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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 04:24

 

 

 

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La RCA vers un nouveau programme avec le FMI

Radio Ndéké Luka Mardi, 07 Février 2012 14:06

Le gouvernement centrafricain entend « Assainir les finances publiques à tous les niveaux et poursuivre des échanges avec le Fonds Monétaire International (FMI) en vue de conclure un nouveau programme de coopération monétaire ».

Ces objectifs ont été dévoilés le lundi 6 février 2012, lors d’une conférence débat radiotélévisée animée par le ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement Firmin Féïndiro.

Le membre du gouvernement a tout de même reconnu qu’il n’est pas superflu de préciser qu’en l’absence d’un programme avec le FMI, la République Centrafricaine connait un réel risque de désengagement des partenaires techniques et financiers, qui se traduirait par la suspension des appuis budgétaires pour la réalisation des projets de développement et la mise en veilleuse des projets financiers sur appuis extérieurs. Le retard dans la mise en œuvre du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP II) et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (PMD) en est un exemple.

Il a poursuivi que dans l’optique d’une relance économique en vue d’assurer une croissance durable et une bonne gestion des finances publiques, « le gouvernement a pris des mesures énergétiques sur plusieurs axes à savoir : La finalisation du DSRP II comme cadre global d’intervention du gouvernement, l’adoption d’un plan opérationnel 2012 du programme de réformes globales des finances publiques ».

D’après Firmin Féïndiro, d’autres mesures seront consacrées à « l’organisation des Etats Généraux des finances publiques, la réglementation et la régulation des dépenses budgétaires 2010 et 2011, la mise sur pied du comité de suivi et de la gestion budgétaire, la mise en place d’un compte unique du Trésor à travers les instructions présidentielles de 2011. La mise en place du comité spécial de surveillance et de redressement des entreprises et offices publics, la redynamisation du Trésor Public et les autres règles de comptabilités publiques ».

Ces  mesures sont intervenues après le denier conseil du Fond Monétaire International tenu à Washington dans l’optique de veiller à la transparence des recettes de l’état, notamment la  bonne gestion qui encourage les bailleurs d’appuyer financièrement le pays.

Il faut dire que des voix s’élèvent déjà après la suspension en janvier dernier par le président centrafricain François Bozizé, des Conseils d’Administration des entreprises et offices publics. Certains agents de ces sociétés d’Etat rencontrés sous couvert d’anonymat ont dénoncé la lenteur accusée désormais dans la gestion des affaires courantes. Car, ont-ils indiqué, il faut attendre toute décision de décaissement des fonds au sortir de la réunion de trésorerie présidée tous les jeudis par François Bozizé.

 

NDLR : Si Bozizé, Findiro et Ndoutingaï croient que le gouvernement centrafricain conclura bientôt un programme avec le FMI grâce aux prétendues mesures d’assainissement des finances publiques qu’ils Bozizé viennent de prendre à savoir, la domiciliation de toutes les recettes de l’Etat sur le compte du trésor à la BEAC et la création du Conseil spécial de redressement des finances publiques ainsi que la tenue des état-généraux des finances publiques, il est fortement à craindre que ce ne soit que de la fuite en avant et que leur déception risque d’être grande.

Le FMI est habitué à leur discours mielleux mais creux et sans lendemain et ne se fera pas prendre dans leur piège. Tant que le FMI ne verra pas clair dans la chaîne de leurs dépenses et qu’il continueront à ne se moquer de la loi des finances, à lui cacher çà et là l’argent qu’ils prennent par-ci par-là comme les 29,5 millions de dollars $ empruntés secrètement en Inde et dont on ne sait ce qui en a été fait ainsi que le bonus de 8 millions de dollars $ versés par AURAFRIQUE, ils attendrons encore un peu avant toute  conclusion de quelque programme  que ce soit avec cette institution.

Par ailleurs, selon des informations dignes de foi, Bozizé et Ndoutingaï chercheraient parallèlement à obtenir la somme de 100 millions de dollars $ afin de pouvoir assurer le  versement régulier des salaires des fonctionnaires à terme échu sur au moins une année, de façon à s’affranchir de l’encombrante tutelle et des conditionnalités du FMI. Pour eux, les Centrafricains sont si dociles et bêtes que s’ils ne connaissent pas d’arriérés dans le paiement des salaires, ils n’auraient rien à craindre d’eux et pourraient rester au pouvoir autant qu’ils le voudraient. C’est la principale motivation des récents  déplacements fin 2011de Bozizé au Qatar, au Nigéria et en Guinée Equatoriale mais il a fait chou blanc. On prête à leur clan l’intention de reprendre langue avec le président vénézuélien Hugo Chavez chez qui Ndoutingaï pourrait bientôt se rendre.

Les choses sont de surcroît d’autant plus compliquées pour eux que Ndoutingaï ne peut pas mettre pied à Washington où se trouve le siège du FMI. Dans la vie, il faut faire beaucoup attention et ne pas prendre des vessies pour des lanternes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique