Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:47

 

 

 

Boz tribune Hilton

 

 

 

Tout se passe comme si Bozizé veut considérer les centrafricains comme des dupes et qu’il peut manipuler avec aisance comme des moutons de panurge. La vraie raison de la commémoration du 52ème anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine n’est pas d’honorer la diaspora centrafricaine résidant en République Française sœur ou amie, avec la panique de l’imminence de la fin de son règne. Bradant la souveraineté de la République Centrafricaine à 1 Fr symbolique au grand dam du peuple centrafricain et de la communauté internationale, Bozizé croyait se rendre ridicule au paroxysme devant la France et François Hollande afin d’attirer ses faveurs et modifier non seulement sans bavure la Constitution Centrafricaine en vu briguer un autre mandat mais truquer le suffrage puisque son impopularité est désormais indubitable.

 

Le courtisan tentait par ses manœuvres sans précédent de diner proche de François Hollande et peut-être espérer une réception par ce dernier tenant compte du caractère servile de son acte. Mais la moisson était maigre pour lui et sa suite. C’est la première stupidité son ambassadeur Emmanuel Bongopassi qui a sûrement soutenu le concept de bradage de la souveraineté de notre Nation en vu d’attitrer la bénédiction de la France sur la dictature de Bozizé.

 

D’ailleurs Bozizé oublie tout comme ses mentors que si François Hollande dédouane sa tyrannie, il sera contraint de le faire pour les autres Nations qui ont des dirigeants qui s’usent et moisissent aux commandes depuis des décennies. François Hollande serait loin de trahir ses engagements et les idéaux de gouvernance démocratique défendues par la France depuis belle lurette. C’est une tromperie criarde, si Bozizé croit que par le patronyme, François Hollande pourrait lui faire des exceptions dans les règles de la démocratie. Il doit savoir qu’ici, il n’est pas question de sentiment comme il a osé l’exprimer dans sa lettre de félicitation à François Hollande par son « cher ami ». C’est une amitié mal placée. Cette époque est révolue.


Le serment implicite de fidélité de Bozizé à la France et à François Hollande est donc un échec. D’ailleurs, Bozizé est devenu la risée au sein de la communauté internationale et son ambassadeur Emmanuel Bongopassi doit être ri au nez par ses collègues diplomates en France. Du jamais vu en cinquante une année d’Indépendance des anciennes colonies de la France même britanniques, hispanique, portugaises et bien d’autres sur la planète terre. Ce cuisant échec de la diplomatie vient s’ajouter celui qu’il endossé à Brazzaville à la 11ème Conférence de la Cémac.


Bozizé doit se figurer qu’en dépit de son vœu inexprimé de fidélité à la France et à François Hollande, il partira comme le défunt président André Kolingba (In Pace Requistat) aux élections de 1993 qui a vu l’accession de feu Président Ange Félix Patassé (Tibi Terra Levis) au pouvoir. Si ce sera par la force qu’il tentera de s’accrocher au pouvoir, qu’il se détrompe.

Sa place sera tranquillement à côté de Laurent Gbagbo, Jean Pierre Bemba et d’autres sanguinaires comme lui au quartier pénitentiaire de la Cour Pénale Internationale de la Haye.

 

Ce qui grossira son Chef d’accusation puisqu’il est aussi impliqué dans les dégâts matériels et humains commis par Jean Pierre Bemba Gombo en Centrafrique considérés de crime de guerre et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale. Il faut aussi noter qu’une enquête n’est pas encore ouverte sur les affres de sa rébellion sur la population dans le Nord du Pays sans oublier les exactions de son régime sur les citoyens centrafricains en passant le pillage en règle de la richesse du pays.


Bozizé fait de la RCA, un gouvernorat de la République Française comme le ridicule ne tue pas, mais il ne fait qu’engraisser son auteur. Mais ici, cette bouffonnerie n’est pas grasse pour l’engraisser. Il est temps de faire votre valise et penser à la rééducation de vos progénitures éparpillées qui brillent dans la délinquance. On comprend que vous avez échoué partout.


 « Il faut donc savoir quitter les bonnes choses avant qu’elles ne vous quittent » a dit le sage.

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion