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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 00:59

 

 

banderole-GJPC-4.JPG

 

Charles-Ble-Goude.jpg

 

               Charles Blé Goudé

 

 

Comme le montre la photo de la banderole, il s’est donc tenu à Bangui le 26 juin dernier le premier congrès constitutif du Groupe des Jeunes Patriotes Centrafricains (GJPC). Inutile de se poser la question de savoir qui en est le principal parrain ou bénéficiaire. C’est naturellement Bozizé soi-même à qui certains individus de sa clique en mal d’argent parviennent à vendre de telles chimères à l’instar de l’association « Bozizé doit rester » (BDR) qui a été montée de toutes pièces par Claude Richard Gouandjia pour brasser du vent et servir de prétexte pour pomper l’argent du trésor national.

Face à l’incertitude et en proie au doute grandissant quant à son avenir électoral et par conséquent sa longévité au pouvoir, Bozizé, tel un prestidigitateur, est amené à tenter n’importe quoi pour essayer d’illusionner ses compatriotes électeurs pour qu’ils puissent voter pour lui le moment venu. Il avait déjà commencé à sortir son matériel de campagne électoral entre temps stocké (pick-up 4x4, motos, vélos, affiches et autres gadgets) convaincu qu’il était que le scrutin aurait bien lieu le 16 mai dernier mais mal lui en a pris.

Contraint malgré lui de reporter ces élections du 16 mai, il lui a fallu trouver le moyen de tordre le cou à la Constitution pour faire proroger son mandat pour une durée indéterminée. Depuis le 11 juin date d’expiration de son mandat constitutionnel, il ne sait plus ce que peut lui réserver le lendemain. Il voit des complots contre lui partout. Il a peur pour sa vie et se barricade de plus en plus en recevant que très peu de gens sinon quelques très proches de son clan. C’est un de ses fils qui filtre quotidiennement ceux qu’il doit recevoir en audience. Souvent certains de ses proches collaborateurs ont même la désagréable surprise d’être éconduit sans le moindre scrupule.    

Pour en revenir au GJPC, on se souviendra qu'à l'occasion de la célébration du 15 mars 2010, septième anniversaire son putsch, Bozizé avait demandé aux "patriotes" de se tenir prêts car il allait les appeler bientôt. C'est ce projet sur lequel il était resté alors vague qu'il réalise maintenant avec l’aide des mêmes, ses fidèles nervis comme son fils Francis, Sylvain Ndoutingaye, Guénébem (Président de la Jeunesse KNK) et Elie Ouéfio. Voulant s’installer désormais au pouvoir dans la durée, Bozizé s’inspire et veut prendre modèle sur l’exemple de la situation en Côte d’Ivoire qui court depuis cinq ans derrière ses élections.

Il se prend pour le Laurent Gbagbo centrafricain mais n’est pas Laurent Gbagbo qui veut. Bozizé qui est plutôt un soudard n’a ni le bagage intellectuel ni l’envergure de Laurent Gbagbo. En outre, le contexte centrafricain a ses particularités et spécificités qui sont loin de correspondre à la situation en Côte d’Ivoire. Or, voulant à tout prix mimer Laurent Gbagbo, Bozizé veut aussi disposer de ses « jeunes patriotes » comme le président ivoirien et son parti politique le FPI à l’exemple de ceux qui sont regroupés au sein du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP) dirigé par Charles Blé Goudé.

Connaissant Bozizé et les gens de son clan, il s’agit de mettre en place une structure avec des "jeunes patriotes" qui sont en fait de petits activistes Gbayas manipulés de certains quartiers tels que Boy-Rabe, Fouh et Gobongo et autres quartiers Nord de Bangui pour semer la terreur et pratiquer un totalitarisme brouillon avec un doigt de fascisme tropical. Bozizé en rêvait depuis, il tente de le réaliser maintenant.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique