa forfaiture ?

 

La liste pourrait être très longue des vols, détournements de deniers publics et autres malversations des dignitaires de ce régime Bozizé qui demeurent impunis. En revanche, la liste est aussi longue des cas de lampistes qui écopent pour quelques pécadilles. Tout cela donne bien l'impression d'une véritable jungle à laquelle on a faire en Centrafrique aujourd'hui.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion