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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 03:33

 

 

 

Francis et François Bozize

 

 

Le ministre délégué à la Défense Nationale s’insurge contre les propos diffamatoires à l’encontre de sa personnalité

Bangui, 26 mai (ACAP) – Le ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la Restructuration de l’Armée, le Colonel Jean Francis Bozizé, s’est indigné des allégations outrancières à l’égard de sa personnalité lors de son séjour en France

Cette déclaration est faite dès son retour de France mercredi 25 mai 2011 à l’Aéroport Bangui M’Poko. Il a justifié son absence par la recherche des moyens adéquats permettant de renforcer les capacités matérielles des forces de défense et de sécurité.

 

Il convient de rappeler que l’absence du ministre délégué à la défense nationale en France a fait l’objet des spéculations.

 

NDLR : Il est difficile de croire que la seule « recherche des moyens adéquats permanents permettant de renforcer les capacités matérielles des forces de défense et de sécurité » comme le prétend le rejeton de Bozizé puisse expliquer qu’il soit absent du pays près de cinq semaines consécutives. Une telle durée d’absence pour un ministre de la République, s’il ne s’appelait pas Jean Francis Bozizé, n’aurait jamais été tolérée, encore moins acceptée. Les perpétuels achats d’armes et dilapidations des deniers publics appelés pudiquement « recherche de moyens adéquats» ou « renforcement de capacités des forces de défense» ne sauraient tromper personne en Centrafrique.

Dans les explications embarrassées qu’il a fournies à sa descente d’avion à la presse, le fils de son père a allégué que c’était en raison de la longue attente de la formation du nouveau gouvernement qu’il avait cru effectuer son déplacer en France afin de s’occuper de certaines de ses affaires. Quoi de plus normal que la presse nationale puisse s’interroger sur les raisons de cette longue absence d’un membre du gouvernement. C’est précisément cette longue sans la moindre explication officielle qui légitimement a donné lieu à certaines spéculations et alimenté les rumeurs.

Or, dès après sa descente d’avion, sans doute sur ordre du fils à son père lui-même, la police politique du régime a commencé à entrer en action contre certains directeurs de publication de journaux de la place qui avaient commis le crime de lèse-majesté en osant évoquer dans leurs colonnes l’absence prolongée du ministre délégué à la défense. Centrafrique-Presse aussi n’était pas en reste mais ceux des journaux banguissois qui ont l’habitude de rebondir sur les informations révélées par cette presse diffusée uniquement sur le web sont à présent ciblés.

C’est ainsi que Faustin Bambou, le Directeur de publication des Collines de Bas-Oubangui qui a répondu ce vendredi 27 mai à une convocation à la SRI, a été tout simplement  mis en geôle. Un autre, Cyrus Emmanuel Sandy patron de Média Plus est également recherché par la SRI pour avoir repris un papier de Centrafrique-Presse sur la « fugue » du soi-disant colonel Francis Bozizé. Où va-t-on ainsi ? C’est un véritable fait du prince que la rédaction de Centrafrique-Presse condamne avec la plus grande fermeté. Elle exige la libération inconditionnelle de ces journalistes qui n’ont fait que leur métier. La liberté de pression est garantie par la Constitution de la RCA et doit s’exercer pleinement dans les règles déontologiques en vigueur dans la profession. Après avoir abusé des Centrafricains en volant les élections, ce pouvoir dorénavant illégitime veut museler la presse afin de poursuivre en silence ses forfaits et déni de démocratie. Les Centrafricains doivent en prendre clairement conscience et s’opposer énergiquement à la dictature familiale de Bozizé et ses enfants. Dès maintenant les Centrafricains doivent se lever pour barrer la route aux intentions et à la volonté de Bozizé d’imposer au pays une succession dynastique.

Dans la guéguerre actuelle qui l’oppose avec sa maman à Sylvain Ndoutingaï et son clan, Francis Bozizé montre déjà le bout de l’oreille en donnant déjà clairement un avant-goût de ses penchants de dictateur. Qu’en sera-t-il si jamais le pouvoir suprême du pays devait lui échoir un jour, à Dieu ne plaise, perspective que pour rien au monde on ne peut souhaiter à la RCA.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique